Encore un journaliste contraint à l’exil par le regime Seleka

Apres Johnny Yannick Nalimo Fondateur du journal en ligne Kangbi-ndara, Michel ouedane Wesse Kpamon, Directeur de publication du quotidien On dit quoi, aujourd’hui c’est au tour de Johnny Vianney Bissakonou journaliste-  blogueur, classé parmi les jeunes les plus influents de Centrafrique pendant l'année 2013 de quitter sur la pointe des pieds la RCA pour échapper à la folie meurtrière de la seleka.

La méthode seleka est bien connu, pendant que Michel Djotodja fait des déclarations conciliantes, de graves crimes sont commis par les mercenaires qui l’ont porté au pouvoir. Des crimes, viols, vols, pillages que Djotodja et le gouvernement centrafricain mettent sur le compte des éléments incontrôlés.

Le monde était indifférents  au drame que subissent les centrafricains depuis l’avènement de la Seleka, la coalition rebelle qui a prit le pouvoir en Centrafrique le 24 Mars 2013.  Il a fallu que des membres de la société civile, journalistes, activistes des droits de l’homme dénoncent jour et nuit à leurs risques et périls les multiples exactions : crimes de guerres, crimes contre l’humanité, viols, pillages perpétrés par la seleka sur la paisible population centrafricaine pour que la communauté internationale daigne enfin s’intéresser à la crise centrafricaine.

Parmi ceux-ci notre confrère Johnny Vianney Bissakonou, journaliste-blogueur, qui a toujours tenu une position impartiale dans ses articles sur la crise en Centrafrique ainsi que lors des multiples interviews accordées à des medias internationaux ou dans Mossekattiude l’une des émissions phares de radio Ndeke-luka qu’il animait jusqu’au mois de Juillet 2013.

Très actif et populaire sur les réseaux sociaux, ses pages  « twitter et facebook » sont devenus des plateformes d’échanges et un endroit où on peut trouver des informations fraîches sur la situation en Centrafrique.

Son engagement met très mal à l’aise le pouvoir de Bangui qui n’a pas hésité à exercer des menaces sur sa personne. Apres les appels anonymes, c’est un certain General Arda qui appelle Carrément notre confrère pour lui intimer l’ordre d’arrêter de ternir l’image du pays et de la seleka à-travers ses publications sinon il payerait avec sa peau.

C’est après l’assassinat du Magistrat Modeste Matineau Bria que des révélations sur l’existence d’une liste noire qui circule parmi la seleka, une liste des personnes qui, selon leur terme « diabolisent » la seleka…Sur cette liste figure entre-autre le Conseiller Gervais Lakosso, Le Directeur de publication du quotidien On dit quoi, le fondateur du journal en ligne « Kangbi Ndara », Johnny Yannick Nalimo qui a dejà prit la route de l’exil.

Aux dernières nouvelles notre confrère Johnny Vianney Bissakonou se trouverait à Douala au Cameroun, il affirme être plus utile à son pays en vie que mort. Connaissant les méthodes de la seleka qui n’hésite pas à sauter sur une occasion pour éliminer physiquement les empêcheurs de tourner rond. Johnny Vianney Bissakonou affirme qu’il reviendra à Bangui quand l’opération Sangaris en appui avec la MISCA aura sécurisé Bangui en désarmant et cantonnant tous les seleka.

 

Comments

comments




Laisser un commentaire