Journée internationale de presse : le cabinet du ministre de la communication affiche un comportement de rue

Kangbi-ndara.info/ La cérémonie à l’honneur de la liberté d’expression dans le monde a été marquée en République centrafricaine par la remise d’une enveloppe présidentielle contenant la controverse somme de 14 millions de FCFA aux professionnels des médias locaux.

MPJCe que l’on pourrait retenir en substance de la célébration de la journée internationale de la presse à la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) à Bangui c’est l’agacement des journalistes obligés d’attendre la venue tardive du ministre de la Communication et de l’Information Charles Paul Lemasset Mandya (19 h 52). Le patron de la presse locale se faisait attendre pour une enveloppe de plusieurs millions de FCFA remis par le Chef de l’Etat pour permettre aux acteurs des médias de célébrer à leur manière cette journée.

Bien évidemment, le geste symbolique du Chef de l’Etat n’a pas été salué à sa juste valeur par les journalistes habitués à recevoir des régimes précédents des montants aussi colossaux. Régulièrement 30 voir 40 millions de  sous François Bozizé, 25 millions de FCFA en pleine crise par Michel Djotodia une fois 22 millions de FCFA par Catherine SambaPanzsa. Le comble, même le cabinet du ministre de la communication s’est imposé en taillant 1 million de FCFA dans les 14 millions à controverse. Un acte très critiqué par plus d’un. « Le cabinet du ministre Lemasset est rempli des ogres », a vociféré un journaliste à la MPJ.

Aussi, l’Union des Journalistes Centrafricains (UJCA), qui devrait procéder au partage à la présence de toutes les entités médiatiques centrafricaines a dû renoncer à cette périlleuse charge en laissant faire l’inexorable cabinet du ministre Lemasset. N’eut été le bon sens de Maka Gbossokotto, président de l’UJCA, cette journée marquera sans doute l’introduction d’une difficile collaboration entre les professionnels de médias centrafricains et le Gouvernement du premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.

De l’avis de certains journalistes qui prennent en compte les moindres détails, le montant remis par Touadera en parle long. « D’ailleurs dans le décret présidentiel relatif à la composition du gouvernement le ministère  de la Communication se trouvait en  dernière position (21e rang sur 23) », a rappelé un éditorialiste centrafricain couvert sous l’anonymat.

Que le montant soit empreint d’un « mépris  sarcastique» comme le pensent certains – le président tchadien Idriss Déby Itno aurait remis pour la même circonstance 800 millions de FCFA aux professionnels des médias de son pays – cette mesure politique  devrait satisfaire la modestie de la presse locale qui se doit d’aller de l’avant en observant le code d’éthique et de déontologie du métier de journaliste.

Pourquoi la presse en ligne qui a un audimat non négligeable et exige de nombreuses ressources ne bénéficie-t-elle pas de ces revenus périodiques sachant que les articles en ligne sont régulièrement repris par les journaux de la place ? Le Haut Conseil de Communication ne devrait pas y songer déjà !

Johnny Yannick Nalimo

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