Le Lieutenant Dieu Bénit Guétémalet :  » Le gouvernement veut nous affaiblir afin de procéder à un forfait… »

Kangbi-ndara.com / Le Lieutenant Dieu Bénit Guétémalet de l'ex-Séléka a été l'invité de Radio Ndeke Luka (RNL) le 12 novembre. Dans son entretien avec cette radio privée, l'ancien rebelle a évoqué une machination mise sur pied par le Gouvernement centrafricain visant à "affaiblir" tous les ex combattants de la Séléka cantonnés au Camp Beal à Bangui. Suivez l'interview !

RNL : Bonjour Lieutenant Dieu Béni Guétémalet, les éléments de l’ex coalition seleka basés au camp Beal, au BSS et à l’RDOT sont en colère ! Qu’est ce qu’ils revendiquent ?

???????????????????????????????Ils sont en train de revendiquer leur droit ! C’était le gouvernement et l’opinion internationale qui nous ai demandé d’être au cantonnement depuis le 5 décembre et jusque là personne n’est venu vers nous ! Le gouvernement et présentement, ils sont seulement en train de préparer seulement notre délocalisation pour nous amener dans les arrières pays alors que nous sommes les fils de ce pays ! Présentement ce que le gouvernement est entrain de faire c’est comme si il ne veut pas la paix dans ce pays. C’est par rapport à ça que les éléments sont contre et ils veulent à ce que le gouvernement viennent vers eux. Avec 10.000 Francs que OIM donne à chaque élément pour le faire ramener dans sont foyer. Comment il peut vivre avec 10.000 Francs ? Il ya des éléments qui ont perdu leur maison. Ils ont même perdus les parents en province. Avec 10.000 Francs comment ils vont faire pour vivre vraiment dans leur foyer. C’était comme ça que on dit NIET avec les 10.000 Francs de l’OIM. Nous ne voulons pas ce processus. Nous voulons à ce que le gouvernement vienne nous donner les moyens du cantonnement.

RNL : Ceux qui avaient été délocalisé par OIM le mois passé, est ce que c’était de commun accord avec les intéressés ?

C’était sur initiative du Général Issa Issaka ! C’était sans notre consentement. Nous on avait écrit une note à l’attention du gouvernement. Et jusque là l’OIM continue toujours alors qu’il a signé ce mémorandum pour ses intérêts personnels avec le gouvernement. C’est pas à notre avantage.

RNL : Depuis combien de temps vous êtes cantonnés et comment vous faites pour vivre ?

Nous sommes cantonnés depuis le 5 décembre.ET au début c’était le calvaire, y avait même un mois sans autant avoir les moyens de vivre. C’était comme ça et après c’est la CEEAC qui était venu à notre secours. Apres la CEEAC ,c’est présentement l’OIM qui nous prend en charge. Il nous amène des vivres. Il n’y a que des sacs de riz, le manioc et le poisson.

RNL : Vous avez tenu une réunion avec le Ministre de la défense le samedi passé. Qu’est ce qui a été conclu entre les deux parties ?

Il y avait deux points qui étaient soulignés ce jour : Le 1er point était à ce que nous en tant que les responsables nous venons sensibiliser nos éléments afin que les Sangaris vienne récupérer tout ce qui obus dans le poudrière du camp Beal alors que ce n’était pas ça ! Le gouvernement veut vraiment nous affaiblir afin de procéder à un forfait sur nous. Et c’est comme ça on a dit NIET…pour regagner nos foyers respectifs et on peut mieux vivre.

RNL :Est-ce que nous vous avez reçu quelques instructions de la part des Sangaris ?

Ils étaient venu vers nous et on a dit qu’ils ne peuvent venir récupérer tout ce qui est dans les poudrières. Ça appartient à la Défense Nationale. Donc eux ils sont venus sans même qu’il y ai un représentant du ministère de la Défense ni du Gouvernement. C’est pour ça qu’on dit NIET, ils ne peuvent pas rentrer dans le camp.

RNL :A travers une correspondance qui n’était pas signé, vous avez demandé à Radio Ndeke Luka d’évacuer les lieux. Si les journalistes avaient vidé les lieux comment votre voix devait porter ?

Bon là, ce n’est pas de notre faute, nous en a assez marre avec le gouvernement. Et c’était comme ça que comme le gouvernement n’a pas les moyens de donner les frais de notre cantonnement, nous voulons a ce que nous devenons des martyrs dans le pays. Nous allons jeter le feu dans le poudrière, l’hôpital et tout ça le destruction la ca va faire des milliards. On appelle aussi la population centrafricaine que c’est gouvernement qui est entrain de faire toutes ces manigance. Que le gouvernement se rappelle de ce qui s’est passé à Brazzaville. Donc nous mettons le gouvernement à l’épreuve et devant ses faits.

RNL :Si vous détruisez l’hôpital communautaire, si vous chassez les occupants des locaux sous la colère Que pensez-vous de la population civile que vous êtes censé protéger en tant militaire?

On a essayé de protéger la population depuis longtemps. Même sans avoir le salaire on a protégé la population jusqu’à aujourd’hui. Si le gouvernement ne veut pas venir vers nous pour nous satisfaire, on va procéder à cet événement. Nous donnons trois jours au gouvernement. Jusqu’à demain, on va dire au Directeur de l’hôpital communautaire de faire évacuer tous les malades dans les locaux et tous ceux des environs du Camp Beal, à partir de demain, ils vont quitter. Ces trois jours là, ça va épuiser après demain. On va devenir des martyrs dans ce pays.

RNL :Lieutenant Dieu Béni Guétémalet, merci

Merci Bonaventure

 

(Transcription Chris Can, crédit photo RNL)

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