Démenti : Lamido Issa Bi Amadou remonte les bretelles à Bida Koyagbele

IMG_20150702_144048Mon cousin pascal, d’où tires-tu tes informations ? Depuis ton exil doré d’Afrique du Sud, tu pointe un doigt accusateur sur tes compatriotes qui se  battent nuits et jours pour la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale entre les communautés composantes de la population centrafricain.

Tes accusations sont monstrueuses, graves et inacceptables !

Tu nous accuse d’amener les BOKO HARAM en Centrafrique  pour venger les musulmans? Tu nous accuse d’envoyer nos enfants en Syrie, pour apprendre le djihâd auprès de l’Etat islamique ?

Connais-tu réellement les cibles et le mode opératoire habituel de Boko Haram ?

Je pense que la réponse est non !

Je t’informe que BOKO HARAM signifie l’Ecole Interdite ; l’éducation occidentale interdite.

Je t’informe aussi que je suis un des premiers fils des peulhs de Centrafrique à embrasser l’école occidentale et je suis aussi issu de la famille  du premier chef traditionnel peulh de Centrafrique LAMIDO IDJE BI BABAYE qui a favorisé l’installation d’un islam modéré en milieu peulh dans ce pays.

En plus, Il a été un des premiers Musulmans Centrafricains à se marier avec une fille issue de la famille Chrétienne, notamment la famille YAKOMA dont tu es issu. C’est un grand panafricaniste et partisan du brassage ethnique et culturel en Centrafrique.

Par conséquent moi, qui hérite aujourd’hui son trône, je ne peux pas faire autrement et je ne peux en aucun cas un être extrémiste religieux ou un radical ; tous les centrafricains qui me connaissent à l’école, à l’université, dans la vie professionnelle seront mes meilleurs témoins devant le peuple et devant l’histoire.

PASCAL Tu es l’un de mes cousins parce que la femme que mon grand-père Lamido IDJE avait épousée est une BIDA dont tu hérite aujourd’hui le nom.

Je te mets en garde car tu es entrain de porter atteinte à l’honneur et la réputation de ta propre famille.

Mais, Je te mets en défit de donner des preuves de tes accusations  devant la justice car mon avocat déposera une plainte contre toi à la sortie de cette salle.

Je t’informe que je suis un musulman pratiquant modéré !

Comme moi, tous les musulmans modérés de Centrafrique sont contre la doctrine extrémiste et radicale des Bokoharam et de l’Etat islamique qui n’épargne personne. D’ailleurs les mosquées et les musulmans modérés constituent les premières cibles de ces extrémistes. Aucun musulman centrafricain ne peut constituer la voie d’entrer de ces sectes religieux en République centrafricaine.

Je t’informe que, malgré les menaces dont j’ai fait l’objet directement ou indirectement je suis resté à Bangui durant toute la période de crise que notre pays a connu. J’ai refusé de me constituer refugie parce que j’estime que j’ai mon rôle à jouer pour le retour de la paix en Centrafrique ; j’ai mon rôle à jouer dans le processus  de la transition, dans la réconciliation nationale.

Je te renvoie à mes récentes déclarations devant la presse centrafricaine pour te prouver que tu te trompes car mon combat est clair et connu de tous ; mon combat s’inscrit totalement dans un cadre démocratique et républicain. Je n’ai jamais cessez de près ou de loin à lancer des appels patriotiques à mes compatriotes en général et aux peulhs en particulier pour qu’ils renoncent à la violence, pour qu’ils s’engagent dans la voie de la réconciliation, du pardon et du vivre ensemble.

Je n’ai jamais cessé non plus à attirer l’attention de la communauté nationale  et internationale, notamment le Gouvernement et les Nations unies sur la nécessité de protection de la minorité peulh vulnérable et ciblée par tous les groupes armés à cause de leurs richesses constituées de leurs bétails.

Je n’ai jamais cessé et je ne cesserai jamais à dire non à l’exclusion et à la marginalisation des minorités pendant et après la transition en cours ;

Je ne cesserai jamais à dire : Plus jamais ça !

Plus jamais la minorité peulh pourchassée et massacrée en République centrafricaine ; plus jamais les éleveurs peulhs obligés à l’exile, aux déplacements forcés et à l’abandon de leurs troupeaux aux massacres des groupes armés ; plus jamais les jeunes peulhs enrôlés de force et utilisés comme de chairs à canot par les groupes armés.

Cela est contraire à nos valeurs morales ! Et nous disons : plus jamais ça !

Les Peulhs centrafricains doivent désormais s’inscrire résolument dans le cadre des principes républicains en se démarquant de toute entreprise criminelle qui fragilise les fondements de la Nation centrafricaine, Unie et Indivisible.

Je porte donc solennellement un démenti formel et catégorique aux allégations de monsieur BIDA KOYAGBELE qui relève de l’intoxication visant à créer des troubles à l’ordre public.

La justice sera saisie et le peuple Centrafrique sera édifié.

 

Je vous remercie.

 

Lamido ISSA BI AMADOU