Reprise de l’exploitation minière à Sosso-Nakombo: interview du Maire Albert Eustache Nakombo

Kangbi-ndara.info/Le chômage et la conjecture n’ont que trop duré pour la population de Sosso-Nakombo dont le couvert de l’impatience est atteint depuis quelques mois. Le départ brusqué, l’an dernier, des partenaires chinois exploitants l’or dans la localité a empêtré la circulation de monnaie. Le Maire de ladite ville, Albert Eustache Nakombo, confirme la reprise normale des activités minières dans la zone.

Kangbi-ndara (KN) : Albert Eustache Nakombo bonjour. L’effectif des éléments Forces armées centrafricaines (FACA) est renforcé récemment dans la ville. Qu’y a-t-il ?

Albert Eustache Nakombo (AEN) : Les nouveaux éléments des FACA arrivés à Sosso-Nakombo sont là en appui à leurs frères d’armes déjà détachés dans la ville depuis quelques mois pour la sécurisation des personnes et des biens. Sosso-Nakombo est dans la zone verte et joue un rôle non négligeable dans l’économie de notre pays. Sécuriser cette ville pour maintenir son rythme voir l’améliorer est l’une des priorités de notre Gouvernement. A notre demande, les autorités de Bangui ont répondu favorablement voilà pourquoi cette présence militaire est constatée aujourd’hui.

Nos forces armées sont dans la ville dans un premier temps pour sécuriser tout le monde, étrangers et nationaux. Aussi, ils sont là pour rassurer les partenaires de notre Etat qui exploitent les mines dans la zone et qui craignent pour leur sécurité en raison des évènements malheureux qui se sont produits ici il y a quelques mois et qui ont couté la vie d’un compatriote et de trois de nos partenaires.

KN : Donc les activités minières vont réellement reprendre à Sosso-Nakombo ?

AEN : C’est déjà un fait Monsieur le journaliste.  Nos partenaires chinois sont déjà sur place. Certains ont déjà repris les activités avec la Coopérative YOUASSOUM. D’autres chinois vont arriver cette semaine pour relancer les activités de la Coopérative CAMSONA. Le relancement officiel des exploitations sera fait d’ici peu en présence d’un représentant du Gouvernement.

KN : Le départ circonstancié des chinois a-t-il impacté sur la ville ?

AEN : Enormément. Vous savez, le retrait des chinois a eu des conséquences graves sur l’équilibre social des habitants de la ville entière. La population en a fait les frais avec la flambée des prix et le chômage brutal. Certains habitants ont quitté la ville pour s’installer ailleurs. La présence des chinois dans le cadre de partenariat avec les coopératives locales a permis d’embaucher de nombreux centrafricains à Sosso-Nakombo. Quand une personne travaille en Centrafrique c’est pour prendre en charge une chaine d’individus. Le retrait brutal des chinois a réduit considérablement la circulation de l’argent.

KN : Donc la population est favorable au retour des chinois malgré le récent malaise ?  

AEN : La population est entièrement favorable. On peut se référer à cette ignoble tragédie en raison du comportement de certains de nos compatriotes occasionnant la mort de quelques citoyens chinois. La communauté locale a fortement déploré cet acte qu’elle qualifie de banditisme. Ces gens répondront de leurs actes devant la justice de notre pays.

La population comme un seul homme a condamné l’animosité de nos compatriotes en adressant une lettre au Gouvernement chinois sous couvert de l’ambassade de Chine à Bangui. De telles pratiques n’honorent pas notre pays en quête de la stabilité, de la sécurité et du développement.

Un travail a été fait minutieusement avec l’ensemble de la population pour que tous ceux qui viennent nous aider à développer notre Sous-préfecture ne soient plus inquiétés. Tout le monde est d’accord, il suffit de vous rapprochez de la population pour vous en apercevoir.

KN : En dehors des chinois, d’autres étrangers exploitent également le sous-sol centrafricain ici ?    

AEN : Les chinois présents à Sosso-Nakombo travaillent en partenariat avec les coopératives locales, entre autres, COCARMI, YOUASSOUM et CAMSONA. Il en existe plusieurs mais certaines coopératives n’ont pas encore eu des partenaires.

A Sosso-Nakombo nous avons également des sociétés minières qui ont des partenaires autres que les chinois. A l’avenir, d’autres partenaires viendront appuyer les coopératives locales pour une exploitation fluide et organisée.

Les coopératives qui sont à Sosso-Nakombo répondent à la politique du Gouvernement d’organiser le secteur pour mieux contrôler la production des mines. Aujourd’hui on assiste à Sosso-Nakombo à une production semi-mécanisée. La semi-mécanisation rend la production viable, importante et permet au Gouvernement de bien contrôler ce qui est extrait de notre sous-sol.

KN : Un mot aux habitants de Sosso-Nakombo ?

AEN : Evidemment, d’abord je tiens à saluer la maturité de jugement cultivé par les habitants de Sosso-Nakombo ces dernières années. Ils ont beaucoup appris de la crise qui a fortement secoué notre pays. Que la population entière de Sosso-Nakombo se remette au travail pour le grand bien de leur pays ainsi que le leur.

C’est par le travail qu’on peut développer notre pays. Qu’on travail dans le secteur des mines, dans le domaine agricole ou un autre secteur c’est toujours pour développer notre pays. Que la tradition qui anime notre quotidien soit le travail. Nous les autorités administratives de Sosso-Nakombo sommes engagées à aider davantage notre population en ce sens.

KN : Albert Eustache Nakombo, merci

Propos recueillis par Johnny Yannick Nalimo




Laisser un commentaire