Incident protocolaire relatif au tapis rouge présidentiel : le chef d’Etat-major Ngaïfei en fait un peu trop

Kangbi-ndara.info/ Un incident protocolaire de nature à endommager davantage le tissu relationnel couvrant le pouvoir Exécutif et pouvoir Législatif a lieu avant hier 20 août 2016 à Bangui. Le général de brigade et chef d’Etat-major Ludovic Ngaïfei et le protocole d’Etat Fanga ont traité durement et  avec indécence le Vice-président de l’Assemblée Nationale (VPAN) Aurélien Simplice Zingas. Les faits ont lieu samedi dernier lors de la célébration de la journée internationale de l’arbre à Bangui.

tapisLe manque de flexibilité du service protocole de la présidence et la rigueur démesurée du chef d’Etat Major des Armée vis-à-vis d’un élu du peuple et de surcroit devant plusieurs représentations diplomatiques n’a pas plu à plus d'un. Ce qui s’est passé à l’occasion de la journée mondialement dédiée aux arbres pourrait fragiliser les institutions de la république et est si mal interprété. Certaines personnalités disent en off que les erreurs protocolaires dues à l’incompétence de Fanga de souche gabonaise  et du très zélé chef d’Etat Major Ngaïfei, risquent de creuser, plutôt que prévu, un fossé regrettable entre la présidence et l’Assemblée. 

Nul n’ignore que la république à ses règles et qu’il y a des priorités en ce qui concerne le travail des protocoles mais déshonorer publiquement une autorité dans une république où rien ne va vraiment suscite réflexion.  Le chef d’Etat-Major Ngaifei veut-il lancer quel message en  lâchant ces phrases: « vous êtes qui dans ce pays ? Les ministres qui ont laissé leurs véhicules au loin, vous les dépassez en quoi  »? Devrait-il ainsi blâmer Aurélien Simplice Zingas, député de Mobaye, 1er vice-président de l’Assemblée Nationale et représentant du PAN Karim Meckassoua  pour vouloir accéder au tapis d’honneur ?

De quelques avis recueillis en lien à cet incident, de tels comportement affichés en public par un porteur de tenue ne fait que raviver la détermination de la Communauté internationale de maintenir l’embargo sur les armes centrafricaines. Certains estiment que Ngaïfei est allé un peu loin et devraient faire montre de son influence sur les bandes armées actives à Kaga-Bandoro et à Kémbé que de parader devant des civils à Bangui. Des différents avis au parlement centrafricain, s’il y a menace qui plane autour du pouvoir en place, ce n’est pas de Zingas qu’elle viendra ni de paisibles citoyens mais de ceux qui manient les armes et qui circulent impunément au su de Ngaïfei. Ceux-ci ne doivent s’approcher du tapis rouge.

Paul Morais

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