Livraison d’armes chinoises à la Centrafrique : que cache la course au scoop des médias français?

Kangbi-ndara.info/ Quête de la primeur des informations relatives à la République Centrafricaine ou l’expression ostentatoire d’une volonté de nuire ? La fuite d’information relative à la livraison d’armes chinoises à la République Centrafricaine (RCA) et le rectificatif rapide de RFI se rapportant à la position du Conseil de Sécurité de l’ONU ne sont-ils pas la réponse du berger à la bergère ?

En République Centrafricaine, beaucoup peine déjà à faire le distinguo entre Radio France Internationale (RFI) et Radio-télévision libre des mille collines (RTLM) à l’origine du génocide rwandais.

A l’emporte-pièce, plusieurs médias occidentaux ont consacré de gros titres, qui ont fait des vertes et des pas mûres en Centrafrique, relativement à la réserve affichée le 15 juin 2018 par le Conseil de Sécurité de l’ONU relative à une invraisemblable l’opposition de la France et des Etats de la livraison d’armes chinoises à la Centrafrique.

A la lumière des faits, le Conseil de Sécurité ne s’est jamais opposé à la donation gratuite des armes en procédure entre la Chine et la Centrafrique même si les réserves de l’ONU doivent être interprétées autrement. Le Conseil de Sécurité a bien évidemment  exigé de la Chine plus d’informations sur cette livraison et cela dans un délai six mois.

Si les britanniques émettent des inquiétudes sur les  conditions de la sécurisation du corridor Douala-Bangui par lequel cette importante logistique militaire chinoise sera acheminée, il conviendrait de rappeler que c’est par ce même corridor que la Minusca et les Forces de sécurité intérieur ont acheminé l’an dernier les armes centrafricaines restituées par le Cameroun. Il en serait de même pour les armes chinoises si le Conseil de Sécurité venait à donner une suite favorable à la demande d’exemption sur l’embargo des armes à destination de la République Centrafricaine.

RFI boudée à Bangui

En recoupant les sources du scoop de RFI lié au processus de livraison des armes chinoises à la Centrafrique. Cette procédure censée être tenue secrète par les autorités centrafricaines et leurs partenaires étrangers avant la décision du Conseil de Sécurité de l’ONU.

La réalité selon les sources fiables de Kangbi-Ndara, le correspondant très controversé de RFI en Centrafrique serait à l’origine de la fuite d’information liée à cette livraison chinoise.

Nos sources révèlent que la ministre de la Défense centrafricaine Marie Noel Koyara ne s’est pas montrée coopérative et aurait même conseillé au journaliste de ne pas mettre inutilement la charrue avant les bœufs attendant qu’un cap soit franchi (décision de l’ONU). A en croire nos sources, Marie Noel Koyara s’est dite surprise de lire sur le site de RFI « qu’après la Russie c’est au tour de la Chine de livrer des armes à la Centrafrique ».

Certaines autorités centrafricaines ont peu apprécié la méthode journalistique du correspondant de RFI que beaucoup y voit une manière d’influencer la décision du Conseil de Sécurité au détriment de la Centrafrique.

Avec ce nouveau couac enregistré par le correspondant de RFI en République Centrafricaine, la responsabilité du département centrafricain de la Communication est engagée du faite qu’une mauvaise communication peut avoir de fâcheuses conséquences et pire avec les tensions politiques pesant sur le régime de Bangui.

Si l’ONU donne son aval, la livraison d’armes chinoises suivra celle de la Russie. De quoi permettre à la Centrafrique de se refaire progressivement une santé en matière de Défense et de sécurité.

Kangbi-ndara




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