Etoile montante : Petit Eté, le prodige de la musique Centrafricaine

Kangbi ndara.info/ Artiste musicien de divertissement. Cette qualification suffirait à définir le personnage. Mais Petit Eté trois fois champions est plus que cela. Chanteur, compositeur et interprète, il a accompli une carrière fulgurante, qui a fait de lui, le meilleur artiste de l’année 2017, élu par la fondation Bamara. L’artiste s’est révélé au public entre 2010-2016, au sein de l’orchestre Sapéké Maison Mère de Losseba Ngoutiwa. Il crée en 2017 son propre orchestre  « La génération des mérités ». Ses chansons : Soutou, Ne dis jamais ça et Iki-Iki, rencontrent des succès et lui a permis de s’imposer sur la scène musicale nationale. Petit Eté est aujourd’hui adulé en Centrafrique, à cœur ouvert, le fils de Zeus s’est confié à notre rédaction.

Bonjour, que signifie Petit Eté ?

Bonjour. Jusque-là, beaucoup de personnes pensent qu’Eté est un surnom, alors que c’est mon prénom. Je suis artiste musicien, chanteur, chorégraphe de nationalité centrafricaine.

Avez-vous débuté tôt la musique pour en faire aujourd’hui une carrière ?

Disant que je suis né dans ce monde. Je suis tombé amoureux de la musique dès mon plus jeune âge, mais c’est en 2008 que j’ai réellement débuté la carrière professionnelle. Je ne sais pas faire autre chose que de la musique.

Hormis Sapéké Maison Mère, avez-vous conne un autre groupe avant ?

J’ai fait mon premier pas dans l’orchestre Dandara Champion avec KETCHOUNE le fils à Sarkozy. Ensuite j’ai été repêché par LOSSEBA NGOUTIWA dans l’orchestre SAPEKE Maison Mère. C’est dans ce groupe que j’ai pris mon envole pour devenir ce que je suis aujourd’hui.

Votre orchestre Génération des Mérités se porte-t-il à merveille ?

L’orchestre génération des mérités est sur ses pieds, au grand complet, avec des musiciens talentueux d’où le nom de l’orchestre. Mais on a un problème d’instruments. Comme on vient de se lancer dans le Game, je lance un vibrant appel aux personnes de bonnes fois de nous aider dans ce sens.

La music centrafricaine peine encore à s’imposer au-delà des frontières du pays. Pensez-vous faire la différence ?

Je vous remercie pour cette question pertinente. Dans tout ce qu’on fait, notre objectif de la plupart des artistes c’est de monter plus haut et d’aller plus loin. Il nous faut en Centrafrique imposer notre timbre au reste du monde comme bien d’autres le font ailleurs. Et cela ne peut se matérialiser que si tout le monde s’y met car vous êtes sans ignorer qu’en Centrafrique les musiciens se battent de leurs propres ailes et c’est lassant. Avec le temps, j’espère arriver à ce stade.

Y a-t-il un malaise relationnel entre vous et votre ancien leader Losseba Ngoutiwa comme le racontent certains ?

C’est vrai que les artistes ont des comportements bizarres les uns vis-à-vis des autres. Mais cela ne veut pas  dire qu’il y a la guerre entre nous. Losseba c’est mon ancien leader et j’ai beaucoup de respect pour ce grand artiste. Que les fanatiques arrêtent de nous mettre en confrontation. Il peut y avoir la concurrence entre nous mais notre job consiste à porter plus haut la musique centrafricaine.

Vous êtes élu meilleur artiste de l’année 2017 par la fondation Bamara. Quel était votre réaction ?

Oui je suis très ému. C’est ma première année d’indépendance mais j’ai déjà raflé plusieurs titres honorifiques dont le trophée Bamara. Quand on parle de trophée Bamara vous devrez comprendre qu’il faut être un Bamara (fauve) pour le remporter. Donc je vais toujours travailler dure pour aller de l’avant.

Croyez-vous à un deuxième sacre l’an prochain ?

Je sais que c’est un mode de compétition. Je suis parmi les baobabs mais ce n’est pas pour autant que je vais baisser les bras. Petit ETE fait confiance en ses œuvres. C’est toujours agréable de gagner de tel trophée. Mais si les membres de jury décident de l’attribuer à quelqu’un d’autre l’année prochaine, moi je ne vois pas de mal ça.

Un dernier mot.

J’invite tout le public Banguisois, de venir soutenir l’orchestre génération des mérités, chaque samedi au bar dancing balançoire, situé au quartier FOUH. C’est bien moi Petit ETE 3 fois champions, le Sofnapania, fils de Zeus, le maitre d’ambiance à Bangui.

 

Propos recueillis par Steve Rolf Domia leu Bohoula




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