Justice : Bozizé-Djotodia qualifiés pour la CPI

Que le Président déchu François Bozizé et sa pierre d’achoppement l’actuel Président de la transition politique centrafricaine Michel Djotodia répondent de leurs actes devant la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes et violations des droits humains. Tel est le souhait de nombreux Banguissois auxquels Kangbi-ndara.net a rencontré le 20 juin dans différents coins de la capitale.

bodjoLe micro ballade de Kangbi-ndara.net (K-N) sur un sujet d’actualité politique en occurrence la poursuite judicaire lancée contre l’ancien Président centrafricain François Bozizé suscite encore des réactions dans la capitale centrafricaine, Bangui. Des réactions vives et franches que notre rédaction vous propose à chaud. Tous souhaitent voir les deux hommes politiques trempés dans larmes des centrafricains comparaitre devant de la CPI pour des exactions perpétrées en Centrafrique depuis plus d’une décennie.

Sur les nombreuses personnes interrogées dans les vois publiques, les bureaux et à leurs domiciles ce 20 juin 2013 à Bangui, la quasi-totalité trouve que  Bozizé et Djotodia font blanc-bonnet bonnet-blanc. D’autres jugent que le second a dangereusement pimenté la sauce que le premier a déjà très mal assaisonnée. Qu’est ce qui serait à l’origine de telles déductions populaires ? Allons aux faits !

Thierry Sokambi, blanchisseur dans un pressing à Bangui, a du mal à comprendre le fait qu’il vit comme un étranger dans son pays et sans perspective à venir depuis un bon  bout de temps. Pour lui : « Bozizé et Djotodia ont trahi la confiance du peuple centrafricain. Ils ont jeté de l’opprobre sur ce paisible peuple. C’est un mal que même l’histoire aura du mal à leur pardonner. Que la juridiction nationale et internationale prennent au sérieux les crimes que ces deux personnalités narcissistes ont commis dans notre pays », martèle-t-il.

Le professeur de lycée Grégoire Beya spécifie quant à lui la question en indexant, d’abord, avec le tranchant des mots la gestion illusionniste de l’homme que certains chefs d’états de l’Afrique Centrale ont trouvé très encombrant. Ensuite, il évoque le climat de terreur intense instauré depuis le 24 mars dernier par l’ex leader de l’alliance rebelle, celui que l’on considère aussi comme le plus impopulaire des présidents centrafricains au pouvoir.  « Il y avait une confusion et un isolationnisme total sous le règne de Bozizé. Le pays avait été géré par une portion de personnes qui piétinaient au vu et au su de tout le monde la loi. Il y a eu des meurtres, des crimes économiques et les éléments de sa garde rapprochée et certains de ses proches, aussi bien à Bangui que dans les provinces, ont les mains tachées de sang des centrafricains… C’est cette horrible pièce de théâtre que Michel Djotodia joue présentement. La Séléka en a fait plus, elle continue de tuer, de spolier les lieux de cultes, de violer, de braquer à main armée. Le pillage et le sabotage de la République tout entière ! C’est du jamais vu en Centrafrique, que la CPI leur réserve une pièce commune à côté de Charles Taylor », allègue le professeur de lycée.

En effet, vouloir poursuivre Bozizé et les siens pour des crimes supposés commis, c’est certes une initiative louable puisqu’ils doivent naturellement rendre compte de leur gestion de la chose publique mais dans le cas d’espèce, cette intention gouvernementale cacherait quelque peu un sentiment revanchard de la part des nouveaux maîtres de Bangui. D’ailleurs, les crimes reprochés à l’ex Président continuent  de se commettre sans que les nouvelles autorités en place mettent fin à cette évidence par.

La charité bien ordonnée commençant par soi-même, il est plus qu’urgent que le Parquet centrafricain envisage la poursuite des crimes qui ont été commis par les « Tu me connais » et qui se commettent encore par les éléments de la Séléka. Le faisant, ce ne sera que justice et cela témoignera de la volonté des autorités politiques actuelles de mettre fin à l’impunité souvent garantie aux auteurs des crimes allégués.

Kangbi-ndara.net

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