Foyer de concentration : torturée et emprisonnée pendant deux ans, la fillette de 9 ans échappe aux griffes de son père

Kangbi-ndara.info/ Elle se prénomme Sarah et avait sept ans quand son père, Pascal Service, colonel de l’armée l’avait accusé de sorcellerie. Le calvaire de cette petite fillette a duré deux ans avant qu’elle ne réussisse à s’échapper. Aujourd’hui Sarah vit chez ses Cousin à Boy rabe dans la 4ème arrondissement de Bangui.

Sarah n’avait que sept ans et son père Pascal, voyant en elle une sorcière en puissance, lui faisait porter un poteau de supplice.

Selon le père de Sarah, sa fille, en faisant usage de pratiques mystiques, serait à l’origine de la fausse couche de sa marâtre. Il s’est décidé de rendre la vie amère à sa propre fille qu’il accuse de sorcellerie. Pendant deux ans, la vie de Sarah ne se limitait qu’entre quatre murs de sa couchette.

Des témoins expliquent que le père de Sarah la battait, la brimait et la torturait régulièrement. Elle était pendant ces deux dures années, sujette de mépris de son père de certains responsables de l’Eglise « Vie Nouvelle » que son père fréquente.

Traumatisée, Sarah ne peut retenir ses larmes, en expliquant à Kangbi-ndara ce qu’elle a enduré durant ces deux années. La petite fillette assimile sa situation à celle d’une esclave.

Un jour, elle  réussit à s’échapper de la prison de son père et à regagner ses cousins maternels à Boy rabe. Les cousins, quand à eux, pensaient que, durant les deux ans d’absence, Sarah était partie en France.

Constatant l’évasion de sa fille de sa prison, le colonel Pascal Service a aussitôt contacté l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) pour lui ramener sa prisonnière. Les cousins de Sarah aidés par quelques jeunes du quartier se sont opposés à l’OCRB et ont obtenu gain de cause. L’affaire a failli se dégénérer mais le pire a été évité.

Les cousins de Sarah l’ont  conduit au centre pédiatrique de Bangui pour divers examens et consultations.

Pour l’heure, la fillette jouit de sa liberté et vit désormais chez ses oncles.

                                                                                                                  Claire Stéphane KOKANZO




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