Du rififi à la Cour Constitutionnelle : Danielle Darlan fait parler d’elle

Kangbi-ndara.info/ Comme on le dit souvent tout ce qui se passe dans les ténèbres finira par sortir un jour. Le rôle joué par la Dame Danielle Darlan dans tous les régimes de notre pays mérite d’être connu par les centrafricains.

Issue d’une famille noble Mme Darlan a commencé à avoir des ambitions dès son jeune âge et n’a jamais hésitée d’utiliser son charme pour progresser et atteindre ses objectifs. Déjà élève au Lycée Marie-Jeanne Caron elle attira les yeux du Président à vie Jean-Bedel Bokassa qui en fit une maîtresse et lui octroya une bourse spéciale pour des études de droit à Aix en Provence en France. N’eut été Catherine Bokassa son ambition n’aura aboutie.

Déçue elle rentrera au pays à la chute de Bokassa. Elle épousera au passage Dr Limbassa de qui elle a eu trois enfants. Mais des 1980 elle sera sous le charme de Constant Ngougnogbia son collègue enseignant à l’université. Leur aventure entraînera le divorce de Mr Ngougnonbgia et Mme Gaudeuille qui était en plus sa copine et parente. Enseignante reconnue par ses pairs. Mais dès l’arrivée de Kolingba au Pouvoir en 1981 elle opta pour faire ouvertement de la politique et s’engagea dans le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) où elle gravit les échelons à une vitesse sans commune mesure. Elle devient contre toute attente trésorière générale du RDC et se tape au passage quelques membres du comité directeur Ngoki, Wilibiro, Nguerekata et bien d’autres avant de finir dans les bras de Kolingba qui la nommera en plus chargée de mission à la présidence avec rang et prérogatives d’Ambassadeur. Mais elle a sentie que le vent commence à tourné contre Kolingba elle n’a pas hésité à quitter le navire avec fracas par une démission spectaculaire traitant Kolingba de tous les noms d’oiseaux. Nzinssiwe, Mabingi, et maître Panda etc… se souviendront de cette période. Dès l’élection du Président Ange Félix Patasse la voilà au coup de Jean-Jacques Demafouth homme puissant du régime. Elle en profita pour devenir Avocat au Barreau de Bangui avec au passage un mariage avec le sieur Demafouth dont tout le monde connait. Le régime Patasse lui sera profitable puisqu’elle passera au grade de professeur à l’université par décret et non par la voie du CAMES. Dès la fin du régime Patasse elle s’éclipsera un moment pour revenir en 2009 où on la voit suivre Demafouth dans les bases de l’APRD. Elle reprendra son poste d’enseignante à l’université en s’appuyant sur un de ses anciens pompiers Wilibiro pour être Recteur de l’Université. Le Président François Bozize sentant un coup, rejette sa demande pour choisir Mme Koyt Debalet. Furieuse elle décida d’en découdre avec le régime bozize. C’est ainsi qu’elle s’approchera du FARE 2011. L’on comprend aisément pourquoi elle sera parmi les premières personnes reçues par le Président de la Transition Michel Djotodia et participera à la rédaction des actes constitutionnels conférant le pouvoir à Djotodia. C’est de là qu’est née son ambition pour présider la Cour Constitutionnelle. Très vite elle convaincra les professeurs de la Faculté de Droit pour la désigner. Elle était soutenue par son amant Mboli Goumba, ministre d’Etat de la Seleka. Mais là où le bat blesse c’est qu’à l’époque elle se présentera contre Zacharie Ndouba un magistrat chevronné et rompu dans les affaires délicates. C’est grâce a l’intervention de Arnaud Djoubaye et du ministre de la Justice que Djotodia finira par accepter qu’elle ne soit pas présidente mais vice-présidente. Entre temps, elle abandonnera son mari de Demafouth sur le carreau au camp M’Poko où il s’était réfugié. Elle sera prorogée par la Seleka. Son domicile aux 36 villas sera la seule villa non visitée par la Seleka. Pour la protégern Djotodia installera une base dans la villa du général François Mobebou son voisin. Le général Mobebou a du prendre sa jambe au coup pour aller se réfugier au camp Mpoko. La villa de Mme Darlan aura en face d’elle la résidence du chef de cabinet particulier de Djotodia avec les des éléments de sécurité. C’est depuis cette villa que les Seleka lançaient les opérations de représailles sur Boy-rabe et Miskine. Jamais on n’a entendu cette dame critiquer ouvertement les atrocités commises par la Séléka. Depuis le départ de la Seleka elle s’est arrangée pour être dans tous les comités que les différents gouvernements mettent en place pour la révision de tous textes. Appuyée par ses petits pompiers au sein de la division politique de la Minusca, elle sera toujours cooptée par la Minusca au détriment des autres femmes juristes. Des femmes comme Mme Dejean première femme magistrate sortie de l’ENAM est mise aux oubliettes. Mme Balipou, Douzima, Pingama et bien d’autres sont systématiquement mises à l’écart et l’on comprend maintenant le pourquoi. Sous la Transition de Samba Panza elle a effectué plusieurs déplacements en compagnie de Mboli Goumba pour rencontrer Djotodia alors que ce dernier est sous le coup de mandat d’arrêt et de sanctions internationales. Plusieurs proches de Djotodia comme Sabine les ont vus. Ses visites au domicile de Mboli Goumba ne sont un secret pour personne. D’ailleurs l’intéressé ne s’en cache pas. Les masques sont tombés elle doit dire la vérité et choisir entre une activité politique et laisser le poste de président de la Cour constitutionnelle au compatriote intègre et non politisé. Il y a un mois elle a encore rencontré Djotodia au cours d’un séjour à Cotonou. Pourquoi nos autorités ne font-elles pas des enquêtes de moralité avant de nommer à des postes de responsabilité? Aujourd’hui il est clair que Mboli Goumba est inscrit dans une opposition contre le pouvoir alors qu’il est l’amant attitré de la présidente de la Cour Constitutionnelle. Tout ce qui est dit dans les réunions au sommet de l’état lui est rapporté. Quelle dignité peut avoir encore cette dame que l’on croyait respectable à cause de ses 65 ans et de sa brillante carrière de professeur mais qui contre toute attente préfère une instabilité familiale chronique avec un penchant immodéré pour les aventures tel un couguar. Qui a déjà tromper trompera, qui a déjà volé volera, qui a déjà trahi trahira. Que lui qui a des oreilles entendent.

À bon entendeur salut!

N. Pingama

 

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