Intention de nuire : quand la peur au ventre monte dans les méninges des épris des films de fictions

Kangbi-ndara.info / En plus d’être une république « papayière », moins que bananière, au vu de  la conduite aux inflexions puériles de ses dirigeants et décideurs, la République centrafricaine (RCA) est depuis belle lurette le laboratoire des imaginations surréalistes de ceux qui, dépourvus des qualités nécessaires à créer des cadres du succès que de recourir à l’illégalité en manipulant l’opinion nationale pour se mettre à l’abri de tout soupçon, veulent l’effondrement total de ce riche et merveilleux pays.

Brazzaville_08 11 2015_aLe manque de raffinement des « créatifs » de la République, pour emprunter humblement le terme aux acteurs de la communication évènementielle, assombrit davantage la lanterne politique du Centrafrique mais plus encore fait perdre l’estime que l’on avait de l’élite nationale et de ceux qui criaient du minaret populaire  « démocratie » tout en se remettant aux soins des bourreaux du peuple centrafricain dans le seul objectif de gouverner pour dominer.

L’on ne peut faire abstraction des supercheries grossières de certains « bandits  politiques » connus de tous qui, à l’approche des élections, baignant dans l’incertitude d’une arithmétique électorale  posée sur fond de méconnaissance des attentes du peuple et du caractère imprévisible des centrafricains en cas de dérive électorale, se livrent à toutes sortes d’affabulations pour imputer des fautes irréalistes à certains de leurs compatriotes animés par la volonté de changer la donne en Centrafrique.

Un mythe de caniveau déjà connu

Il est très aisé d’attribuer la responsabilité d’un acte blâmable à qui l’on veut là où la confusion est fortement liée à une mauvaise gestion des choses tel le cas de la RCA. De nombreuses personnalités centrafricaines, certaines pyromanes y figurent en son sein, mais quelques rares magnanimes dont la crédibilité est débordante au point même de la lire sur leurs visages, souffrent de fiches mensongères et des grenouillages du monde politique centrafricain dans lequel grouillent des mafiosos nationaux épris d’idées obsessionnelles.

crane humainUn certain Bohary, commerçant au Km5e et le candidat indépendant à la présidentielle à venir Abdou Karim Meckassoua dont l’ascension à l’approche des élections perturbe le sommeil d’un plus grand nombre, se verront, la semaine du 09 novembre 2015, greffer à une histoire qui fait intervenir le surnaturel comme quoi ils auraient commandé à un jeune Antibalaka curieusement arrêté à Boy-rabe, bastion n°1 des Antibalaka dans la capitale centrafricaine, par Edouard Ngaïssona, président de la Fédération national de football et coordonnateur de cette milice d’auto-défense qui aurait instruit des jeunes de tirer à l’arme d’assaut sur le véhicule de Elie Oueifio le Drecteur national de compagne de Meckassoua. Le jeune en question a été accompagné à Radio Ndeke Luka par Lamaka, chef Antibalaka afin de rapporter les faits et il a cité plusieurs noms dont celui de Meckassoua. Une histoire vraisemblable pour le non averti et qui a fasciné plus d’un.

Après vérification de diverses sources (proches de Meckassoua, Bohary et Lamaka) et des médias (Radio Ndeke Luka et plusieurs quotidien de la place) coller à cette affaire, l’on se rend compte qu’il y a toujours en Centrafrique et en grand nombre, des marchands d‘illusions et manipulateurs prêts à  tout pour saper tristement le bon sens du peuple centrafricain en abusant de son ignorance et de la crise confuse politique et sécuritaire qui n’a fait que trop durer. Même si des noms de certaines grandes figures de la classe politique locale sont cités derrière ce mythe grossier, l’on juge prudent de les dissimuler pour ne pas se verser dans le mercenariat communicationnel, ce qui n’alimenterait que cette lâche pratique politicienne agrémentée par certains médias de la place.

En Août dernier, nombreux sont ceux qui, pour trouver un motif afin de nuire physiquement à Abakar Kamera, collecteur de diamant et or à Carnot, sous-préfecture de la Mambéré Kadeï, l’ont accusé de trafiquer les crânes d’enfants morts naturellement ou tuer à souhait. Après vérification par la Minusca de Bouar, il se révèle que ce n’était qu’une diffamation grossière montée de toute pièce par les aigris de la localité.

A ce rythme, la République centrafricaine est encore loin de percevoir le bout du tunnel et les élections tant attendues risques de glisser comme le traineau sur la neige.

Judicaêl Kapionga

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