Dissolution du Gouvernement : Mahamat Kamoun reste indétrônable malgré tout

Kangbi-ndara.info / Triste nouvelle pour ceux qui veulent voir partir Mahamat Kamoun de la Primature centrafricaine. En dépit de la montagne que représentent ses tares professionnelles la marque Kamoun s’impose tout le long de cette transition.

Mahamat KamounSoupçonné en douceur d’une tentative de coup de coup d’Etat suite aux évènements déplorés sur l’ensemble du territoire national, certains attendent que la roue tourne dans le sens contraire pour Mahamat Kamoun en raison de sa paresse à évacuer les parafeurs débordants son bureau ou de ses affinités avec douteuses avec certaines personnalités jugées belliqueuses par les Centrafricains en occurrences l’ex-chef rebelle de la Séléka et ancien président de la transition Michel Djotodia.

De nos sources dignes de foi, pendant les derniers incidents meurtriers à Bangui, Michel Djotodia se serait servi du téléphone portable de Kamoun pour joindre Abdoulaye Hissen, ancien chef rebelle et ex-ministre de la Jeunesse et des Sports retranchés au quartier musulman du Km5.Hissen a plusieurs fois été cité en tête de liste de ceux qui voulait prendre d’assaut la résidence du ministre d’Etat Abdou Karim Meckassoua. Le Premier ministre Kamoun hier vomit par l’ex-Séléka penserait que c’est en courtisant ces derniers qu’il pourrait se racheter mais le bruit des timbales fait fausse note.

Parc contre, certains témoignages recueillis par Kangbi-ndara ont été très favorables au PM Kamoun qui se distingue par une qualité : anti-tribaliste. «  Ce Monsieur n’est pas tribaliste, la primature est envahie par des Yakomas et non des Goulas. Sur les 44 personnes récemment nommées par arrêté ministériel, une vingtaine est Yakoma. Seul le chef de cabinet du PM est Goulas » témoigne un conseiller à la primature de l’ethnie Yakoma. « Kamoun n’est pas tribaliste et c’est un garçon qui n’aime pas les histoires de religion car il avait refusé de e prononcer au micro d’un journaliste centrafricain le jour de la dernière tabaski. C’est le Dircab Nzessiwé qui prône le tribalisme et non Kamoun  », confirme un haut cadre à la Primature.

Même si la présidente Cathy Samba-Panza voudrait faire noyer son très « félicité » pour sa naïveté perceptible, Kamoun ne flottera pas si la stratégie de la transition consiste à réserver le poste du Premier à musulman. Face aux autres personnalités musulmanes introduites dans le gouvernement ou à la présidence de la République, Mama Cathy ne porterait son choix sur aucun puisse que Kamoun est malléable et moins offensif qu’un Kadre ou un Djono Aba voir un Tahib.

Ainsi, pour ses défauts et la stratégie politique transitoire, Kamoun restera indétrônable. Que l’histoire en dise le contraire !

Johnny Yannick Nalimo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Comments

comments




Laisser un commentaire