Détecteur automatique de troubles sécuritaires : les hélicoptères de la Sangaris ne trompent pas

Kangbi-ndara.info / Les Banguissois se rendent de plus en plus compte que la présence persistante des hélicoptères des forces françaises de la mission Sangaris  indiquent dans les heures qui suivent un ou des incidents dans la capitale.

kkkkQuand les nuages se forment dans le ciel, l’on se dit sans doute qu’il va pleuvoir. Telle est la présence des hélicoptères des forces françaises de la mission Sangaris dans le ciel de la capitale Bangui.

D’après nos informations, il est beaucoup facile pour de nombreux Banguissois de comprendre comment ce mécanisme automatique se déclenche car pour beaucoup, plusieurs troubles sécuritaires retardant le retour de la sécurité à Bangui semblent être connus d’avance par la Sangaris qui, souvent, laisse produire les évènements pour après jouer aux pompiers pyromanes.

Guy, un des éléments de Mazimbélé, chef de guerre de la milice anti-balaka assassiné le 30 septembre 2015 dans l’attaque de la Direction de la Gendarmerie nationale, est de cet avis. Il révèle que dans la nuit du 25 au 26 septembre 2015, un hélicoptère de la Sangaris a, plusieurs fois,  survolé nuitamment la résidence de leur chef pendant des heures avant qu’ils n’apprennent dans la matinée la nouvelle de l’assassinat crapuleux du jeune Amine Bachir, qui d’après nos dernières informations ne serait pas conducteur de moto-taxi comme divulgué çà et là et dont la vraie identité ne vient d’être connue des autorités centrafricaines que le 6 octobre 2015.

Il n’y a pas de doutes « Ce sont des hélicoptères traitres », disent la quasi-totalité des personnes interrogées cette semaine dans différents arrondissements de Bangui par Kangbi-ndara.

Accusée à tort ou raison, ce qui est une évidence à Bangui d’après la population centrafricaine : la force Sangaris y est pour beaucoup dans les incidents meurtriers qui ouvrent des failles d’insécurité dans la capitale centrafricaine et certaines des villes de provinces.

Les réactions des Autorités militaires françaises et des Autorités de la transition en Centrafrique sur le sentiment anti-français grandissant en République centrafricaine se font bigrement attendre.

Jynali

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