Détention abusive : un lieutenant des FACA agonisant observe une grève de faim au Cameroun

Kangbi-ndara.info/ Il est à son dixième jours de grève de faim ce mercredi 25 octobre 2017. Placé en un lieu secret de détention au Cameroun depuis le 18 janvier 2014, Steve Yambété souhait plus que tout son extradition en Centrafrique afin d’être jugé dans son pays. Pour cela il a cessé de manger jusqu’à nouvel ordre

« Il veut rentrer pour être jugé dans son pays. Il ne mange pas et c’est inquiétant. Il souffre sérieusement et les conditions de détention sont très critiques. Enchaîné dans sa cellule, votre compatriote ne connait pas le bain de soleil depuis plus d’un an. Il est méconnaissable et traité d’égal aux criminels de la secte islamique Boko Haram. Vos autorités doivent agir pour le sortir de là », témoignage livré à Kangbi-ndara par une autorité policière camerounaise.

Selon la source sus évoquée, c’est vraiment difficile de comprendre les faits que les autorités camerounaises et centrafricaines lui reprochent. L’Etat centrafricain verrait la question Yammbété avec désintérêt.

« Tantôt on dit qu’il a braqué mes frères camerounais, tantôt il est chef des mercenaires centrafricains et qu’il serait l’instigateur d’une tentative de déstabilisation de la transition de Michel Djotodja. Djotodja est parti pourquoi le gardé chez nous. Le Cameroun se prépare aux élections futures donc il est encore temps que l’Etat centrafricain obtienne sa libération ou son extradition. Ils étaient deux l’autre est libéré pourquoi pas lui ? », poursuit ce même policier camerounais.

D’après d’autres sources policières au Cameroun, Steve Yambété serait le prisonnier de la France au Cameroun. La France lui attribuerait la responsabilité de leur emblème (drapeau) brulé à Bangui en 2012 lors d’une manifestation organisée quelques mois avant la chute du régime de Bozizé. Un chapeau que lui auraient fait porter quelques cadres antibalaka pour bénéficier de la protection française en Centrafrique.

En effet, Yambété et le chef rebelle Abdoulaye Miskine étaient mis aux arrêts pour les mêmes motifs. Le troisième larron qui a échappé belle aux forces de sécurité camerounaise était Lévi Yakette qui décède une année plus tard dans un accident de circulation. Un accident que l’opinion nationale greffe aux accusations portées par la France contre Yambété et Yakette.

Bénéficiant des lobbyings centrafricano-congolais  et polono-camerounais de haut niveau, le 26 novembre 2015, Abdoulaye Miskine du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) était libéré en échange de la libération d’un prête polonais Mateusz Dziedzic et de 26 otages, dont 15 camerounais, qui étaient détenus dans l’ouest de la Centrafrique.

Pourquoi Steve Yambété n’est-il pas traduit en justice ? Qu’explique l’indifférence des autorités centrafricaines ? Si chef de criminels la Cour Pénale Spéciale qui siègera à Bangui n’est-elle pas compétente pour juger Steve Yambété pour les faits qui pèsent sur lui ? L’Etat centrafricain se donnera-t-il encore le luxe d’assouvir l’insatiable faim et soif des ses prétendus amis ? L’humanité du Président Faustin Archange Touadera le poussera à examiner l’affaire Steve Yambété pour témoigner son rôle protecteur de son peuple ?

Kangbi-ndara

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