La guerre des institutions en Centrafrique :  » Tout cela fait partie du plan »

Kangbindara.info/ Encore un autre mois de mars et les indicateurs du relèvement de la République Centrafricaine passent progressivement de jaune au rouge. La présence russe, le rappel de l’ambassadeur de France en Centrafrique, le malaise évolutif palpable entre les hautes institutions de la république et la reconquête des villes du pays par quelques principaux groupes armés sont autant de facteurs à prendre en compte surtout un mois de mars.

Le manège de Bangui tourne encore. Les mêmes faits, les mêmes erreurs, les mêmes démons et le puzzle de l’horrible déjà vécu de Bangui se reconstitue de pièce en pièce.

Ce mois de mars 2018 est déterminant pour l’Exécutif centrafricain suspectant les trois autres institutions de manoeuvres politiciennes douteuses.

Entre autres faits marquant le troisième mois de l’année,le mois de mars 1959 c’était le décès ou la déportation de Boganda,  mars 2003 Bozizé prenait le pouvoir par les armes, mars 2013 la coalition Séléka portait Michel Djotodia à la présidence de la République et  mars 2016 (Investiture du Président démocratiquement élu Faustin Archange Touadera. Le mois de mars en Centrafrique loge un tunnel politique sombre.

La signature d’un partenariat militaire avec la Russie, l’arrivée des armes livrées à la Centrafrique par ce pays, le cantonnement des instructeurs militaires russes à l’ancienne Cour Impériale de Béréngo dans la Préfecture de la Lobaye et les dispositifs protocolaires peu négligés par le Gouvernement avant cet exploit politique, ouvrent autant de brèches que le pouvoir de Bangui aurait du mal à fermer.

Dans ce pays où, pour l’heure, rien ne semble valoir la paix et la sécurité, la présence russe inspire confiance. Le Peuple centrafricain y voit une lueur d’espoir et le début de la fin de l’incertitude politique et d’un sombre passé instrumentalisé. Cette réussite politique historique enregistrée par le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son Gouvernement s’affiche un véritable tremplin pour une seconde victoire à la présidentielle de l’Homme du 30 mars.

Une source politique centrafricaine de signaler en off qu’« un complot est en gestation et elle se prépare avec les institutions phares de la République pour aboutir à une crise politique profonde. Vous verrez d’ici peu de temps la Séléka va reprendre les hostilités et la France soutien à distance ».

En effet, l’entrefilet ci-dessus est confié à Kangbi-ndara depuis plus d’une semaine. Aujourd’hui, plusieurs villes du pays dont Bangassou, une des principales villes de l’Est sont actuellement reconquises par le FPRC dont une partie est dirigée par Abdoulye Hissen et l’autre sous le commandement du mercenaire Noureddine Adam.

Cette crise politique intense a débuté le mois de décembre dernier quand des médias français ont tendu à Birao leurs micros au chef rebelle Noureddine Adam. Le chaos sécuritaire se rapproche à pas de géant quand les détracteurs de la République se sont rendu compte de l’effectivité de l’influence russe sur terrain faisant revenir Noureddine Adam sur sa position d’opposant au processus de restauration de l’Autorité de l’Etat dans les zones qu’il occupe. La profondeur politique et sécuritaire du danger qui guette la Centrafrique se palpe dans la crise nourrie au sein des institutions phares de la république que son : la Présidence de la République, l’Assemblée Nationale, la Cour Constitutionnelle et le Haut Conseil de la Communication.

Une montagne de suspicion divise à dessein les quatre plus hautes institutions du pays. A en croire la source sus citée, « tout cela fait partie du plan ».

Puisqu’il est révélé que la France soutienne à distance, le rappel de Christian Bader, ambassadeur de France en Centrafrique et la restriction de l’effectif du personnel diplomatique français dans le pays au nombre de douze fait aussi partie de ce plan ? L’asphyxie financière annoncée par la Communauté internationale relative au paiement de salaires des fonctionnaires de l’Etat  a-t-elle aussi un but lié à ce complot ? Le régime de Touadera mesure-t-il réellement la portée du remaniement ministériel annoncé ?

Kangbi ndara

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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