Le CNLS pris en otage par les indélicats de la Séléka

Le Secrétariat Technique du Comité National de Lutte contre le Sida (ST/CNLS) a été pris en otage le vendredi 14 juin 2013 par les éléments de la Séléka déployés pour assurer la sécurisation des lieux. C’est la deuxième fois que cette institution a fait l’objet de prises d’otages depuis la prise du pouvoir par l’ex coalition rebelle de la Séléka.

slkaCe vendredi, 14 juin 2013, le ST/CNLS a encore été pris en otage par des indélicats de la Séléka qui, avaient été remerciés par le CNLS  le mardi 11 juin 2013 pour bons et loyaux services rendus. Mais bien avant de quitter les lieux, le ST/CNLS, a mis la main dans les poches en déboursant, selon les informations reçues, la somme de 1.500.000 FCFA pour payer les services offerts par les éléments de la Séléka qui y assuraient la sécurité.

Le vendredi 14 juin 2013, et après avoir épuisé les 1.500.000 FCFA qui leur avaient été donnés, les criminels de la Séléka reviennent encore pour se servir. Le modus operandi était bien ficelé. L’édifice qu’abrite le ST/CNLS a, automatiquement été encerclé et tout le personnel, pris en otage.

Selon de sources concordantes, des compatriotes camerounais, dépêchés à Bangui par le Fonds mondial pour un contrôle financier s’y trouvaient et étaient obligés d’arpenter les murs de la clôture du ST/CNLS afin de sauver leurs peaux tant, la Séléka, dans la conscience commune, inspire la terreur, la cruauté, en un mot, la mort facile.

Pour ce vendredi 14 juin 2013, le motif invoqué pour justifier cette descente barbare, a trait à l’argent. Les 1.500.000 FCFA déboursés le mardi 11 juin 2013 par le ST/CNLS n’était pas suffisant et il fallait y ajouter quelque chose. 1.500.000 FCFA, ont encore été sortis par le ST/CNLS pour calmer les ardeurs belliqueuses des éléments de la Séléka avant qu’ils ne quittent les lieux. Sont-ils partis, cette fois-ci pour de bon ? C’est la question qui reste posée tant, on ne sait pas de quoi sera fait demain. Toujours est-il que l’on se pose la question de savoir si la République serait un jour épargnée des menaces à mains armées qui deviennent monnaies courantes dans la Capitale centrafricaine pour ne pas dire dans tout le pays.

Comment comprendre que les éléments de la Séléka qui ont conquis le pouvoir le 24 mars 2013 n’arrive pas à épargner de leur furie destructrice, les structures de l’Etat comme le ST/CNLS qui est une structure de l’Etat centrafricain avec comme président, le président de la République, suivi du premier ministre qui en est le Vice-président et d’un deuxième Vice-président qu’est le ministre de tutelle ?

La République est en danger et ce danger à un nom qui n’est rien d’autre que Séléka. Il nous faut aujourd’hui réfléchir sur les stratégies à mettre en œuvre afin de nous ôter cette peste que représente la Séléka. C’est une urgence vitale pour la République Centrafricaine n’est-ce pas ?

Karl Lomane

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