Mauritanie : le gouvernement centrafricain prié d’intervenir à Tarhil

Johnny Yannick Nalimo-Kangbi-ndara.net / Une poignée de musulmans centrafricains, dont de femmes et  des enfants réfugiée en Mauritanie, et dans de conditions de vie peu déplorable lance un SOS et implore le gouvernement centrafricain de les aider à rentrer chez eux.

saidou« Je me suis réfugié en Mauritanie à cause de la Séléka qui a détruit mon pays. Je vis dans de conditions difficiles à cause de ses derniers », se plaint le jeune Saïdou Inamoto Bah l’un des six musulmans centrafricains,  campés à Tarhil, (17 kilomètres de Nouakchott) par les autorités mauritaniennes.

« Mes compatriotes sont : la mère Aminata, 60 ans avec deux enfants ; Fanta à 30 ans avec cinq enfants ; Foyzia a 27 ans avec un enfant. Souleymane 22 ans, Aliou 23ans », précise notre locuteur Saïdou, 25 ans.

Le jeune centrafricain d’expliquer qu’il vivait dans la Ville de Bria au Nord-Est de la République Centrafricaine avec sa famille quand la Séléka a perdu le pouvoir en Janvier dernier. A la demande des autorités mauritaniennes, leurs ressortissants à Bria ont décidé de quitter la ville, février dernier. Préférant de ne pas cohabiter avec les « criminels » ex combattants de la Séléka retranchés dans la ville et ses environs, Saïdou et les cinq autres ont sollicité l’aide d’Ousmane un commerçant mauritanien qui les a inscrit sans difficulté dans le manifeste d’embarquement à destination de Mauritanie étant membres de sa famille.

D’après Saïdou Inamoto Bah, les autorités mauritaniennes se sont montrées hospitalière à leur arrivé. Le gouvernement leur a donné à chacun une tente pour dormir et une somme de 50 000 FCFA (soit environ 77 euros) par famille. Au bout de quatre mois, le temps a fini par avoir raison de la gestion financière de Saïdou et de ses compatriotes : «Tout est  fini, je pars à la mer tous les jours pour pêcher des poissons afin que moi et les autres puissions manger. Les mauritaniens nous disent que le HCR qui se trouve à Nouakchott peut seulement nous enregistrer et nous donner des papiers mais pas nous nourrir, ce n’est pas facile» dit le jeune homme.

Tout ce qui compte pour Saïdou et ses compatriotes c’est de trouver les moyens de rentrer en Centrafrique à côté de leurs parents « parce que nous souffrons ici. Si le gouvernement peut nous aider à rentrer chez nous, nous lui serions à jamais reconnaissant », promet Saïdou.




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