La patrouille du désarmement en bute à la furie du Colonel Abder Madid

Très furieux,  le Colonel Abder Madid, issu de la Séléka,  a failli abattre dans la matinée du 26 juillet un élément de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) et trois autres personnes aux 36 villas. Cet officier Séléka n’a pas apprécié le fait que  la FOMAC ait déjoué ses plans visant à faire sien le pick-up Hard Body de sa voisine d’en face  Mme Maliko. Chose surprenante, la FOMAC sous le commandement d’un colonel tchadien  n’a pas pu désarmer l’officier aux intentions meurtrières.

SAM_2113Le reporter de Kangbi-Ndara qui a été à bord du véhicule de commandement de la patrouille du 26 juillet conduit par le Colonel tchadien Djibril Oumar Adou rapporte que le Colonel Abdel Madid, voisin d’en face de Mme Maliko aux 36 villas, a pris de force, d’entre les mains de la sentinelle de cette dernière la clé d’un pick-up Hard Body. La sentinelle a vite joint l’un des numéros verts de sécurité pour alerter la FOMAC, la patrouille du désarmement de cette journée a ouvert sa ronde en se rendant à l’endroit indiqué aux 36 villas dans le 1e arrondissement de Bangui.

Une fois sur les lieux, c’est la violente réaction du Colonel Abdel Madid en présence des forces multinationales en charge du désarmement qui a failli aggraver la situation. Devant la FOMAC, ce colonel issu de la Séléka a dégainé l’un de ses deux pistolets automatiques pour abattre la sentinelle et deux autres employés de Mme Maliko. Il a été empêché de justesse par le Colonel tchadien commandant de la patrouille mais l’officier de la Séléka a semblé ne vouloir se calmer qu’après avoir mis fin  à la vie de ces trois hommes. Supportant mal le fait qu’un officier se comporte de la sorte, un élément tchadien de la FOMAC l’aurait glissé un mot pas du tout encourageant (en langue parlé au Tchad) et Mr Abdel Madid a retourné sa colère contre le militaire FOMAC. Il s’est juré de l’abattre si seulement ses éléments et quelques FOMAC tchadien ne l’ont retenu en lui retirant brutalement son pistolet.

Ce qui n’a pas été fait selon la mission assigné à cette patrouille de la FOMAC c’est le non désarmement de cet officier de la Séléka et de ses quatre éléments. Interrogé par le reporter de KN, le chef de la patrouille le colonel tchadien Djibril Oumar Adou de répondre  « je lui ai pris son pistolet et je l’ai remis à son adjoint ».

Finalement, la FOMAC a pu récupérer la clé du véhicule de Mme Maliko et l’a déplacé pour stationnement à la base FOMAC de M’Poko.

Kangbi-Ndara

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