Guy Simplice Kodegue : « Le constat fait par un membre du gouvernement français, de l’inefficacité de la force onusienne pose de nombreux et légitimes questionnements »

Kangbi-ndara.info/ Le positionnement de la force onusienne en Centrafrique né de la volonté de la très haute hiérarchie politique en métropole est à l'origine du triste constat que les centrafricains ont commencé eux mêmes à décrier !

kodegueLes nombreuses déclarations d' intention n’ont rien à voir avec la réalité .Avec une vision purement attentiste , les casques bleus n’avaient pas au départ les outils nécessaires tant juridiques que stratégiques pour l'accomplissement de leur mission .C'est au gré des avancées néfastes de la situation intérieure que s'est peu à peu construite une architecture juridique limite pour l'amorce d'une action éclairée .Mais entre temps le passage de la force africaine à la force onusienne mal négocié à servi le lit à une autre présence militaire qui ,rappelons le ,avait un double objectif : Primo la situation intérieure de la métropole étant de plus en plus désastreuse , le salut devrait venir de l 'international.

Après l'exploit au Sud du Sahara avec un sprint gagnant au Mali, le chaos centrafricain justifiait une planification géopolitique qui pourrait ramener des points dans le panier politique intérieur en métropole ! Cette force bien que subtilement concocté aux motifs de respect des Droits de l'Homme avait les cartes en main pour faire de l’ombre à la force onusienne qui elle même dans son début n'est qu'administrative ! Juridiquement et par la complicité naïve de certains centrafricains, l'armée nationale a été {dissoute} .

Les marges de manœuvres nulles ! Les débuts de la force militaire venue de la métropole étaient catastrophiques car la stratégie d'intervention était à côté de la plaque , stratégie rassemblée dans les bureaux feutrés à Paris et dont l'application avait provoqué un tollé international d'où l'arrêt momentané des actions militaires et recadrage et surtout l'appel incessant à une prise en compte des éléments de la police nationale et de la gendarmerie centrafricaine sans oublier la force africaine dont le mandat était on ne peut plus clair ,Être en avant et ensuite en Appui la force de la métropole! Déjà à cette époque se posait la question de la coordination stratégique du désarmement ! Surtout au fil du temps les tâtonnements ont laissé prospérer des nids et des zones de non droits jusqu'à nos jours.

La fameuse « Mesure de confiance » a mon avis, a été un tournant majeur dans la crise centrafricaine ! Les fondements même de la difficile situation intérieure que vit les centrafricains sont consumée dans les méandres de ces mesures de confiance qui au lieu d'être limitées dans un temps court, elles ont perduré pendant que l'inattention sur les groupes non conventionnels, a fait, a engendré, a phagocyte, a entretenu en puissance nuisible les forces négatives ! Le constat fait par un membre du gouvernement français, de l'inefficacité de la force onusienne pose de nombreux et légitimes questionnements ! Tout comme les réactions de nombreux intervenants et observateurs internationaux, la place est au doute que le sujet soit débattu au Conseil de sécurité et des explications soient fournies par le haut commandement de la force onusienne! S'il est indéniable que la séparation des belligérants à l’époque, afin de frayer un chemin pour protéger la population civile innocente, a été un des succès de Sangaris en Appui aux forces africaines, l’On ne peut pas oublier que les agendas ne sont conformes au regard des enjeux et défis de la crise centrafricaine !

Il est clair que la solution impérative se trouve dans le courage et l'ingéniosité de nous centrafricains à remédier à ce problème de sécurité tant revendiqué la mort dans l'âme par le peuple centrafricain ! La pratique du pouvoir exige que les premiers que sont les dirigeants donnent le signal et c'est par le travail collectif des cerveaux, il faut aller au delà de l'anti chambre pour puiser les ressources nécessaires à la résolution de ce défi. Ensuite aux centrafricains d'en bas qui depuis tous les régimes se font manipuler et c'est le fond du problème ! Même avec le nouveau les choses ont recommencé de plus belle ! Derrière les sourire, les mots de dénonciations, les écrits pour encenser des inutilités, ce sont des véritables vipères de la descente aux enfers de notre pays! Mais une nation c'est une nation ! J'aime bien la définition du mot nation en Sango qui reflète parfaitement bien la profondeur de la conscience collective centrafricaine ! Au moment où de nombreuses réflexions se font sur la stratégie du désarmement, la préparation des actions amener l'attente des intentions de financement, il est impératif que ce chapitre reste et demeure une priorité ! Il ñ' est nullement question de repositionner le désarmement en un second plan car la tentation est grande face aux multiples défis du pays de choisir un plan B qui serait suicidaire !

GUY SIMPLICE KODEGUE

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