La RCA risque un effondrement total signal le SG adjoint des droits de l’homme au HCDH

Le Secrétaire général adjoint aux droits de l’homme Ivan Simonovic vient le jeudi 1er août  de lancer un signal sur la situation critique de la République centrafricaine.  Un signal lancé à la Communauté internationale après une décente sur le terrain qu’il a faite cette fin juillet.

P1010449Selon Ivan Simonovic, lors d’un  point de presse organisé par le Bureau intégré des nations unies en Centrafrique le 1er aout, la République  centrafricaine est proche d’un « effondrement total » si la communauté internationale tarde à lui apporter son soutien. Dans le rapport du constat qu’il a fait sur le terrain au courant du mois dernier, ce haut responsable des droits de l’homme a pu déduire qu’  « au-delà de Bangui, il n’y a ni police, ni système judiciaire, ni service sociaux. La sécurité est pratiquement inexistante et la population vit dans un  état de peur permanent ». Il dit être personnellement préoccupé par le nombre des membres de la Séléka qui, «  ne recevant aucun salaire, installent des barrages dans les rues, demandent de l’argent ou pillent les maisons ». Des violences sexuelles sont commises sur de nombreuses dans l’ensemble du pays.

 En émissaire méticuleux, Ivan Simonovic s’est dit choqué par « l’ampleur des pillages et des destructions…Notre bureau a documenté de nombreuses violations des droits de l’homme commises depuis décembre 2012. Les auteurs de ces crimes ne doivent pas rester impunis », a-t-il dit.

A Bambari l’une des trois grandes et principales villes du pays où il s’est rendu, Ivan Simonovic, des membres de la communauté locale ont indiqué que des victimes ont été sommairement exécutées sans pouvoirs indiqué avec exactitude l’identité des auteurs. Il a même rencontré et discuté avec une femme enceinte de quatre mois qui a été violée par des éléments de la Séléka et qui a malheureusement perdu son bébé.

Selon ce responsable onusien, «  la situation de la République centrafricaine est chaotique » et cette situation a un impact sur la vie quotidienne des populations dans tous ses aspects.

Il a également évoqué le cas de la malaria et autres maladies qui pourraient causées plus de décès que les conséquences des conflits militaro-politique.

Une autre inquiétude de haut responsable des droits de l’homme est la volonté politique centrafricaine a alimenté la menace d’un conflit inter religieux.

En guise de solution urgente, Ivan Simonovic a recommandé en premier lieu de « restaurer la sécurité…pour ramener une forme de normalité dans l’ensemble du pays, éviter l’approfondissement des divisions ethniques et religieuses, et faciliter la réconciliation nationale.

« Le désarmement, l’intégration et la formation conjointe d’un nombre limité d’éléments des anciennes forces de sécurité et de la Séléka, qui ont été certifiés afin d’exclure les personnes coupables de violations de droits de l’homme, est la voie à suivre » d’après Simonovic.

Ivan Simonovic a aussi fait mention des troupes régionales de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui doivent être renforcées sans délai par une force internationale plus large et plus diversifiées sous l’égide des Nations Unies. Il s’agit selon lui d’une étape essentielle pour restaurer la sécurité et pour faciliter la réforme du secteur de la sécurité, ainsi que le départ des combattants étrangers. Un tel déploiement va faciliter la préparation des élections libres et régulières dans les 18 prochains mois.

Monsieur Ivan Simonovic a pris ses fonctions en qualité du SG des droits de l’homme à New York en  juillet 2010 et possède une grande expérience des relations internationales, du droit, des droits de l’homme et du développement des institutions nationales.

Kangbi-Ndara.

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