Légitime défense : agressée à coup de couteau, Danielle Darlan sort un revolver

Kangbindara.info/ Plusieurs animateurs de la vie médiatique de Centrafricaine sont dans le viseur de Madame Darlan, présidente de la Cour Constitutionnelle. Très acculée par la presse nationale depuis deux semaines, mettant à poil une partie de sa vie privée, la présidente de la Cour Constitutionnelle met ses gants.

 « Quand le nerf vital est coupé, la poule tue le chat sauvage », dit un proverbe africain.

Le choc serait atomique et les blessures causées seraient plus profondes que l’Antarctique. Il n’est plus de doute que Mme Danielle ²Darlan, très acculée par la presse ces derniers temps, aurait été touchée dans sa moelle épinière et qu’elle aurait frôlé un accident vasculaire cérébral (AVC) si elle n’avait pas ses réflexes de scout-girl (ndlr : commentaire de l’auteur).

L’on chuchote que depuis près de deux semaines, la présidente de la Cour Constitutionnelle se renseignerait à coup de billets de banque pour identifier les Directeurs de publication ayant consacrés leurs colonnes à parler de sa vie privée à des fins qu’elle n’est pas sans doute loin d’ignorer. Puisque l’œil ne voit toujours pas ce qui le crève, Dame Darlan se tromperait encore cible.

Pour l’heure, déjà trois quotidiens de la capitale centrafricaine notamment Le Témoin, Adrénaline Info et Le Quotidien de Bangui sont durement frappés par le Haut Conseil de Communication. Leurs parutions sont suspendues jusqu’à nouvel ordre pour des titres croustillants dits « bon marchés » consacrés à Mme Darlan. En réalité ces médias n’ont fait que relayer des informations publiées par des médias virtuels. La vie privée de Mme Darlan a été torpillée. N’est-ce pas une agression à coup de couteau ?

Pas plus tard que le vendredi 10 décembre 2017 à Bangui, sur ces grands chevaux, la présidente de la Cour Constitutionnelle a organisé une conférence de presse taillée sur mesure pour faire son bilan d’activité annuelle. Certains jugent curieux que ce bilan n’ait été rendu qu’après les attaques ciblées et sans doute commandées d’une certaine presse nationale. Bon nombre des journalistes conviés à cette conférence de presse de rapporter qu’en réalité Dame Darlan voulait à l’occasion refaire son maquillage abimé par les satires affectant sa dignité de femme à la tête d’une grande institution de l’Etat depuis près de cinq ans.

Outre la conférence de presse, dans un communiqué radiodiffusé vendredi dernier, Mme Darlan a cité nommément un certain Fréderic Massengue, étudiant en 3ème année de Droit à l’Université privée Walombe d’être le Ben Laden des attaques frisants le terrorisme médiatique contre sa personne. Elle menace de poursuivre ce dernier jusqu’à son dernier retranchement. Kangbi-ndara s’est renseigné sur ce Fréderic Massengue alias Ben Laden auprès de l’Université Walombe. Fréderic Massengue ne figure nullement dans le registre de cet établissement depuis 2010 à ce jour. Il est fort probable que les renseignements de la « CIA » de Mme Darlan souffrent de quelques précisions. La présidente de la Cour Constitutionnelle sort son revolver. Légitime défense ?

Mme Darlan ferait-elle allusion au confrère Freddy Massengue formé au département des Science de la Communications à l’Université de Bangui et titulaire d’une licence en journalisme ? Interrogé, ce dernier récuse ne connaitre Dame Darlan que par son nom pour la haute fonction qu’elle occupe. Il affirme écouter le communiqué de Dame Darlan mais ne s’est jamais douté qu’il s’agirait de lui.

De l’attaque à la défense, tout ce scénario ne présage-t-il pas simplement le crépuscule d’une forte ascension ? Doit-on toujours clouer au pilori d’humiliation ceux que nous projetons de faire noyer ? Que reste-il du professionnalisme des journalistes en République Centrafricaine ? Qui veut succéder à Dame Darlan à la présidence de la Cour Constitutionnelle ?

Kangbindara

 




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