Gestion communale : le Maire de Berberati conspué par ses collaborateurs

La gestion communale du Maire de la ville de Berberati (Ouest), Albert Stach Nakombo exaspère ses collaborateurs. Ces derniers jugent dictatoriale et anarchique la manière dont le Maire gère la municipalité. Ils exigent du gouvernement qu’il soit demi de ses fonctions au risque de la non reprise des activités communales. Pour Albert Nakombo ce ne sont que des « petites querelles qui ne tiennent pas debout » par ce que la machine de la reforme est en marche.

mairie btiLe 1er adjoint au maire de la commune de Berberati, Roger Gbandiba et quelques membres du Conseil spéciale de la ville de Berberati ont dans la semaine du 6 mai saisi les autorités préfectorales de la Mambere Kadei sur le caractère insituable de la gestion du Maire de la ville par intérim Albert Stach Nakombo.  Dans la note ils reprochent à l’actuel Maire de Berberati de semer le désordre et la confusion au niveau de l’administration communale de la région depuis le changement du 24 mars dernier. Le personnel de la mairie a suite à cette lettre décidé de reprendre le travail à condition qu’Albert Stach Nakombo ne soit remplacé par une autre personne du choix des nouvelles autorités centrafricaines.

Joint au téléphone ce 11 mai par la rédaction de kangbi-ndara.net, le Maire de la ville de Nakombo laissent entendre que cette situation résulte du fait qu’il a été le seul responsable de la Mairie qui n’a pas pris la fuite après le changement intervenu à la tête de l’Etat centrafricain. «  Ce sont des petites querelles qui ne tiennent pas debout. Le pays n’a pas besoin de ça en ce moment. Ils ont fui, j’ai été le seul à rester aux côtés des autorités pendant qu’ils se sont cachés. La hiérarchie m’a demandé de mettre en place un service communal minimum du 19 avril au 6 mai. C’est une confusion. Allez-y comprendre qu’on a entamé une reforme à la mairie de Berberati et cela a mis certains membres de la délégation en déroute. Donc normalement le personnel de la Mairie devrait reprendre le travail le 7 mai…ils ne l’ont pas fait ».

En marge de la fracture administrative et des risques qu’encourt le président de la délégation de la ville de Berberati Albert Nakombo. Ce dernier se dit rassuré et ne voit aucun nuage gris dans le ciel par ce que la note de ses « détracteurs » n’est pas prise en compte par Dieudonné Gbaka le sous préfet actuel de la Préfecture de la Mambere Kadei.

Confiant, Albert Stach Nakombo saisi l’opportunité pour lancer un appel à ses collaborateurs mécontents de reprendre leurs postes dans l’intérêt de la commune de Berberati.  




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