Retournement de situation : le Vice-président du CNT a vu des Antibalaka désarmer des éléments de la Minusca

Onanga« Ce qui m'inquiète, c'est plutôt de voir que des bandits désarment les gens censés nous protéger », déclarait Léa Mboua-Doumta, Vice-présidente du Conseil National de Transition (CNT), enlevée le dimanche durant deux heures par des antibalaka alors qu'elle revenait d'un enterrement. 

Quand on leur demande de mettre en application le mandat pour lequel ils sont arrivés en Centrafrique, ils répondent par des subterfuges -genres "mesures de confiance, pré-DDR, DDRR" et que savions-nous encore.

Ils ont tardé à faire acte de détermination dans le désarmement forcé des miliciens qui écument le territoire centrafricain au point que leurs présences dérangent même la tranquillité des gens. 

Ils ont tellement peur de mourir qu'ils ont abandonné le territoire centrafricain à la merci des miliciens qui, même dans la Capitale ont justement remis en cause leur puissance, les défiant même dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui.

Ils craignent beaucoup plus pour leurs propres vies que celles des populations qu'ils sont censées défendre. Hélas! 

C'est certes du nouveau dans la mise en œuvre du mandat de la Minusca en Centrafrique. Ce qui n'était pas envisageable l'est aujourd'hui. Et toute honte bue, la Minusca ne peut que se contenter de dénoncer comme à son habitude. " Les auteurs de tels agissements doivent être identifiés, arrêtés et traduits devant les tribunaux selon la loi nationale ou internationale en vigueur… car de telles attaques sont susceptibles de constituer des crimes de guerre en vertu des conventions internationales ", a affirmé la Minusca à Bangui. 

Question simple : qui doit les identifier, procéder à leur arrestation et les traduire devant la justice ?  Et comment appelle-t-on alors les crimes qui sont commis par les milices contre des populations innocentes et sans armes dans la Capitale ou dans les provinces au su et au vu des forces internationales ? Quand ça touche la Minusca, ça devient alors crimes de guerre mais quand ça touche le peuple pour lequel ils gagnent des millions de Fcfa mensuel,  ça s'appelle quoi ? Questionnement légitime d'un centrafricain lambda.
Rappel


Dimanche, faut-il le rappeler, 7 soldats de la composante police de la Minusca en route vers Bangui ont été humiliés par des hommes armés assimilés aux Antibalaka. Le récit des faits fait quelque peu sourire quand on sait que les forces de la Minusca – avec toute la logistique militaire qui les accompagne dans leurs déplacements dans les villes de l'intérieur, a été mise à nue.

« Pendant qu'on était en pourparlers, les éléments des anti-balaka sont venus signaler à leur chef qu'il y avait un véhicule des Casques bleus qui arrivaient. Alors tout de suite ils nous ont laissés et après on a entendu des coups de feu et nous avons vu le véhicule. Ils ont pris le chauffeur du véhicule, un véhicule UN. Il est rentré dans la brousse sous les menaces des anti-balaka. Ils ont fait descendre les Casques bleus, ils les ont désarmés. Quelque temps après nous avons vu les Casques bleus, ils n'avaient plus les casques sur la route. Quelques temps après, c'est un anti-balaka qui a mis le casque sur la tête et qui se pavanait avec », a déclaré Mboua-Doumta. Cela fait sourire n'est-ce pas ? Comment peut-on qualifier cela si ce n'est une humiliation ? On ne fait que nous interroger. 


Normal puisque la Minusca est incapable de désarmer les milices, l'effet contraire s'est produit: des milices qui désarment et dépouillent une force internationale. En tout cas, c'est sans commentaires…

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