La FOMAC décide enfin de renvoyer les refugiés dans son camp

Seules les personnalités comme Mme Katidjia Mbaye, Gaston Gabriel Mamang, M.Poumayako, M.Feikoumo, Jules Bernard Ouandé et Vivien Greyembe sont autorisées par l’Etat Major du Commandement de la Force Multinationale (COMFORCE) à rester dans le camp militaire. Telle est la décision prise le 14 juillet par le COMFORCE. Les autres réfugiés doivent à partir du 15 juillet 2013 chercher à libérer les blocs qu’ils occupent.

IMAGE FOMAC« Nous avons discuté de la question des personnes constituées en réfugiées dans notre camp avec le Président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye et ils nous ont donné l’accord de renvoyer tous les réfugiés. Mais pour des raisons de sécurité quelques personnalités resteront pour une certaine durée. La FOMAC n’est pas une institution humanitaire mais plutôt militaire ; donc cohabiter sur le camp avec des civiles est contraire à nos règlements mais nous l’avions quand même  fait pour la sécurité de quelques centrafricains menacée», explique Jean Félix Akaga le Général Commandant de la FOMAC à Kangbi-ndara.net ce 14 juillet après une rencontre avec toutes les personnes qui ont trouvé refuge au Camp M’Poko.

Pour certains des réfugiés au camp MICOPAX, la prise de cette décision résulte d’une pression faite par le Président de la Transition centrafricaine Michel Djotodia et le Chef du Gouvernement Nicolas Tiangaye qui ont plusieurs fois reçu les autorités militaires de la FOMAC à cet effet. Séance tenante, le Général de Division Lapo dont le nom ne figure pas dans la liste des privilégiés de la FOMAC n’a pas apprécié le fait que pour les conduire vers la porte de sortie la FOMAC n’a pas fait preuve de considération envers les anciennes autorités de Centrafrique « vous nous chassés comme des chiens pourtant nous avons gouvernés ce pays. Vous avez fait parvenir des fiches à certains d’entre nous et en différés. De cette façon comment pourrions-nous être un jour reconnaissons envers vous ? ».

Une autre question soulevée pendant la rencontre de l’Etat Major et ses résidents visiteurs est l’occupation des résidences privées de plusieurs refugiés par des ex-combattants de la Séléka. Sur ce point l’Etat Major de la FOMAC  a rassuré les personnalités centrafricaines encore craintives que leurs domiciles vont être libérés dans les jours qui suivent. Cette assertion ne convainc par certains cadres de l’armée centrafricaine actuellement marginalisés par le pouvoir en place, en occurrence Jules Bernard Ouandé dont les deux villas sont toujours sous contrôle de certains officiers Séléka. « Même si mes résidences me seront libérées cela ne représente aucune garantie puisque tout mon entourage c’est  des Séléka ».

Par ailleurs, les réfugiés révèlent que depuis près d’un mois la FOMAC leur a coupé les vivres et qu’aucune organisation humanitaire intervenant en République Centrafricaine ne leur ait venu au secours. La FOMAC se justifie en précisant qu’aucun budget ne leur a été alloué pour subvenir aux besoins quelconques des personnes civiles occupant depuis le 24 mars 2013 différents blocs immobiliers dans le camp. « Nous avons eu à faire des prélèvements sur le fonds des militaires pour gérer avec les réfugiés et à plus de quatre mois nous sommes épuisés», conclu le Général Commandant, Jean Félix Akaga. 

Au finish, seules 7 personnes sur les environs 115 réfugiées à la base militaire de la FOMAC resteront sur le camp. Il convient de rappeler que l’actuel Premier ministre centrafricain et bien d’autres autorités centrafricaines ont d’abord trouvé refuge dans ce camp avant de quitter les lieux.

Kangbi-ndara.net

 

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