Démêlé des ressortissants sénégalais: la justice centrafricaine se salit toujours les mains

Kangbi-ndara.info/ Une affaire de détournement de fonds au sein d’une association des ressortissants sénégalais en Centrafrique endommage davantage la toge des diseurs de droit en Centrafrique.

Tribunal-de-Grande-Instance-de-BanguiUn ressortissant sénégalais nommé Demba Diaw est accusé de retrait bancaire non autorisé et d’usage frauduleux des fonds de l’Association des Sénégalais de Centrafrique (ASC) dont le président est Ousman Bokoum. Pour y parvenir, sieur Demba Diaw s’en est procuré illégalement de tous les documents nécessaires de cette association. Il s’en sert régulièrement. Un autre sénégalais du nom d’Amadou Sane est au parfum de ce que fait son compatriote Demba Diaw. Sachant qu’il ne peut procéder comme Diaw pour se faire du fric au nom de l’association, Sane demande alors à Diaw de lui faire un prêt de 2 millions de FCFA. Diaw ne bronche pas. Sane explose l‘affaire en déposant plainte contre Diaw à l’Office central de répression du banditisme (OCRB). Le mis en cause se fait arrêter à l’OCRB. Il avait par devers lui une somme de 750.000 francs CFA. Connaissant le faible de la police centrafricain, Diaw met une bonne partie de cette somme en jeu et fini par obtenir sa mise en liberté quelques heures après. Informé de la situation et de la rapide libération de Diaw, le ministre centrafricain de la Sécurité Publique, Jean Serge Bokassa exige à l’instance suprême de l’OCRB la stricte application du droit dans cette affaire. L’OCRB de mettre à jour la lanterne de Jean Serge Bokassa qu’il n’a de compte à rendre qu’au président de la république. Suffoqué, le ministre Bokassa se retire de l’affaire. Le président de l’ASC Ousman Bokoum dépose alors plainte au près du parquet de Bangui. Le procureur réclame une déposition de tous les membres de l’ASC. Dès que les membres se sont pointés pour les dépositions, ils ont été aussitôt mis aux arrêts le 22 juillet dernier sur instruction du procureur. Amadou Sane qui dénonçait Demba Diaw au départ s’était retrouvé en lieu et place de Diaw à l’OCRB. Il avait fallu des tractations multiples pour obtenir le 31 juillet dernier la libération de Sane et des autres membres de l’ASC.

Une fois de plus, la justice centrafricaine fait parler d’elle de manière péjorative dans une affaire à consonance pécuniaire.

Johnny Yannick Nalimo

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