Tribune : réflexion révélatrice de Daniella Cécile Obangue

Les fiches encore les fiches toujours les fiches mensongères et tueuses de la gestion du pays

Kangbi-ndara.info / La politique du ventre a amené ce pays là où elle se trouve présentement, le nombrilisme politique a failli enterrer la République centrafricaine déjà en danger de mort et pour cause? La recrudescence de la violence de ces derniers jours quelques semaines seulement après les malheureux événements du 26 septembre dernier et ses corollaires…

ngouandjiaQui l’eût cru? Claude Richard Gouandjia, dinosaure du régime défunt, artisan et doctrinaire malsain d’une époque révolue: «Bozizé Doit Rester» (BDR), contre vents et marrées, ancien et premier terroriste Centrafricain (attentat du Cinéma Le Club), ancien ministre de l’intérieur de Bozizé, la bête s’est mué depuis peu grâce aux relents tribalo-ethniques en faveur de Catherine Samba Panza (CSP). N’est-ce pas qu’il faut engranger ne fusse que les miettes de la transition finissante par des appels de pieds.

Notre Claude Richard Gouandjia national, ayant usé de tous les subterfuges a compris que Catherine Samba Panza ne badine pas avec son pouvoir surtout quand une silhouette peu amen, qu’elle trouve dangereuse ne cesse de défiler ostensiblement devant ses yeux, la narguant à n’en point finir. Suivez mon regard…  

La victime toute désignée du ou des fichistes groupés en réseau durant ces temps chauds, c’est le Président du Conseil national de transition, Alexandre Ferdinand N’Guendet. Une fiche rédigée par un cynique professionnel en la matière, pompeusement dénommée «Bulletin d’information», à l’endroit de la «Très Haute Attention de l’Autorité Suprême». Il est établi malgré tout par son auteur, la culpabilité du PCNT dans la tentative de la prise du pouvoir par la force: «Contrairement à la déclaration faite par le PCNT le dimanche 27 septembre dernier après le pic de violences survenu à Bangui comme quoi un groupe d’officiers lui aurait demandé de faire une déclaration afin de prendre le pouvoir en l’absence de Bangui de Catherine Samba Panza, alors qu’il n’en est pas le cas», sic.

Poursuivant, ce bulletin d’information affirme que c’est plutôt le PCNT qui alimentait ce groupe d’officiers bozizistes parmi lesquels figuraient: «Anatole Ngaya, Eugène Ngaïkoesset, Charles Ngremangou, Olivier Koudemon», en «armement et munitions». Et, «Ce n’était qu’après l’échec de leurs actions déstabilisatrices que le PCNT a cru devoir se déjuger pour dire ces inepties sur la RFI». Avec des acrobaties dont seul Richard Gouandjia alias Tènè A Ounzi, a le secret, il fait un crochet vers deux anciens Premiers ministres à savoir Enoch Dérant Lakoué et Elie Doté «qui tirent sur des ficelles pour mettre en difficulté les autorités actuelles de la transition avec l’appui du CNT en vue de réclamer une nouvelle transition sans l’Autorité suprême. Ils investissent les grandes chancelleries pour leur plan machiavélique», dixit la Direction de renseignement militaire (DRM), selon la fiche de Claude Richard Gouandjia.

L’homme à «l’appétit vorace», ci-devant Elie Doté selon Gouandjia, serait à la base de «la recrudescence des tensions survenues à Bangui, résultante des pressions des thuriféraires de la 3ème transition qui sont en intelligence avec les puissances étrangères et se démènent… pour supplanter coûte que coûte l’actuelle présidente de la transition». Déchainé, le fichiste bondit vers l’ancien ministre d’Etat Karim Méckassoua alias le Touareg qu’il met en exergue «Par rapport à une déclaration fracassante sur les ondes de RFI pointant du doigt accusateur, les autorités de la transition comme étant les principaux responsables du chaos que vit le pays… et, en pyromane, le ministre Méckassoua aurait offert deux pickups  aux extrémistes de l’enclave du Km5 pour leurs actions macabres… Grand financier des Séléka et Balaka, Nairobiste, il feint de mettre en cause ses complices dans sa fameuse déclaration au sujet des troubles à Bangui. Voulant tourner en bourrique les autorités de la place, il avait fait comprendre qu’il aurait été victime d’une menace du clan des durs de Km5».

Clignant des yeux bienveillants du côté de l’ancien ministre de la Justice qui a échoué sur toute la ligne mais conserve son poste ou ses différents postes ministériels par pur nombrilisme, Claude Richard Gouandjia qui n’a pas hésité à pointer un doigt rageur sur certains officiers bozizistes avec qui il a travaillé hier, affirme avec une sincérité digne d’un ventre mou, que: «Le ministre de la Justice a décidé que les auteurs de cette conspiration soient poursuivis pour qu’ils puissent répondre de leurs actes. Aussitôt après cette annonce, certains officiers de l’armée proches de Bozizé et Méckassoua à savoir Yvon Konaté, Eugène Ngaïkoesset, Olivier Koudemon, Maxime Mokom ont rejoint les hommes de Nourredine Adam par le biais d’un certain général Séléka nommé Adoum, bras droit de Méckassoua», information en provenance d’un des proches de Nourredine basé à Kaga-Bandoro selon le délateur et zélateur Claude Richard Gouandjia. 

De la prise virtuelle du pouvoir par le PCNT:

Sauf mauvaise foi d’un homme dont l’espoir a volé en éclat mais qui s’efforce à rester de marbre, Gouandjia sait en toute conscience que N’Guendet n’est pas et n’a jamais été un pouvoiriste. Chef d’Etat de la transition par intérim, il avait toute cette latitude de rendre le pays ingouvernable et de se maintenir au pouvoir, il ne l’a pas fait. Gouandjia, ancien proche de Bongo père sait très bien de quoi il s’agit. Sauf méchanceté au ras de la pâquerette, Gouandjia sait aussi que pendant ces quinze jours de transition, le pays s’est ressaisi et les Centrafricains dans leur globalité ont soufflé un coup sans détonation d’arme avant de sombrer dans la violence après la prestation de serment de Catherine Samba Panza.

Que Gouandjia  démente. Pendant ces multiples soubresauts militaro-politiques, il y avait toutes les opportunités et même des pressions populaires pour que le PCNT prenne la barre afin de  conduire le bateau ivre à bon port mais, il a préféré s’acharner sur le travail au niveau du CNT pour terminer sa Feuille de route pendant que les deux autres autorités de la transition peinent à maintenir leur cap, conséquences: des foyers de tensions tous azimuts. Ces deux échouées divertissent le peuple et la communauté internationale par des inculpations imaginaires d’atteinte à la sûreté de l’Etat.           

Que les fichistes cessent leurs atermoiements et s’occupent de ce qui peut faire avancer le pays autrement. Très préoccupé par la situation chaotique de l’heure, ce jeune visionnaire sait que seules les échéances à venir pourraient aider la RCA et non un putsch virtuel, c’est pourquoi, il a refusé de se prêter à ce jeu.   A vrai dire, Catherine Samba Panza a retrouvé son fauteuil vacillant, déjà dans la rue tout simplement parce que le PCNT a balayé du revers de la main, le projet des officiers de l’armée qui avaient effectivement débarqué en plein jour en sa résidence en présence d’une foule compacte, très déchaînée, menaçant ce même PCNT à «Sauver La Nation». Claude Richard Gouandjia aurait opportunément bondit sur l’offre.     Si ces genres de fiches pouvaient proposer des stratégies concrètes pouvant aider au désarmement forcé des groupes armés qui tuent et pillent sans loi ni foi afin de permettre l’organisation des élections apaisées…

 Concernant les deux anciens Premiers ministres:

En voulant faire porter le chapeau de ce coup d’Etat manqué, à Enoch Dérant Lakoué et Elie Doté, le transfuge Claude Richard Gouandjia a réussi son coup en ce sens qu’Eli Doté a été interdit de sortie à l’aéroport Bangui-M’Poko. Quant au pauvre Dérant Lakoué, il figure déjà sur la liste noire du Commissaire de M’Poko,  de ces  présumés putschistes déjà assignés à résidences, à ciel ouvert. Pourtant, un des deux anciens Premiers ministres concernés a reçu corps à corps ce vendeur d’illusion Claude Richard Gouandjia pour deviser sur ce sobriquet de Touareg affublé à Méckassoua. Le professionnel de Bulletin d’Information a indiqué que c’est plutôt dans le style rédactionnel du Conseiller national de transition, l’autre fichiste, celui-là, un amateur: Thierry Vackat, repris de justice, interdit de territoire par la France jusqu’en 2050, conformément à son casier judiciaire en notre possession.

Une question se pose: comment Thierry Vackat l’amateur puisse produire un document et donner la paternité à son Maître, sans que celui-ci réagisse? A moins que ce soit du divertissement! Le silence de Gouandjia en toute évidence, dénote de son entière responsabilité. Possible que Gouandjia voudrait faire de Vackat un fusible à sauter face à ce cas de flagrant délit.

 Quant à Karim Méckassoua:

D’aucuns comprendront finalement que le projecteur de Gouandjia était bronché depuis belle lurette sur Méckassoua quand on sait que l’interdiction de sortie des frontières à cette autorité à une certaine époque était déjà l’œuvre du célébrissime  ministre de la sécurité publique, Gouandjia. Pour incriminer Méckassoua, Gouandjia utilise comme à son habitude à travers la présente fiche, des accusations imaginaires contre celui-ci alors que ce sont ses parrains, premiers responsables de la transition qui ont semé les germes du chaos que nous vivons en ce moment. Gouandjia le véritable pyromane ne devait s’en prendre qu’à lui-même et ne pas perdre de vue que la vérité rattrape toujours…

En conclusion, Comment CSP peut-elle réussir sa mission avec ces bandes de fichistes carrément rouillés, inutiles à notre pays qui ont détruit la vie de plusieurs citoyens? CSP devait pourtant tirer les leçons des échecs de ses prédécesseurs et aviser face à ces tares fichistes révolues mais, érigées malheureusement, sous cette transition, en mode de gestion au sommet de l’Etat. Au demeurant, ces pratiques criminelles n’ont cessé de fragiliser les institutions de la transition instituant des suspicions. Pourquoi chercher les causes de l’échec de l’exécutif ailleurs? Au nom de la République, CSP doit recentrer sa collaboration avec les parents et autres entourages fichistes. Surtout elle doit privilégier le consensus à travers un dialogue et une concertation  tout en prenant en compte les divergences constructives. Et le naturel, décidemment, revient au galop chez ce kamikaze, fichiste professionnel de renom. Gouandjia et sa bande doivent chercher mieux ailleurs au lieu de trouver leurs pitances dans le sang des innocents Centrafricains !      

Documents annexés à l'article

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Réflexion de Madame Daniella Cécile OBANGUE,

Observatrice de la vie politique centrafricaine

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