La Communauté internationale suggère un départ anticipé de la transition centrafricaine

A en croire les dires d’un poids lourd de la diplomatie internationale à Bangui, les tenants du pouvoir de la transition politique centrafricaine actuelle seraient dans le collimateur de la Communauté internationale qui serait désormais décidée à remettre de l’ordre en Centrafrique.

1406_2Selon ce diplomate internationale, il n’est plus question pour la Communauté internationale de jouer le rôle de simple observateur dans la gestion de la crise centrafricaine.  «  Avec le coup de force du 24 mars 2013 marqué par le renversement des institutions démocratiques, nous avons cru tourner la page de la crise sécuritaire et humanitaire qui a régné sur plus de la moitié du pays depuis e début des hostilités Séléka au mois de décembre 2012. Mais hélas…la situation humanitaire s’est empirée et ne cesse de se dégrader avec son corolaire l’insécurité ambiante sur l’ensemble du pays », a déclaré cette personnalité étrangère.

Le diplomate d’indiquer que «  du moment où le dossier de la transition malienne arrive à terme et que l’union africaine a sollicité l’implication de la Communauté internationale dans la mise en œuvre de la transition en RCA. Il est temps de faire comprendre au Gouvernement et aux principales autorités de ce pays qu’ils ont le choix entre le strict respect des engagements pris dans le cadre de transition ; soit ils rectifient le tir, soit ils anticipent leur départ aux commandes de l’Etat pour laisser la place à certaines compétences qui seront en mesure de ramener la paix sur l’ensemble du territoire ; et remettre le pays dans un régime crédible des institutions démocratiques et ce, dans un délai relativement court que prévu ».

D’après le président du Parti Républicain Centrafricain (PRC) Jacques Ngoli, une telle suggestion résulterait de la volonté politique des meneurs de la transition centrafricaine de rendre élastique la durée recommandée par les Chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et confirmée par le Groupe contact international (GIC).

Evidemment, une source proche de la Présidence de la République centrafricaine et même a affirmé que la transition centrafricaine ne débutera qu’une fois que le Président de transition, Michel Djotodia prêtera sermon ; c’est-à-dire après la mise en place du Conseil constitutionnel de transition et du Haut conseil de communication.

Pour le comble, une attention particulière de la Communauté internationale sur la situation centrafricaine serai la bienvenue pour fondre à temps le béton de l’insécurité fixé sur l’ensemble du territoire par le régime déchu et la coalition Séléka au pouvoir.

Article de Jean Lui Motondi récrit par Kangbi-Ndara.net

 

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