Forum de Brazzaville : le forum de l’humiliation, de la honte et de tous les dangers », Jean Serge Bokassa

Kangbi-ndara.net / Le ridicule ne tue visiblement pas le centrafricain. C'est vraisemblablement le refrain que reprend Jean Serge Bokassa, ancien ministre et rejetton de l'ex Empereur Jean Bedel Bokasse, à l'heure où certaines personnalités politiques, de la société civile et des religieux centrafricains sont déjà à Brazzaville pour la tenue d'un dialogue relatif à un cessez-le-feu dans ce pays en proie à des troubles militaro-politiques depuis 2012.

jean_serge_bokassa_lesplumesFleury Koursany: Monsieur Jean Serge Bokassa, l’actualité de ces derniers temps en Centrafrique est dominée par le forum de Brazzaville. Quelle est votre position par rapport à ce forum ?

Jean Serge Bokassa : Ma position, je l’ai très clairement affiché d’ailleurs au lendemain de l’annonce de ce forum qui, pour moi, a quelque chose de dépréciable dans la forme. Ce forum sur la République Centrafricaine a été initié de façon assez inopinée par un certain Idriss Deby, en marge du Sommet de l’Union Africaine qui s’est tenu à Malabo en Guinée Equatoriale. Concertation convoquée à sa demande et à laquelle n’a pas assisté, la Présidente de la Transition, Mme Catherine Samba-Panza qui, soit dit en passant, a essuyé une forme d’humiliation pour avoir été mise à l’écart alors qu’il était question de discuter de l’avenir de la République Centrafricaine. Déjà à ce niveau, il y a lieu de s’indigner de voir les méthodes qui sont employées par les Chefs d’Etat qui estiment vouloir trouver des solutions aux problèmes que rencontre la RCA.

Aujourd’hui, quand je commence par mettre en amont ces questions qui peuvent paraître comme étant des questions de forme quand bien même la forme justifie bien le fond, il faut quand même garder à l’esprit que Monsieur Idriss Déby a joué un rôle important dans la planification du chao centrafricain. Il ne va pas sans dire qu’il y a des complicités nationales qui sont connues de tous. Tous ceux qui ont collaboré pour faire venir la coalition criminelle Seleka en RCA sont comptables de tout cela.

Pour ce qui est de la question du forum, voilà des questions de forme qui nous ont un peu choquées.

Ensuite dans le fond, je tiens quand même à soulever qu’il y a eu plusieurs forums à l’extérieur. Nous avons connu les fameux Accords de Libreville, nous voyons où est-ce qu’ils nous ont emmenés. Ils n’ont apporté aucune solution. Derrière ces accords, il y a, je pense, un tout autre calcul. Je m’efforce et je me refuse toute forme de naïveté politique. Je sais que tout avait été planifié bien avant et ces accords de Libreville ne servaient quasiment à rien. Ça, c’est mon point de vue. Ensuite, nous avons eu les fameux accords officiels et officieux de N’Djamena. Nous avons vu une bonne partie de notre Conseil National de Transition allé se tenir à N’Djamena en plein Tchad. Ça été énormément frustrant de voir la manière avec laquelle ceux qui prétendent nous aider s’y prennent. C’est choquant !

Libreville, voilà ce qui en est ressorti, N’Djamena, voilà ce qui en est ressorti et on nous parle aujourd’hui de Brazzaville. Voyez-vous, la République Centrafricaine – quelque soit son niveau de pauvreté, quelque soit ce qu’elle traverse aujourd’hui n’en est pas moins une nation membre de la communauté internationale. Elle fait partie des Nations-Unies. Je pense que nous sommes un peuple et la dignité que l’on souhaite que l’on nous reconnaisse ne découle pas forcément des biens que nous avons, des richesses que nous n’avons, que nous n’avons pas. Je pense que nous sommes des êtres humains, il y a une façon de faire mais malheureusement, je me rends compte que nous sommes continuellement servi que par du mépris. Le forum de Brazzaville a un problème dans le fond puisque les questions qui vont être soulevées ne sont pas des questions qui, dans notre entendement, vont apporter une véritable solution à la crise centrafricaine.

L’un des éléments clés qu’ils ont fait ressortir, c’est  celui de la signature d’un accord de cessez-le-feu. Et je reprends à mon corps défendant les propos tenus par certains compatriotes qui ont estimé que l’expression n’était pas juste. Parce que ce n’est pas d’un accord de cessez-le-feu dont on a besoin mais plutôt d’un accord de cessation des exactions. Parce qu’en réalité, il n’y a pratiquement de conflit entre personne. Il n’y a que des milices armées qui commettent des exactions sur des civils. Voilà le vrai problème.  Et pour obtenir cet accord de cessez-le-feu, on demande à toutes les forces vives de la nation d’aller en terre étrangère ?  Vous verrez que dans le plan d’action qu’ils ont retenu, il y a l’aspect remaniement gouvernemental. Alors, des questions de remaniement, on va les traiter en terre étrangère ? Où est donc notre souveraineté ? Il y a aussi mentionné le problème de la MISCA. Le souhait de la CEEAC, c’est de voir aujourd’hui la MISCA être transformée en force onusienne. Pourquoi ils émettent ces préoccupations ? Pourquoi veulent-ils que la partie Centrafricaine soit porteuse d’un tel message ? Je pense qu’il serait aujourd’hui question d’évaluer ce qu’à fait la MISCA durant tout le temps de son mandat. Autant de questions qui m’amènent à être sceptique vis-à-vis de ce forum de Brazzaville que j’ai qualifié comme étant le forum de l’humiliation centrafricaine, de la honte et de tous les dangers, parce que nous ne savons pas ce qui en ressortira. Et en sus de tout cela, je pense aussi que ce forum sera une nouvelle fois une prime aux criminels, une prime à l’impunité. Et celui qui aujourd’hui continuera de se morfondre dans cette misère, c’est le peuple centrafricain qui d’ailleurs est très mal représenté. Personne n’est sensé ignorer que nous sommes dans un contexte d’exception. Tous les acteurs étatiques de la transition aujourd’hui n’ont aucune légitimité si ce n’est une légalité qui leur a été confectionnée parce qu’il fallait combler le vide institutionnel qu’il y’avait.

Mais il est important que les acteurs étatiques comprennent que le peuple centrafricain a besoin de se reconnaître en eux et de se reconnaître dans les actes qu’ils posent. Il est de ce fait important de réconcilier l’action que mènent les acteurs étatiques de la transition avec les aspirations profondes de ce peuple. Notre souci se trouve à ce niveau.

FK: Pensez-vous comme d’autres compatriotes que le forum de Brazzaville ne consacrera une fois de plus que le partage du gâteau entre des filles et fils de la République Centrafricaine qui ont les mains entachées de sang d’innocents centrafricains ?

JSB : Bien sûr. Je pense et d’ailleurs c’est ce qui s’est dit entre les lignes lorsqu’on vous dit qu’on fera venir Anti balaka et Seleka pour les faire rentrer dans un processus politique. Il doit y avoir une sorte de consensus qui voudrait que la gestion de la transition soit élargie à davantage d’acteurs. Et les acteurs concernés sont les Anti balaka et la Seleka. Ce que je voudrais dire, c’est qu’après le départ de Monsieur Djotodia, il ne faut pas perdre de vue que le gouvernement regorge d’éléments de la Seleka puisqu’ils sont trois au gouvernement. Et je ne parle pas de ceux qui sont dans les différents cabinets, que ce soit à la Présidence de la République ou à la Primature. Leurs présences au sein du gouvernement n’a rien arrangé. Alors, est-ce une solution véritable que de leur donner davantage de présence au sein du gouvernement ? Et en faisant de notre pays une sorte de théocratie, on se rend compte que nous sommes en train de perdre toutes les valeurs laïques contenues dans les principes de la laïcité consacrés dans notre Constitution. Nous sommes en train de nous laisser entrainer sur un terrain confessionnel. Est-ce que tout cela ne va pas créer d’autres précédents face auxquels on aura encore d’autres difficultés ? Je pense et je l’affirme que le forum de Brazzaville sera dans l’aboutissement de son processus, une véritable prime aux criminels. Et je déplore le fait que l’on ne soit pas arrivé à appliquer les résolutions onusiennes qui prévoyaient que le désarmement soit fait. Alors, on sursoit au désarmement et on préfère s’inscrire dans des compromis contre nature mettant en cause toutes les valeurs démocratiques auxquelles nous croyons et autour desquelles, nous pouvons nous construire véritablement pour aujourd’hui prôner la voix des armes. C’est un non sens à mon avis. Ils n’ont pas pu appliquer les résolutions onusiennes et ce sont les décisions qui sortiront d’un forum à Brazzaville qui seront appliquées, je ne pense pas.

FK: Qu’est qui selon vous justifie l’inapplicabilité par les forces internationales œuvrant en Centrafrique, des différentes Résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la crise centrafricaine ?

JSB : Premièrement, je tiens à dire que la présence militaire étrangère en Centrafrique ne s’est jamais prononcée là-dessus. Est-ce qu’ils mettent en avant un manque d’effectif, je ne le pense pas vraiment. Cependant, j’estime qu’il y a une absence de volonté qui répond à une sorte de stratégie. La crise en Centrafrique, elle est tout simplement structurée, elle sert beaucoup d’intérêts divers. Pourtant, je me souviens de ce qu’à dit Monsieur François Hollande lorsqu’il a justement accepté – et c’est tout à son honneur – que les forces françaises interviennent en République Centrafricaine. Il a donné des délais, il a estimé qu’en 6 mois, cette crise serait réglée, qu’en 6 mois, les malfrats, les bandits de grand chemins seraient neutralisés. Mais où est-ce qu’on en est aujourd’hui ? Souvenons-nous qu’il (François Hollande) a dit lors d’une interview qui lui a été accordée sur le compte de Monsieur Djotodia que, je le cite « qu’on ne pouvait pas garder en place un chef d’Etat qui n’a rien su faire et qui a même laisser faire ? ». Alors, devons-nous garder en terre centrafricaine, des forces étrangères qui n’ont su rien faire et qui ont laissé faire ? Parce que, tous les crimes qu’il y a aujourd’hui se commettent sous leurs barbes. Donc, on est en lieu de s’interroger sur les instructions que reçoivent les militaires étrangers qui sont en terre centrafricaine parce qu’apparemment, tout porte à croire qu’ils n’ont pas reçu instruction de désarmer. Comment pouvez-vous concevoir que la Seleka qui a lamentablement échoué lorsqu’elle était au pouvoir et qui est passible aujourd’hui de justice – puisqu’elle doit rendre compte devant la justice des actes combien ignobles qu’elle a commis – puisse se réorganiser sous la barbe de ces forces étrangères là ? On l’a laissé aller soi-disant dans des conclaves, on les a laissés  mettre en place un état-major aujourd’hui installé à Bambari dans l’une des villes de notre pays. Comment voulez-vous que l’on puisse faire confiance à ces forces étrangères qui, finalement, accompagnent la volonté de partition de ces criminels là ? Et je dirai la même chose pour les Anti balaka. Je conviens avec un fait : je pense qu’il n’y aurait pas d’Anti balaka si la Seleka n’existait pas, c’est un point qu’il faut relever. La Seleka est la cause, les Anti balaka en sont la conséquence. Maintenant, les deux se sont rejoints dans leur mode opératoire, les deux ont fini par s’illustrer par des crimes abominables. Et donc, l’un comme l’autre ne sont plus cautionnables. Ces deux bandes armées ne peuvent pas continuer à prendre en otage 4 millions d’habitants.

FK: Quelle est la place du peuple centrafricain dans cette crise ?

JSB : C’est la question que se pose le citoyen lambda. Où est donc sa place ? On cherche la place du peuple centrafricain. On favorise les criminels pour le simple fait qu’ils ont des armes, où est la place du peuple centrafricain lorsqu’en lieu et place de programmes susceptibles de pouvoir relancer l’administration publique, de pouvoir booster l’économie nationale, on est plutôt pris en otage par des services d’ordre humanitaire où on ne gère que l’urgence. Regarder les lieux des déplacés, ils sont bondés de familles qui vivent dans la désolation la plus absolue. Qu’est-ce qui se fait pour remédier à cela ? Continuer à les nourrir là où ils sont, ce n’est pas pour moi une façon d’apporter des solutions aux attentes du peuple centrafricain. Le vrai problème aujourd’hui en l’occurrence, c’est celui de la sécurité. Alors, lorsqu’on vous prive de votre armée, vous êtes à la merci des militaires étrangers qui ont une ligne qui ne va pas dans le sens de vos attentes, où est la place du peuple centrafricain dans tout cela ? Lorsqu’on se rend compte que nous n’avions aucune dignité, aucune souveraineté, où est la place du peuple centrafricain dans tout cela ? Donc, cette question nous interpelle tous, où est notre place dans tout ce qui se fait là ?

FK: Quel est selon vous, le scénario plausible de sortie de la crise en Centrafrique ?

JSB : Le scénario de sortie de crise passe inéluctablement par une volonté de chaque centrafricain à pouvoir dépasser cette peur que  nous ressentons l’un vis-à-vis de l’autre. C’est une véritable volonté de dialogue inter centrafricain. Ce dialogue ne peut se faire que lorsqu’on aura défini un cadre qui soit plausible avec des préalables. Premièrement, au sein de la Seleka, parce que c’est eux qui sont venus avec un grand nombre d’étrangers dans ce pays. La première des choses, c’est d’identifier, faire un pointage des hommes qui composent cette coalition, leur demander d’afficher clairement une véritable volonté de dialogue, de retour à la normalité en posant des actes qui témoignent de leur bonne foi. J’entends par là, faire partir manu militari, tous les étrangers, les mercenaires qui sévissent et qu’ils ont fait venir en Centrafrique et qui sont encore là aujourd’hui. Il faudrait qu’ils puissent déjà les faire partir. Le second acte à poser uniquement entre Centrafricains, c’est d’initier un dialogue pour entrevoir les pistes qui répondent à nos aspirations véritables et qui pourraient nous permettre de sortir de la crise. La crise dans laquelle nous sommes, même si elle a une dimension politique non négligeable – je pense que le processus politique qui s’en suit, pour qu’il soit en mesure d’atteindre les objectifs qu’il se fixe, impose que la sécurité soit assurée.

FK: Qui doit donc assurée cette sécurité ?

Malheureusement, la sécurité aujourd’hui ne dépend plus de la partie nationale, elle dépend des étrangers puisque nous n’avions plus notre système de défense. Notre pays est placé sous embargo d’armement avec interdiction pour le pays de s’approvisionner en arme. Et donc, ce sont les forces étrangères qui sont en charge de la sécurité des Centrafricains. Il est impératif aujourd’hui, pour que l’on puisse voir un tout petit peu le bout du tunnel, que les forces étrangères prennent toute leur responsabilité pour sécuriser et désarmer le pays et non vivre en connivence avec les criminels comme c’est le cas aujourd’hui.

JSB : On a l’impression qu’il y a des liens de copinage entre ces différentes forces et ces criminels. On reçoit beaucoup d’informations qui, justement nous inquiètent suffisamment. Je pense pour ma part que le processus politique ne peut avoir son sens que lorsque la sécurité reviendra. Et la sécurité, ce n’est pas une question de dialogue. On ne dialogue pas avec les armes tant il est impossible de dialoguer dans ces conditions. On dialogue avec des personnes qui ont la volonté de dialoguer ; on dialogue entre personnes civilisées tant celui-ci est l’essence de la démocratie. On en a besoin de toute façon pour redéfinir ensemble des objectifs, réaffirmer notre idéal commun, d’affirmer nos ambitions communes en tant que nation. Pour ce faire, il est impératif que le pays soit sécurisé totalement. Dans une moyenne considérable, disons qu’il faut que le pays soit désarmé. C’est un préalable non négligeable à tout autre aspect. Tous les programmes que nous allons déployer que ce soit dans la redynamisation et le redéploiement de l’administration publique, l’aide sociale, la relance de l’économie nationale ou de résorber le chômage ne peuvent être appliqués que si le pays est sécurisé, désarmé. Moi, je ne pense pas que les militaires étrangers soient venus s’éterniser en RCA. Ils sont venus pour remplir un mandat, une mission bien déterminée. Ils ont un objectif, celui de désarmer. Ils ont pour cela le soutien des Nations-Unies, ils ont un cadre juridique, ils ont le droit de faire usage de la force pour cela. Je trouve surprenant que l’on puisse convoquer un forum à Brazzaville demandant à ce que les gens puissent très rapidement rentrer dans je ne sais quel compromis avec à la clé comme on le disait, une prime à l’impunité, juste avant que les casques bleus arrivent pour faire ce que la MISCA et SANGARIS n’ont pu faire. Alors, pourquoi cette précipitation ? Parmi les termes de référence que nous avons lu concernant ce qui se discutera à Brazzaville, pourquoi ont-ils retenu le fait que la MISCA soit incorporée dans les casques bleus ? Pourquoi cette demande explicite ? S’ils souhaitent que la partie centrafricaine réaffirme cela, c’est parce qu’ils ont des petits soucis quelque part. Des soucis de se voir être mis complètement de côté au détriment des casques bleus qui viendront faire le travail. Aujourd’hui, c’est trop facile de vouloir jouer sur la fibre panafricaniste parce que c’est ce qu’ils ont mis en avant. Lorsque l’on voit tout ce qu’à fait le contingent tchadien en Centrafrique, on est peiné tant, ils ont tué des Centrafricains. Je sais aussi qu’on a l’habitude de dire que le Centrafricain est amnésique mais il faut aujourd’hui sortir de cette amnésie là et garder ces choses en souvenir non pas à des fins de se venger mais on souhaiterait donner du sens à « plus jamais ça », que ce genre de situation ne se reproduise plus. Nous avions vu comment s’est comporté le contingent burundais. Si nous n’avions pas crié au scandale, qu’est-ce qu’ils ne continueraient pas de faire aujourd’hui ? C’est parce que la population s’est fâchée et a vivement réagi que le contingent burundais, on n’en entend plus parler. Donc si c’est cela – avoir des forces africaines à nos côtés, nous disons non. Je suis persuadé que certains sont venus avec plein de bonne volonté et de sincérité, il ne faut donc pas les mélanger avec tout cela. Mais je pense qu’à la tête de la MISCA, il y a eu des hommes qui étaient tout simplement incompétents, qui n’ont pas pu discipliner leurs hommes, les sanctionner quand il le fallait. Cela fait qu’on a eu un sentiment d’impunité et d’injustice entretenue. Voyez-vous, quand un militaire de carrière se permet de tirer sur une femme, ce n’est pas un militaire professionnel mais un brigand, un bandit qui n’est pas différent de la Seleka. Il a beau porté l’écusson de la MISCA, c’est un Seleka ou un Anti balaka, ils sont pareils.

FK: S’il vous était donner la possibilité d’émettre un vœu, ce serait lequel ?

JSB : Ce serait celui de la paix tout en sachant que cette paix n’est pas seulement absence de tension. Elle est aussi manifestation de la justice.

Propos recueillis par Fleury Koursany pour kangbi-ndara.net

 

 




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