« La crise en Centrafrique est politique et les réponses sont aussi politiques », Jean Serge Wafio dixit

kangbi-ndara.info/ Le président du parti PDCA (Parti Démocratique Centrafricain) Jean Serge Wafio a déclaré au cours de la conférence de presse des membres des plate-formes, partis, associations et personnalités politiques indépendantes tenue au siège du PATRIE (Parti Africain pour une Transformation Radicale et l'Intégration des Etats) que « la crise en Centrafrique est politique et les réponses sont aussi politiques ».

Une déclaration qui tranche net avec l'amateurisme politique dans la gestion de la transition en Centrafrique. Au 30 décembre 2015, date butoir où la transition est censée prendre fin après l'ultime prorogation à eux accordée par la CEEAC, il ne peut y avoir selon les lettres de la Charte constitutionnelle de transition, une énième prorogation. « Le futur Chef d’État de la transition doit-être une personnalité issue du milieu politique sans exclusive. Ni un membre de la société civile encore moins un membre du cabinet présidentiel dirigé par Catherine Samba-Panza », estime Mouammar Bengué Bossin.
 
Pour Me Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE, « les mêmes faits placés dans les mêmes contextes produisent les mêmes effets ». Une manière pour lui de rappeler que « le gouvernement d'union nationale dirigée à l'époque par Me Nicolas Tiangaye avait été contraint à la démission pour absence de résultat. Il en est le cas avec l'actuelle équipe de la transition qui a démontré tout ce dont elle est capable ».

Échec
N'étant pas en mesure d'organiser les élections dans les délais après plusieurs prorogation, l'actuelle équipe devra naturellement tire les conclusions qui s'imposent et laisser la place aux personnalités dotées des compétences nécessaires pour conduire une nouvelle transition aux fins de sécuriser le territoire national afin d'organiser des élections présidentielle et législatives.

Comment alors pousser la communauté internationale à adhérer à cette initiative innovante des plate-formes, partis, associations et personnalités politiques indépendantes de la République Centrafricaine, Maxime Kazagui estime que c'est par le dialogue qu'ils arriveront à expliquer aux partenaires de la communauté internationale, le bien fondé de leurs démarches. « Notre déclaration part du constat des délais légaux et sur cette base, nous estimons que les élections ne peuvent se tenir dans les délais. Le bon sens étant la chose la mieux partagée aussi bien par la communauté internationale, nous pensons qu'elle (communauté internationale) ne peut pas souhaiter aux élections en foulant aux pieds les délais légaux et en dépit des questions d'ordre sécuritaire ou de l'insécurité qui prévaut encore dans notre pays », a expliqué Maxime Kazagui.

Rendue publique le 5 septembre 2015, la déclaration d'une cinquantaine des plate-formes, partis, associations et personnalités politiques indépendantes prévoit un schéma centrafricain inclusif de sortie de crise qui aboutira au lendemain du 30 décembre 2015 à la mise en place de nouvelles institutions de la transition en Centrafrique pour « une période de 18 à 24 mois ».

 

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