En Centrafrique, sur une ligne de front invisible

ARTICLE DE LE MONDE.FR / Une frontière invisible traverse la Républicaine centrafricaine. Aucune barrière ne la détermine, pas même une ficelle ne vient couper la piste couleur de brique mais, sur un axe nord-sud, le pays est coupé en deux. Les combattants de la Séléka, rejoints par bon nombre de musulmans chassés de la capitale ou de l’ouest, se sont réfugiés dans l’est de la RCA. Bambari, à 388 kilomètres au nord-est de Bangui, est la nouvelle base des ex-rebelles. La cohabitation entre communautés était réelle, mais la tension est subitement montée mercredi 21 mai après le passage de représentants de la communauté internationale et des autorités centrafricaines. Ceux-ci étaient venus signifier aux officiers de la Séléka que leurs troupes devaient être cantonnées et qu’il n’était pas question d’installer une administration parallèle. Pendant trois jours, les soldats français déployés sur place ont eu des accrochages avec les ex-rebelles et se sont retrouvés confrontés à des foules hostiles. Des milliers de chrétiens ont fui leur domicile par peur de représailles pour aller se serrer dans les églises de la ville. Dimanche, la situation a commencé à s’apaiser.




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