Grandeur politique d’une femme: Mme Darlan ou la future Brigitte Macron de Centrafrique ?

Kangbindara.info/ Même si le jeu politique national se la joue discret, nul n’ignore dans cette sphère que Madame Darlan, présidente de la Cour Constitutionnelle représente une réelle menace pour le pouvoir centrafricain en place. Les révélations sur ses fréquentations faites par la presse n’est que la partie visible de l’iceberg. Cet article en rajoute encore.

Est-ce que Mme Darlan couvre-t-elle une partie importante de sa vie de militante dans son curriculum vitae (CV). Ceux qui ont parcouru le CV de Madame Darlan de constater que ses activités politiques antérieures n’y figurent pas. A-t-elle des projets maquillés liés à la réussite politique de celui que la presse révèle être celui qui gagne ses faveurs ? Kangbi-ndara s’est penché sur le sujet et n’en découvre pas plus que ce que plusieurs savent déjà.

Qui était la présidente de l’aile féminine de l’APRD ?

Les affirmations sont concordantes, depuis 1985 Dame Darlan aurait activement milité au sein du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et en est devenue membre du Comité Directeur. Elle aurait même été promue Trésorière générale (TG) jusqu’en août 1993 date à laquelle elle a jeté le tablier après la perte du pouvoir du Général d’Armée André Kolingba.

Les échos parvenant dudit parti révèlent que le bureau politique du RDC de l’époque se serait toujours plaint du fait que Mme Darlan n’avait pas daigné faire le point de la trésorerie du parti ni présenter ses civilités au Président fondateur et membres du Comité Directeur. Ce passé associatif ne figurerait pas dans le CV Dame Darlan. Ne voudrait-elle pas que le voile soit levé sur son appartenance au régime déchu du RDC ? Une telle activité politique de cette envergure même si elle date de plus de 20 ans ne devrait-elle pas être connue ? Si elle est ce qu’elle est aujourd’hui n’est-ce pas que le RDC y est pour quelque chose ? Le RDC ne l’a-t-il pas fabriquée du poste d’assistant à l’université jusqu’à maître de conférence en passant par les postes de chargée de mission pendant 4 ans au ministère de l’éducation puis chargée de mission à la présidence ? Ne pas en faire mention ne serait-il pas une ingratitude flagrante ? Quid de son rôle au sein de l’Armée Pour la Restauration de la Démocratie (APRD) dirigée par Jean Jacques Demafouth ?

Nombreux sont aussi ceux qui affirment avoir vu Madame Darlan sur le terrain en 2009 sillonnant les bases se de l’APRD à Paoua dans l’Houam Péndé. Et ce, dans le cadre de la campagne de sensibilisation pour le DDR au point d’être affublée du sobriquet de présidente de l’aile féminine de cette force. Ce rôle figure-t-il dans le CV de Mme Danielle Darlan ?

Un rapport spécial d’expert des nations unies remis à la Cour Pénale Spéciale a incriminé l’APRD. Les dirigeants seront probablement entendus pour les crimes causés par ce mouvement. Mme Darlan ne pourrait-elle pas être entendue pour son rôle accompli à cette époque aux cotes du briscard Jean Jacques Demafouth ?

Depuis la dissolution de l’APRD l’ex épouse de Demafouth aurait choisi un autre cheval pour la conquête du pouvoir politique. Elle jetterait son dévolu sur une notoire personnalité politique de l’ère Séléka de Djotodia dont la presse a déjà plusieurs révélé leurs relations amoureuses. D’après les langues ironiques, le couple idyllique complote et cloue au pilori son ex-mari Jean Jacques Demafouth en le foutant en prison. Ce dernier va connaître un énième calvaire de sa vie au point d’échapper de justesse aux griffes des protecteurs de son ancienne épouse désormais la coqueluche des maitres de Bangui de l’époque de la Séléka.

Loin d’être bornée car très ambitieuse comme son ex époux, la présidente de la Cour Constitutionnelle Danielle Darlan profiterait de ses accointances avec le régime tortionnaire de Michel Djotodia pour convoiter la présidence de la Cour Constitutionnelle. La dextérité des magistrats amènerait celle-ci à manquer son objectif.  Madame Darlan se rendrait compte que derrière son échec se cacherait la main de son ex époux Jean Jacques Demafouth. Elle a demandé et obtenu le divorce avec Demafouth qui va connaître humiliation et trafic d’influence de la part de ce nouvel amant à Danielle Darlan. Un divorce qui ferait profiter à l’ex épouse des biens mobiliers et immobiliers.  Avec cet amant, ils projetteraient d’entrer en lice pour la conquête du pouvoir au scrutin de 2015. Le couple va apprendre la très dissuasive nouvelle que le loup nocturne Demafouth dirige le Centre Conjoint des Opérations Electorales. Dame Darlan en mère poule couvre son poussin d’amant sous ses pennes en lui conseillant de renoncer son ambition présidentielle pour soutenir un autre candidat. Une stratégie qui permettrait à son greluchon de mieux se préparer pour la présidentielle prochaine. Le choix serait d’abord porté sur Désire Kolingba puis Faustin Archange Touadera.

Brigitte Macron de Centrafrique ?

Ayant plus d’un tour dans sa besace qu’elle porte en bandoulière,  Dame Darlan simulerait de rouler pour Touadera candidat favori au second tour. Les secrets de délibérations ont été communiqués aux ambassadeurs. Le président du Conseil national de transition (CNT) Alexandre Ferdinand N’Guendet serait régulièrement en contact téléphonique avec Madame Darlan. Dès la Proclamation des résultats, la présidente de la Cour Constitutionnelle enverrait d’abord le candidat indépendant Constant Ngougnogbia Zeze, puis le candidat Jean wilibiro Sako et le candidat  Charles Armel Doubane de plaider en sa faveur auprès du Président de la République Faustin Archange Touadera. D’autres émissaires auraient rencontré le Président et l’auraient sensibilisé sur les compétences de Mme Darlan et le rôle qu’elle aurait joué pour son élection. Finalement elle finirait par rencontrer le Président et aurait obtenu sa confiance.

Le projet 2021…

Selon une source proche du couple politique de l’année en République Centrafricaine, l’objectif du jeu dissimulé de Dame Darlan serait de tirer les marrons du feu quelque soit les situations. Le couple de Dame Darlan se serait rendu au Bénin chez l’ancien Président de Transition Michel Djotodia qui leur accorderait tout son soutien pour la réalisation du projet inavoué. L’heureux de Dame Darlan solliciterait quelques collègues de l’opposition et crée un front contre Touadera. Discrètement Mme Darlan ferait la campagne de son amant auprès de la Communauté internationale le présentant comme le Macron de Centrafrique. Elle aurait rencontré Diane Corner à Mme Bari et Autres interlocuteurs pour  vendre les compétences de celui qui reçoit ses faveurs. L’idée ferait son chemin. Même des responsables d’institutions sont sensibilisés car il s’agirait de présenter un homme nouveau qui n’aurait pas du sang sur les mains ni jamais détourné le denier public. Le soutien du protégé de Dame Darlan aux groupes armés ne devrait pas être révélé ainsi que leur relation. Ainsi, Madame Darlan est désormais Mme Macron de Centrafrique. Mme Darlan serait tout le temps en mission à l’étranger afin de prêcher autour de l’ambition politique de Macron Centrafrique. Le Macron national de son côté ferait aussi le tour du monde pour la même cause. La stratégie de la présidente de la Cour Constitutionnelle serait de provoquer au maximum celui que le couple qualifierait de faible et sans autorité notamment le Président de la République. Le couple Macron de Bangui saurait que les auditions au Parquet général feront chou blanc puisque le dialogue politique prôné par l’Union Africaine annulerait toutes poursuites. Rassurer sur divers plans, l’amant de Dame Darlan se prépare conséquemment et annoncerait à qui veut l’entendre sa candidature certaine à la présidentielle de 2021. Mme Darlan dirait qu’elle aurait des astuces pour éviter à son amant l’échec. Pour empêcher la construction de l’édifice de Dame Darlan et son amant, deux jeunes loups à la cause de l’actuel Président centrafricains courtisent cette dernière. La Brigitte Macron de Centrafrique attendra-t-elle longtemps son tour ?

Aux dernières nouvelles, la présidente de la Cour Constitutionnelle serait convoquée jeudi dernier par l’Assemblée nationales une première en République Centrafricaine. Celle qui est chargée de juger la constitutionnalité de lois se soumet à une interpellation parlementaire. D’ailleurs un député n’a pas manqué de demander si la cour est vraiment apolitique car cette séance ressemble plutôt à une recherche de soutien auprès du parlement car embourbée dans ce scandale relationnel dénoncé par la presse depuis quelques semaines. Mme Darlan cherche du soutien et se tourne vers le parlement entrainant toute la Cour. Mais si telle est la démarche avec qu’elle indépendance la cour pourra-t-elle traiter des affaires concernant les membres du parlement qui vont porter secours à Mme Darlan et dont elle sera redevable ? Après l’intervention rapide du HCC en faveur de Dame Darlan, et qui a produit plutôt l’effet contraire par une réaction plus déterminée de la presse.

Kangbi-ndara en quête d’équilibre n’a pu joindre Madame Darlan pour confronter les allégations qui ne cessent de galoper son profil de femme juriste occupant un poste de responsabilité très convoité.

A suivre…

Kangbi ndara

 

 

 




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