La Nation Centrafricaine et les Récifs : les regrettables scotomisations de Crépin Mboli Goumba

Kangbi-ndara/ Le livre la Nation Centrafricaine et les Récifs illustre la gamelle de son auteur épongeant volontairement ses tranches de vie en lien à une tragédie, aux abus de confiance et des trahisons. Cet article ne complète que quelques faits ostensiblement tus par Crépin Mboli Goumba souffrant du complexe de Napoléon et victime de ses propres excès.

Entre les lignes de La Nation Centrafricaine et les Récifs déambule sournoisement le Judas Iscariote centrafricain. Le style de l’œuvre dénonce l’opiniâtreté d’un grimacier. La verve écume la parodie d’un imposteur déplumé. Les chroniques logent le fond d’une confusion aléatoire. Fort de quelques aphorismes renfermés dans ce livre, les vaudevillesques caparaçonnées par l’auteur ne sont qu’immondices ; une bauge prédéterminée à divertir la galerie et à manipuler la conscience collective.

Ce serait une lapalissade d’exciper que la Séléka est alignée derrière Mboli Goumba s’efforçant de la ménager. Pourquoi ménage-t-il dans son ouvrage Noureddine Adam et Michel Djotodia ? Certains hauts cadres de l’escouade rebelle de la Séléka sur qui Crépin Mboli Goumba se vautre dans l’espoir de gravir des mythiques paliers politiques (Primature centrafricaine et palais de la Renaissance) fustigent le livre et son auteur d’« inutile et immature ».

Dans l’expression de sa malhabile vendetta, Crépin Mboli Goumba, se souvient-on encore détournait 5 millions dévolus aux étudiants de l’Université de Bangui pour se louvoyer au Sénégal, oubliant que coule dans ses veines le sang d’un instituteur pédophile et enclin à alcool dont l’histoire est connue de tout Bangassou, sa ville natale. L’exégèse de cette enfance misérable dépêcha un de ses oncles maternels dont l’épouse – Victoire Yakossobé – deviendra abruptement ministre déléguée aux Affaires étrangères avec bénédiction de la Séléka dont Crépin s’évertue difficilement de chapeauté l’aile politique.

Le rétroviseur du cheminement de l’awardien Crépin Mboli Goumba, après éclatement de son parti le PATRI (Parti africain pour la transformation radical et l’intégration) qui se résume désormais à sa personne et ses deux chaises à l’Assemblée nationale, fait poindre l’évidence de sa nature trouble-fête de la société centrafricaine. Désormais Crépin Mboli Goumba n’est plus un homme politique centrafricain car bannit de tous. Il est par excellence une tête centrafricaine bien pleine, très bien pleine pour être si mal faite. Très mal faite pour repousser ceux qui donnaient crédit au PATRI pour se mettre à dos la république entière.

Comment intégrer les méninges que cette tête bien constituée qu’est Crépin Mboli Goumba brocante les soupçons en chinant l’imprimé de ses feuilles de choux au siège de Bangui Fm, radio privée indépendante et censée être hétérodoxe ? Crépin tambourine clairement que son ami Adrien Poussou n’est qu’un figurant à Bangui Fm. En tatillon, cette radio doit son existence aux deniers publics détournés durant l’apothéose de la Séléka. En commercialisant son livre à Bangui Fm, l’acheteur renseigné défalquerait aisément que les reliquats des 50 millions de FCFA de Michel Djotodia payés à Adrien Poussou pour un pamphlet pastiché en format A4 sur planification de Crépin Mboli Goumba a servi à foison pour le lancement de cette radio. Crépin devrait mentionner ces détails importants dans son livre puisqu’un commissaire de police des frontières en poste était vilipendé et giflé par Mahamat Zakaria, aide de camp de l’ancien Président Michel Djotodia pour avoir empêché Poussou d’embarquer dans l’avion avec les 50 millions à condition de les déclarer mesure prévue par la Constitution centrafricaine. L’auteur devrait le dénoncer dans son livre. De l’aéroport, Poussou contacte son ami Crépin alors ministre du ciel et de la terre. Offusqué et tourmenté par le professionnalisme et la loyauté  de ce commissaire de police rares en Centrafrique, Crépin Mboli Goumba va exagérer les motifs au point de déplacer l’ancien Président Djotodia du Camp de Roux à la police de l’Aéroport Bangui M’Poko. Le Président Djotodia laissait son aide de camp humilier ce digne fils du pays qui sera relevé de ses fonctions deux jours après. Au finish Adrien Poussou embarquait avec le pactole dans l’avion tandis que Crépin Mboli Goumba transpirait d’enthousiasme d’un travail très accompli. En bouquinant La Nation Centrafricaine et les Récifs, quel sentiment éprouverait ce commissaire de police des frontières en constatant l’absence de ce fait qui traduit l’état d’esprit de l’auteur et de son entourage ? Cette vérité ne mérite-t-elle pas d’être portée à la place publique ?

Crépin Mboli Goumba n’adjoint à son bouquin sa pâteuse stratégie visant à lorgner les égéries issues de bonnes familles pour ensuite convoiter des biens immobiliers de leurs géniteurs. S’adonnant à ce stratagème, il a mis son grappin sur Me Krizia Loumandet belle fille de Mr Congossienne afin qu’on lui brade la villa de ce dernier sise les 36 Villas en face du lycée Barthélemy Boganda. Ensuite, Crépin Mboli Goumba jeta son dévolu sans succès sur une des braves filles de l’ancien Président André Kolingba pour stipendier l’immeuble abritant Bangui Chimie où siège Bangui Fm. Encore à l’époque, en se servant de Sylvie Bozizé qui travaillait à Ecobank  Crépin Mboli Goumba s’était introduit facilement au sein de la famille présidentielle en devenant le courtier de Socrate Bozizé. En balafrant le visage l’ancien Président François Bozizé Yangouvonda dans son livre, cette famille est présentement au regret d’avoir aidé quelqu’un qui se révèle au grand jour un ingrat même s’il essaie de ménager Socrate Bozizé dans l’ouvrage. De même, Mr Hervé…(Crépin sait de qui il s’agit) déboursa la coquette somme de 200 millions de FCFA à son avocat qui se trouve être un certain Mboli Goumba pour l’acquisition de la propriété Moundiao située au centre-ville en face du ministère de l’Agriculture. Les vénalités dominantes de Crépin abusent de la confiance de ce dernier en trafiquant le nom de l’acquéreur à son profit. Il établit le titre foncier en son nom propre. Il trahit la confiance de son client Hervé. Cette affaire est encore pendante en justice centrafricaine Crépin ne réserverait qu’une petite parcelle de terrain ne valant pas 200 millions à ce dernier.

Crépin Mboli Goumba en habile coureur de jupon parachève sa stratégie en politique du sexe. Les médias nationaux ont régulièrement dénoncés ses marivaudages avec Danielle Darlan, présidente de la Cour Constitutionnelle centrafricaine. Sa vraisemblable liaison avec Danielle Darlan inquiète une certaine classe politique centrafricaine du fait que 2021 se profile peu à peu à l’horizon.

Pourquoi la Minusca boude-t-elle aussi La Nation Centrafricaine et les Récifs ?

La plaquette de Crépin Mboli Goumba occulte aussi ses escapades financières en France avec les deux autres puissants ministres de la Séléka. Le livre parle-t-il de ses trafics de diamants de sang et de ses multiples voyages d’écoulement à Doubaï, Qatar et aux  pays du Golf ? L’auteur du livre – jugeant le Président Faustin Archange Touadera à mi-parcours et non au bout de son mandat – se refuse d’y mentionner ses multiples titres de loyer et de location de véhicule de  Michel Djotodia alors ministre de la Défense que lui payait son acolyte Georges Bozanga qu’il a placé en usant de son influence au sein de la Séléka à dessein à ce poste pour saigner le trésor public centrafricain. Les témoins estiment à plusieurs dizaines de millions les filouteries de Crépin Mboli Goumba et Georges Bozanga. Viré au Gouvernement, Crépin Mboli Goumba tentait vainement de repositionner Georges Bozanga en tête du Ministère Chargé du Secrétariat Général du Gouvernement. Pourquoi ces vérités ne figurent-elles pas dans l’ouvrage ?

L’œuvre de Crépin Mboli Goumba ne fait aucune allusion à ses multiples escapades financières à Paris où il se délectait des délices de la vie dans le luxueux l’Hôtel cinq étoiles Méridien Porte Maillot. Amnésique, Crépin Mboli Goumba ne se souvient plus de la duperie et abus de confiance dont l’ancien Président Michel Djotodia a été victime du fait qu’il l’a trompé comme quoi le gouvernement cherche à saisir sa villa achetée à la Famille Paco au centre-ville. Pour acquérir ladite villa Crépin Mboli Goumba sollicitait un prêt bancaire de 380 millions de FCFA auprès de la CBCA. Mais la procédure peu orthodoxe et hâtive de cette opération a fini par coûter au directeur général Yves Dessande son départ de la banque.  Autres faits oubliés par notre tristement célèbre écrivain, la vente d’une concession de Michel Djotodia aux indiens par l’intermédiaire de Me Innocent Poko – avocat au cabinet de Mboli Goumba – au montant de 200.000.000 de FCFA. Cette propriété est située sur l’Avenue Boganda en face de la Fédération du scoutisme. Les lecteurs de La Nation Centrafricaine et les Récifs ne devraient-ils pas connaitre tout cela ?

Aphasique, le très tribaliste et adepte du favoritisme écœurant, Me Mboli Goumba couvre d’opacité le Contrat Roumain estimé à plusieurs milliards dont les en dessous avaient coûté la vie à l’illustre  ancien ministre Conseiller à la présidence en matière des mines et du pétrole, le feu Igor Kombo-naguemon. N’avait-il pas voulu faire de sa tutrice Victoire Yakossobé – une fois virée de son portefeuille de ministre déléguée aux Affaires étrangères – ministre des Eaux et Forêts en lieu et place de l’ex-ministre d’Etat Mohamed Daffane ? Pour quelle raison avait-il placé son beau-frère Parfait Kongo, d’abord ministre dans le gouvernement de l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye et ensuite à la place d’Abacar Yakanda au poste de Haut-Commissaire chargé des Droits de l’homme à la présidence de la République ? Il est de notoriété publique que c’est Crépin Mboli Goumba qui avait fait d’Adrien Poussou le ministre de la Communication en remplacement du ministre d’Etat feu Christophe Gazam Betty, dont il a comploté son départ du gouvernement. Il avait fait d’un journaliste plagiste – usurpateur de titre – ministre de la Communication puis ministre conseiller en communication à la Primature. Adrien Poussou ne s’empêchera d’imiter fréquemment la signature de l’ancien Premier ministre Mahamat Kamoun afin d’empocher les frais de mission pour ses bas instincts. Il a fallu la vigilance de l’ancien ministre des Finances et du Budget Abdala Kadre un jour pour mettre fin aux stratagèmes de l’ami de Crépin Mboli Goumba. N’est-ce pas que les oiseaux de même plumage volent ensemble ?

Quel type de relations entretiendrait Mboli Goumba avec le centrafricano-camerounais Hugues Tcheumeni, ancien Dg des Fonds routier par l’entremise duquel il a fait goudronner le tronçon de quelques 500 mètres (devant Air-France jusqu’au Lycée Marie-Jeanne Caron) à hauteur de plusieurs milliards de FCFA qu’un diplomate européen qualifiait avec ironie comme la route la plus chère au monde ? Pourquoi après la chute de Séléka son beau-frère Tchiemeni a-t-il prit la poudre d’escampette en démissionnant du Fonds routier pour se retrouver en France ? L’avocat Crépin Mboli Goumba avait-il autant d’argent pour entretenir les routes de la capitale centrafricaine à l’époque de la Séléka pour n’en disposer plus aujourd’hui ? L’auteur ne devrait-il pas en parler dans son livre avec les détails près pour que comprennent ses lecteurs ?

Crépin Mboli Goumba serait interdit d’entrée aux Etats-Unis depuis quelques temps en dépit de sa nationalité américaine. Les personnes bien informées affirment qu’en raison des doutes sur sa fortune, l’achat d’une maison convoitée par Crépin Mboli Goumba en Californie lui était refusé par les autorités américaines. Ces mêmes sources révèlent que l’homme voudrait ramener sa famille à Bangui. Crépin échapperait belle une arrestation à l’instar de Cheikh Tidjiane Gadio du Sénégal déclaré persona non grata aux USA. Pourquoi cela ne figure pas dans ce livre ?

Plus grave, l’entourage de Catherine Samba-Panza détient un dossier incriminant Crépin Mboli Goumba, un ministre influent de la Séléka et l’ancien Chef d’Etat Michel Djotodia concernant le détournement des actions de l’Etat centrafricain au sein de la société Axmine qui exploitait l’or à Ndassima et dont la vente a été opérée sous Djotodia avec un premier versement en octobre 2014 et deux autres versements sous le régime Samba-Panza. C’est ainsi que le ministre des Finances et des Mines de l’époque reçurent une notification d’Axmine concernant le versement des deux derniers comptes logés au Niger dont l’un appartenait au président Djotodia, l’autre à l’ancien ministre de l’Equipement Crépin Mboli Goumba. Dans ladite notification il stipulait, après demande des autorités centrafricaines, que Crépin Mboli Goumba et l’autre ministre jouaient le rôle de conseil et bénéficiaire dans cette transaction.

Pourquoi les facéties de La Nation Centrafricaine et les Récifs ne font pas honneur à ces détails importants ?

A suivre…

 Kangbi-Ndara

 




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