Heure de pointe : le patriote et ministre Jean Serge Bokassa diminué?

Depuis quelques mois, certains Centrafricains s’interrogent et s’inquiètent de l’absence prolongée de la voix et des déclarations condamnatrices du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique en cas de recrudescence de la violence soit à Bangui ou dans l’arrière pays. Les uns déclarent que la haute hiérarchie lui aurait tiré les oreilles de se taire un peu car ses constantes déclarations lui donnent une popularité inquiétante mais d’autres constatent qu’il a certainement eu les poches déjà remplies raison pour laquelle il ne peut plus aboyer comme avant. Ce que révèlent les investigations de Kangbi-Ndara confirme les deux thèses.

jsbLes inquiétudes grandissantes de la population Centrafricaine se sont réellement concrétisées suite aux événements du Km5, de Kaga-Bandoro et Kouango les jours passés. L’homme qui était au début considéré comme le porte-parole du Gouvernement en matière de sécurité et qui ne laissait aucune occasion de déstabilisation de  la paix en Centrafrique sans être condamnée avec toutes ses énergies, est restée bouche-bée face à la tentative de fuite du renommé 50 /50 avec certains de ses éléments en vu de regagner Kaga-Bandoro,  aux massacres de Kaga-Bandoro et Kouango il ya quelques jours. Jean-Serge BOKASSA, après sa nomination comme Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, avait fait preuve d’un Patriotisme et d’un Nationalisme sans précédent avec ses condamnations et déclarations incessantes en cas d’atteinte a la sûreté nationale et la paix. D’aucuns suggéraient même qu’il serait le mieux placé pour prendre les reins du Ministère de la Défense lors du prochain remaniement ministériel, puisque l’actuelle détenteur de ce portefeuil Ministeriel Monsieur Joseph YAKETE a choisi le silence de mort comme sa son meilleur arme de guerre. Mais hélas, son silence suite aux violences de Kaga-Bandoro et Kouango, pour ne citer que celles-là, amène la rue à s’interroger sur ses motivations quand il se montrait trop zélé au début et se demande s’il n’a déjà pas eu la bouche pleine si bien qu’il n’est plus à mesure de se prononcer sur l’état actuel de la sécurité intérieure des Centrafricains.

Selon un habitué du milieu,» « M« la popularité de Jean Serge BOKASSA prenait beaucoup d’ampleur a un moment au détriment du Président qui n’est ni pour ni contre la violence puisque qu’il ne se prononce presque jamais quand les violences sont à leurs tops. C’est toujours BOKASSA qui parlent et la population l’estime bien. Mais comprenez aussi que nous sommes en RCA. C’est la politique de la mangeoire. On lui a rempli la bouche et les poches pour le faire taire. Mais il y a aussi le Premier Ministre qu’on n’écoute presque plus, monsieur le Journaliste, voyez comment il grossit. Ils ont tous la bouche et les poches pleines » continua notre interlocuteur. Kangbi-Ndara s’est efforcé sans succès pour joindre le Ministre Jean Serge BOKASSA afin qu’il puisse donner sa version des choses.

Un qui ne va pas

A la Capitale Banguissoise comme dans le reste du pays, le peuple est loin d’oublier les multiples déclarations de sensibilisations et de mise en garde du Ministre Jean Serge Bokassa contre ceux qui contribueraient à la violence et au banditisme dans ce pays en ce moment où tout le monde recherche avec les larmes aux yeux la paix dont nous possédions jadis. Mais hélas, « ces déclarations, dorénavant, ne demeurent pas plus qu’un spectacle à tromper la vigilance et la confiance du peuple Centrafricain désespérément à la recherche de la paix et de la sécurité » déclarent le Consultant indépendant de Kangbi-Ndara en matière de sûreté nationale. Les résultats qui n’ont fait long-feu des différentes mises en garde sur la sécurité ne sont qu’une goûte d’eau dans la mer.

Ces constats de la population et de nos experts se révèlent d’un certains points de vue enracinés suite à une enquête de Kangbi-Ndara au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ressort une conformité partielle avec les massacres de Kaga-Bandoro, Kouango et Bambari, pour ne citer que celles-là. Par contre, des milliers de Centrafricains du Nord vivent encore en otage et sont privés de libre circulation. Les ex-Séléka d’un coté et les bandits de grand chemin de l’autre.

Il n’est pas tard

Si le Ministre Jean Serge BOKASSA veut réellement entrer dans l’Histoire de la République Centrafricaine par la grande porte, il n’est pas tard pour lui de revenir sur la scène et montrer qu’il est réellement là pour la sécurité et la protection des Centrafricains. Qu’il se remet au travail. Ayant été candidat à la présidentielle passée, le peuple centrafricain est convaincu qu’il nourrit encore des ambitions après le poste dont il a la charge présentement pour servir ce pays d’une manière ou d’une autre. Donc, il est urgent pour lui de se mettre sérieusement au travail pour assurer non seulement la sécurité de la région de Kaga-Bandoro et ses environs mais également tout le territoire Centrafricain.

Edgard Gbozang

 

Comments

comments




Laisser un commentaire