« Le Chef de l’Etat parle toujours de la sécurité sur un ton de mépris » dixit le chef religieux Nicolas Gueret Koyamene.

Il est l’invité choc de Radio Ndeke Luka ce matin 18 juillet 2013. Le pasteur Nicolas Gueret Koyamene a dans une allégation franche fait le tour de la situation sécuritaire actuelle en Centrafrique qui selon lui est en déphasage avec la déclaration faite par le Chef de l’Etat au Bénin et au  Burkina-Faso Ce haut responsable religieux rend aussi  les autorités politiques et judiciaires centrafricaines et les services de renseignement du Chef de l’Etat responsables des bavures politiques et sécuritaires perpétrées actuellement sur l’ensemble du territoire.

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Il est l’un des rares centrafricains à parler avec franchise et publiquement de la situation que traverse la République centrafricaine depuis le 24 mars 2013. Le pasteur Nicolas Gueret Koyamene a dans ses propos liminaires sur les ondes de Radio Ndeke Luka, regretté que « chaque fois que le Président de Transition qui est Chef de l’Etat, garant de l’intégrité physique des centrafricains, quant il doit parler de la sécurité en Centrafrique il le fait sur un ton de mépris comme s’il n’a pas un service de renseignement qui le met au parfum de ce qui se passe à travers tout le pays ».

Sur la récente déclaration faite par le Président Djotodia au Bénin et au Burkina-Faso sur le retour de la sécurité et de la quiétude en Centrafrique, ce haut responsable religieux a dans son speech levé le voile sur le matamore oratoire du Président centrafricain de la Transition qui se passe actuellement des commentaires. « S’il s’est donné le plaisir de faire cette déclaration ça n’engage que lui…Est ce qu’il est informé de ce qui se passe à Yaloké et de ce qui se passe à Bangassou ou maintenant y a un affrontement entre les gens qui composaient Séléka obligeant la population à fuir la ville ? Est-ce qu’il est informé de ce qui se passe dans le village Boulangba qui est en ce moment désert par ce que les populations sont en fuite ?  Un autre village dans la sous préfecture de Mobaye où les maisons ont été totalement incendiées et la population se trouve en débandade vers Bangui-Kette ? Est-ce que les services de renseignement ne donnent pas ces informations au Chef de l’Etat ? A Nola les gens sont toujours dans l’inquiétude et la  psychoseon se demande est ce que le Chef de l’Etat a réuni toutes ces informations pour pouvoir faire cette déclaration à l’extérieur que y a la sécurité en République Centrafricaine ? ».

Par ailleurs le processus de désarmement enclenché depuis le 1er juillet n’est qu’une farce pour M. Gueret Koyamene qu’il n’y a pas lieu de parler des éléments incontrôlés au jour d’aujourd’hui en Centrafrique par ce que : « Avant nous constatons tous que les éléments de la Séléka étaient en tenue militaire, mais depuis que le désarmement a commencé nous voyons les éléments de la Séléka en  arme et en civile. Et tout ça au su et au vu de la FOMAC et de la Communauté internationale…est ce qu’on peut les appelés des éléments incontrôlés ? Ce sont des éléments déshabillés pour d’autres activités…Ou bien on peut dire que c’est une bande armée qu’on a préparé maintenant pour massacrer les centrafricains ».  

Selon Nicolas Gueret Koyamene, le Chef de l’Etat est en premier lieu le responsable de tous les drames que vivent les centrafricains car il est le seul a assuré la sécurité physique de tous les centrafricains, ensuite le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui est le chef du gouvernement, nantis de tous les pouvoirs et défenseur des droits de l’homme qui observe depuis  « un silence de bois » en face des « tueries » abusives « s’il est empêche dans ses actions qu’il démissionne, cela témoignera sa bonne foi », propose le religieux. Aussi, il n’a pas loupé le ministre de la justice qui doit faire application de son cahier de décharge pour stopper l’hémorragie de l’impunité actuelle. « Le peuple attend un signal fort de la part du président du CNT, je le dis en tend que conseiller au CNT ».

En un religieux complet, le pasteur Nicolas Guert Koyamene a conclu en indiquant que  Jésus n’est pas absent de la barque mais il est plus qu’important que les centrafricains ne cèdent pas à la vengeance et au ressentiment  car « les gens veulent nous amener à la somalisation et au génocide rwandais  mais Dieu nous en épargnera ».

Kangbi-ndara.net

Fichier audio obtenu pour publication grâce à l'aimable collaboration de Radio Ndeke Luka

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