Le décor tant redouté d’une métastase de cette crise sécuritaire s’est remis en place…

Centraf-infos.overblog.com/ Ils ont décidé de rompre le silence et de porter le débat sur la problématique de l’insécurité qui prévaut dans le pays. Ils, ce sont les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale qui veulent ainsi attirer l’attention du gouvernement centrafricain mais aussi de la Minusca. Ceci, sur l’impérieuse nécessité de la préservation de l’intégrité territoriale et de la protection des populations civiles. Déclaration !

DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES RELATIVE A LA SITUATION SECURITAIRE 

Les partis politique signataires de la présente déclaration expriment leur vive inquiétude quand au développement et à la persistance de l'insécurité en République centrafricaine.

En effet, en juillet 2014, les groupes armés réunis à Brazzaville se sont engagés, par le biais de l'Accord de cessation des hostilités de Brazzaville, à déposer les armes, et à s'engager dans un processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion et Rapatriement (DDRR).

Ces  engagements ont été réitérés par la signature d'un Accord de désarmement par les mêmes groupes armés au cours du Forum de Bangui en mai 2015, salué par toute la communauté nationale et internationale.

Après le retour à l'ordre constitutionnel consacré par l'investiture du Président élu Faustin Archange Touadéra, et la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale, l'ensemble du peuple centrafricain était donc fondé à croire que la fin de son calvaire était désormais en vue grâce à l’enclenchement d’une dynamique générale effective pour un retour à la paix et au rétablissement de la sécurité.

Malheureusement, et contre toute attente, depuis des mois, des foyers de violence d'une extrême gravité provoqués sous divers prétextes par ces groupes armés se sont allumés sur presque toute l’étendue du territoire centrafricain, et particulièrement dans la Kémo, la Ouaka, la Nana-Gribizi, l'Ouham-Pendé, l'Ouham, la Haute-Kotto, le Mbomou, la Nana-Mambéré, le Haut-Mbomou etc. y compris dans Bangui, la capitale. 

Les récents affrontements entre les groupes armés dans la Ouaka et les risques d'embrasement généralisé  pouvant s'étendre à Bambari doivent interpeller et mobiliser tous les centrafricains et toute la communauté internationale. 

Les bilans de toutes ces violences font déplorer plusieurs milliers de pertes en vies humaines, de nombreux villages et de maisons incendiés et plusieurs milliers d’habitants remis sur le chemin de l’exil et déplacés dans des camps de fortune. 

Le décor tant redouté d'une métastase de cette crise sécuritaire s'est remis en place sur une grande partie du territoire national de manière implacable et comme un rouleau compresseur, la chape de plomb de l'ordre de la violence aveugle s'est abattue sur des populations sans défense et sans protection  qui n’aspirent qu’à vivre enfin en paix.

Devant cette situation, les partis politiques signataires de la présente déclaration, guidés par les aspirations à la paix et au bien-être du peuple centrafricain :
–    condamnent avec la plus grande fermeté la recrudescence de ces actes de violences et leurs conséquences sur les populations civiles innocentes ainsi que les risques de déstabilisation des institutions républicaines;
–    demandent avec insistance au gouvernement de tout mettre en œuvre pour endiguer cette recrudescence de violence et de réunir de manière diligente les conditions d’une marche effective et résolue vers la paix, la sécurité et la cohésion sociale par le DDRR et la RSS;
–    demandent aux forces internationales de renforcer leurs opérations de sécurisation et de protection des populations civiles ;
–    exhortent toutes les parties à se mobiliser effectivement et sans délai pour le chantier plus que prioritaire de la sécurisation du territoire national, sans lequel aucune œuvre de développement n'est durablement possible

Fait à Bangui, le 14 février 2017
Pour les Partis politiques
Ont signé:
1-    Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS)

2-    Kwa  Na Kwa(KNK)

3-    Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

4-    Parti d’Action pour le Développement (PAD)

5-    Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE)

6-    Parti pour la Gouvernance Démocratique (PGD)

7-    Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

8-    Rassemblement pour la République (RPR) 

9-    Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA)

10-    Union Nationale pour le Développement et le Progrès (UNDP)


                            
 

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