Délocalisation du siège de la Cemac : réplique de l’homme de rue après la décision d’Idriss-Deby.

La RCA ne serait-elle pas en train de perdre définitivement le siège de la Commission de la CEMAC ? En tout cas, les réalités le prouvent, Idriss-Deby boude la Centrafrique. Dans ces conditions, la population attend la riposte énergique de la part des autorités. Mais difficile de faire confiance en cette diplomatie trop passive.

Difficile de cacher ce rat-le bol. 19 février 2018. Le Président Tchadien a enfoncé le clou dans la plaie. Idriss-Deby est encore allé à l’encontre des intérêts Centrafricains. La décision boomerang  qui consiste à délocaliser le siège de la Commission de la CEMAC, de Bangui pour la Guinée Equatoriale, continue de faire mouche dans la rue de la Capitale Centrafricaine. Pourquoi le Président Idriss-Deby a autant de frustration, de mépris envers la Centrafrique ? Se demande un échantillon représentatif de la société, hostile à cette décision arbitraire, illégitime, qualifiée d’ailleurs de conspiration par des Universitaires.

A y voir de près, et contrairement à ceux qui mettent en avant-garde les problèmes de l’insécurité ou d’infrastructures d’accueils inappropriées, il faut comprendre que c’est un jeu d’intérêt. Où la géopolitique devient un couteau à double tranchant.

En ce début  d’année 2018, le Tchad fait partie des pays soupçonné d’être de mèche avec les auteurs de putsch manqué, contre le régime Equato-Guinéen. D’aucuns disent qu’ Idriss-Deby veut redorer le blason, auprès de son homologue, le Président Obiang-Nguema, en jouant à ce jeu mesquin. La population, irritée, ne veut pas rester muette. De pareille décision ternie davantage, l’image du pays. Faut-il encore que le Gouvernement traîne en longueur, toujours en position de faiblesse, alors que la riposte doit être immédiate.

En cas de délocalisation de la Commission de la CEMAC, la RCA va payer le prix lourd. Qu’on se le dit franchement. Non seulement le personnel qui jouit d’un statut local sera en chômage. Mais cela va entrainer une chute vertigineuse de l’économie Centrafricaine. Parce que  la CEMAC injecte 800 millions de FCFA, tous les mois dans la caisse de l’Etat. Le calcul annuel donne un chiffre impressionnant : 12 milliards FCFA. Avec notamment des indemnités et autres taxes que l’Etat prélève aux personnels de la CEMAC  en terme d’impôt. Ce qui n’est pas rien pour un pays comme la RCA. En plus, il faut comprendre qu’avec cette décision, le pays s’isole sur le plan diplomatique de la sous-région. Car parmi tous les organes et les institutions de la CEMAC ou de la CEEAC, aucun siège n’est fixé sur le territoire Centrafricain.

Raison pour laquelle, les Banguisois, effervescents, attendent voir l’efficacité diplomatique. Les autorités, en particulier, le Ministre des Affaires Étrangères et les Commissaires Centrafricains de la CEMAC, doivent saisir cette affaire à bras le corps.

En cas de nécessité saisir la Cour de Justice de la CEMAC, afin de balayer  d’un revers de main cette décision arbitraire et illégitime.

La RCA est menacée de toute part. L’Etat doit en prendre conscience.

                                                                                      Steve Rolf Domia leu Bohoula        

 




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