L’INSULTE, ET NOTAMMENT SOUS ANONYMAT, EST L’ARME DU FAIBLE, ET DU LACHE

Depuis le retour au multipartisme intégral au Centrafrique et le démarrage du processus démocratique, le débat politique dans notre pays est majoritairement rempli d’insultes, d’invectives, de haine, à telle enseigne que plusieurs journaux apparaissant au Centrafrique n’ont pour seules informations de la première à la dernière page que les insultes et les mensonges à vendre.

10007507_696430833754492_525446236505620851_nCertains hommes politique eux-mêmes, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, font de l’insulte, de la calomnie, et du mensonge, leurs fonds de commerce. En lieu et place du débat publique qui doit avoir pour but d’informer le public sur l’opportunité, les caractéristiques et les objectifs des politiques publiques, d’assurer l’expression la plus large possible du public à l’aide de différents supports, d’éclairer le pouvoir par de nouveaux éléments d’appréciations, le débat public est transformé en débat de caniveaux. Les journalistes des médias publics, payés avec l’argent de tous les contribuables, usent et abusent de la déformation de l’information.

La presse et les médias privés, malgré les avertissements, les sanctions et les jugements du Conseil National de la Communication s’en donnent à cœur joie. Les victimes que nous sommes de ces insultes, restons comme ankylosés, les bras croisés, au lieu d’intenter les procès à ces médias et aux auteurs de ces calomnies, diffamations et insanités. Ce qui peut avoir un but plus pédagogique que de sanctionner. Actes commis de plus sous couvert des prête-noms, et même si les responsables de la presse écrite peuvent être poursuivis à la place des auteurs anonymes, il n’en est pas de même des anonymes qui le font à travers Internet, bien que les IP (Identité du propriétaire de l’ordinateur) peuvent permettre de remonter jusqu’aux auteurs.

En générale, en compulsant ces propos dégoutants, on est loin du débat démocratique souhaité dans notre pays, tout se résumant à l’insulte et aux approximations. Aussi, on peut en déduire quelques traits chez la plupart de nos compatriotes et particulièrement chez ces « anonymes »: le manque de courage et de culture politiques, et de l'irresponsabilité et de l’incompétence. Et sans risque de nous tromper, la sortie prochaine du recueil des insultes proférées par ces Centrafricains sous des prête-noms, n’aura pour objet que de montrer le niveau médiocre de plusieurs de ces compatriotes. Encore heureux que chacun d’eux se reconnaîtra à travers son prête-nom. Mais quoi de plus simple pour s’en sortir que de méditer cet adage : ‘’L’insulte, et notamment sous anonymat, est l’arme du faible, et du lâche’’.

ELIEN NGUENISSARA MI YAZERE ARSENE REGIS




Laisser un commentaire