Elections 2015: les jeunes de BIMBO II disent NIET aux candidatures aventurières

Kangbi-ndara.com / Cette fois, les jeunes centrafricains ont voulu voir les choses autrement. Qu’ils soient de la capitale comme des provinces, les futurs électeurs ont lancé un message fort aux candidats à la présidentielle comme aux législatives.

Maison-des-jeunes-de-BimboLes jeunes de DAMALA (situé dans la circonscription de BIMBO II) veulent eux aussi souscrire à ce principe: pas de candidatures aventurières pour les prochaines échéances à venir. Pourquoi un tel positionnement ?

Dans un sondage réalisé par la rédaction du journal Palmarès avec le soutien des responsables locaux (chefs de quartiers, chefs de groupes, leaders religieux…), 54% des jeunes de BIMBO II sont prêts à décevoir les candidats escrocs, ceux qui pensent encore que le Centrafricain ne voit que son ventre pendant les élections. Non, répond Isaac SEKIMA, un jeune leader de la localité.

 « Nous jeunes de BIMBO II, nous voulons rompre avec cette mauvaise habitude, nous voudrions un candidat qui, non seulement habite la localité (pour les législatives) et celui qui a au moins une propriété bâtie sur le sol centrafricain (pour la présidentielle).

Pour dire la jeunesse centrafricaine s’est enfin réveillée et qu’elle n’est pas prête à cautionner les SDF (sans domicile fixe). La politique du ventre a, non plus, sa place au sein de la jeunesse centrafricaine.

Cette prise de position des jeunes de BIMBO II vient tomber juste au moment où l’on sait que cette circonscription a subi beaucoup de revers venant de ceux qui prétendaient parler en leur nom à l’assemblée.

Au micro de Palmarès, une femme a même témoigné: « nous avions souffert au temps des séléka et on n’avait vu personne nous aider. Je voterai pour celui avec qui on avait pris les jambes au cou ensemble, celui ou celle avec qui on avait souffert sous les tentes des « leaders ».

Le tout pour dire que les jeunes centrafricains sont finalement conscients de leur avenir et qu’ils ne feront ni un choix trompeur, ni un choix à l’aveuglette.

Pétrus KOUSSALA