France : la gendarmerie de Vignoc réclame l’ordinateur et le téléphone portable de Lévi Yakété

Kangbi-ndara.com / Difficile de faire avaler aux proches et certains parents de Lévi Yakété que l’initiateur du Cocora serait au rendez-vous avec son destin cette nuit samedi 15 novembre 2014 à 22 heures et quelques minutes. Bien que certains se réjouissent de la tragique disparition de Lévi pour sa probable implication dans les violences perpétrées en Centrafrique, d'autres Centrafricains, proches ou non,  flairent l’odeur du complot.

léviAinsi, au sein du parti Travailliste Kwa Na Kwa, parti fondé par François Bozizé, atterrés, les militants n'hésitent pas à commenter les conditions floues de l'accident de Vignoc où Lévi Yakété a trouvé tragiquement la mort. Pour eux, le « patriote », cadre et responsable au sein dudit parti, a été victime des ennemis de la Centrafrique.

Un doute fondé ?

À Nantes, en France, samedi dernier, jour des obsèques de Lévi Yakété, un militant du KNK déclarait être totalement bouleversé par la nouvelle selon laquelle la Gendarmerie de Vignoc, une commune française, dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, ferait des pressions sur les enfants du disparu pour conserver par devers elle son téléphone portable, en plus de son ordinateur qu'elle réclame aussi. « L’attitude de la Gendarmerie interpelle », se désole cet Ouvrier du KNK. « Dommage que les enfants et l'épouse, toujours sous le choc, ne puissent communiquer là-dessus », précise la même source.

Ce que soutient une autre source, lointaine de la famille, qui affirme que l’ex porte-parole de François Bozizé détiendrait en sa possession des preuves accablantes impliquant la France dans le drame centrafricain. Il serait donc question que ces preuves sonores ou manuscrites ne tombent pas dans entre des « mains explosives ». Le regretté aurait gardé ces pièces à conviction dans son ordinateur portable pour s’en servir au moment opportun, pour se blanchir des accusations portées contre sa personne et celle de François Bozizé. Il comptait en faire bon usage pour démasquer « les voleurs qui crient au voleur », propos de Lévi Yakété le vendredi 14 novembre, veille de sa disparition tragique, à un journaliste Centrafricain.

À la morgue de Rennes, un autre compagnon de lutte politique de Lévi  rajoutait qu'il leur a été  interdit, par les autorités sanitaires dudit hôpital, de se recueillir sur le corps avant qu'il ne soit remis à la famille pour inhumation. Ce qui n’était pas du goût des centrafricains, résidents en France, accourus à la morgue après confirmation du décès.

Pour persuader qu’il y a vraiment anguille sous roche, le 16 novembre 2014, la famille politique du KNK a réagi, depuis Bangui la capitale centrafricaine, dans un communiqué de presse pour évoquer l’hypothèse d’un assassinat et non d’un accident ordinaire.

Et pourtant, le comble, jusqu'ici rien ne transpire de l'imprudent conducteur du camion, âgé d'une trentaine d'années, qui aurait causé l'accident mortel. 

Bien que la rumeur soutienne que le conducteur soit un Français d'origine Algérienne ayant une maîtresse Centrafricaine, officiellement, Lévi Yakété aurait été mortellement percuté par un conducteur blanc, âgé de 33 ans, alors qu'il déplaçait son véhicule tombé très curieusement en « panne sèche » en pleine chaussée, le soir du 15 novembre, aux environs de 22h, près de Vignoc (Ile-et-Vilaine).

Johnny Yannick Nalimo

 

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