L’importance du Mangement et de leadership à la Présidente Samba PANZA

Par Gérard Boukanga

"Ce que le management et le leadership peuvent apporter à l’émergence. C’est l’organisation (l’Etat ou l’Entreprise) qui doit piloter les projets des différents plans de développement. Il est donc important et primordial que ces différentes organisations soient gérées par des managers confirmés et dotés d’un leadership affirmé. La première strate organisationnelle  est la nation et ses différents démembrements (sociétés nationales, agences, ministères, collectivités…). La Présidente doit donc affirmer son leadership et veiller à ce que le management public et/ou privé soit irréprochable. Ce qu’on attend d’un leader c’est d’être crédible et courageux. La crédibilité ne s’acquiert pas avec des interviews dans les medias occidentaux ni dans les incessants et coûteux voyages à l’étranger. La crédibilité s’acquiert en respectant son peuple et sa presse, en créant de la valeur pour les populations par l’obtention de résultats probants comme l’éradication de la pauvreté, la réduction de l’illettrisme et de l’analphabétisme par un investissement massif dans l’éducation et la formation, l’attrait de nombreux investissements productifs, l’émergence de nombreux capitaines d’industrie locaux, la création massive d’emplois décents, la promotion de la production et de la consommation locales, la facilité d’accès aux services sociaux et sanitaires de base, un environnement des affaires assaini et attractif, le développement d’une classe moyenne dynamique…La Présidente doit avoir le courage de réformer en profondeur la société et changer les mentalités. Elle doit se départir de tous actes de népotisme et de clientélisme. Elle doit être la garante d’un management qui évite la prévarication des ressources publiques et privées. Elle doit être l’actrice de la transformation sociale et de la mise en mouvement des forces vives de la nation. C’est la première qui doit donner du sens dans le cadre d'un management moderne qui s'inscrit aujourd'hui dans une logique humaniste où l'art de manager s'apparente de plus en plus à la capacité d'animer, motiver et donner envie à ses équipes. On peut avoir de l’autorité sans être autoritaire. La figure du patron autoritaire, qui impose ses décisions, est révolue. Désormais le leader nouveau génération rayonne sur ses équipes sans être dans une attitude de domination. Le leadership d’aujourd’hui est plus une affaire de charisme que d’autoritarisme. Le leadership de la présidente influe sur le style de management des organisations publiques et privées du pays et même sur le système de valeurs des managers (leur personnalité, leurs objectifs, leur honnêteté, leur intégrité…) et par conséquent sur leurs performances. Le leadership se nourrit de l’exemplarité des chefs. Le management (public ou privé) doit amener les dirigeants à :

 

– Imaginer leur équipe à son niveau maximum d’excellence et de performance :

 

• Motivée, confiante et engagée ;

• Soudée, solidaire et bien coordonnée ;

• Concentrée sur des objectifs communs alignés avec des valeurs

   partagées, et désireuse de les atteindre ;

• Dépassant ses objectifs, et entraînée dans une dynamique de

  réussite ;

• Capable de faire de l’autocontrôle…

 

– S’imaginer eux-mêmes, dans la maîtrise et la sérénité :

 

• Sûrs de leur vision et de leur stratégie ;

• Bien organisés et clairs sur les priorités ;

• Enthousiastes et concentrés sur les solutions, l’action et le progrès

  continu ;

• Heureux de relever de nouveaux challenges, intéressants et

  stimulants.

 

Une telle équipe, avec un tel manager, rayonnerait d’une dynamique telle que, d’excellents résultats récompenseraient ses efforts tout au long d’une aventure professionnelle gratifiante. L’organisation pourra pérenniser son management avec des managers durables qui vont créer des progrès durables.

 

Un citoyen agent de l’Etat ou salarié du privé, lorsqu’il est valorisé par le management :

 

– S’identifie plus facilement et reste fidèle à son pays ou à son

  entreprise;

– Améliore ses compétences et prend des initiatives ;

– Est moins souvent en arrêt maladie ou autres arrêts imaginaires ;

– Contribue à une meilleure ambiance d’équipe et de travail;

– Améliore l’image de son pays ou de son entreprise et donne plus de

  résultats ;

 – Trouve un sens à son travail et se sent en sécurité ;

– A une estime de soi renforcée et devient plus fiable.

 

L’outil (ou la technologie) n’est qu’un levier. L’énergie vient de l’humain. Le risque, c’est la tentation technocratique. La voie est dans la révolution des fondamentaux humains du management et du leadership pour ancrer notre pays dans un développement harmonieux et durable".




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