Monnayage de l’accouchement : trois sages-femmes échappent au lynchage

Kangbi-ndara.info/ Elle n’a pas survécu et les sages-femmes qui ont laissé pourrir la situation n’ont pu, du moins, sauver le bébé.  Remontés, certains habitants de Galabadjia 3 dans le 8ème arrondissement ont failli faire justice d’ eux-mêmes.

Les faits ci-dessous ont été rapportés par Narcisse, beau-frère de la victime prénommée Solange.

Venant de Liton, village situé à 22 km de Bangui, axe Damara, Solange (22 ans) est admise à la maternité d’un dispensaire sis quartier Galabadjia 3.

Elle n’était qu’à sa première grossesse. Pour ses parents, les signes précurseurs de la grossesse qui s’affichent n’étaient qu’une fièvre chronique. Avec le temps, les parents déduisent qu’un mauvais sort aurait été jeté à leur fille. Des féticheurs consultés y avaient mis les leurs en révélant que des sorciers auraient placés une tortue maléfique dans le ventre de Solange.

L’état de Solange s’empirait du jour au lendemain finalement les parents décident de l’acheminer à la capitale Bangui pour des soins cliniques nécessaire. Transférée dans ce dispensaire, les résultats des examens confirment la présence d’un fœtus âgé de plusieurs mois.

A terme, Solange est reconduite à ce même dispensaire. Contre toute attente, l’accouchement se complique. Solange devait subir une césarienne. Mais rien ne se faisait cliniquement pour le grand bien de Solange, du bébé à venir et de ses parents au porte-monnaie troué.

Pour la césarienne, les sages-femmes exigent 15.000 francs CFA avant l’opération. Les parents de Solange ne disposent que de 9.000 francs CFA cash. Sans la différence de 6.000 francs CFA, les sages-femmes opposent le refus de faire le nécessaire. Faute d’argent, Solange a dû passer une nuit dans son piteux état.

Le lendemain, certains habitants de Galabadjia de bonne foi ont rassemblé les 6.000 francs CFA afin que les sages-femmes fassent accoucher la pauvre. Seulement, la situation va échapper aux exigeantes sages-femmes. Ayant perdue trop de sang, Solange et le bébé n’ont pu survivre.

Ce qui a le plus choqué certains témoins sont les mots ci-après lâchés par une des trois sages-femmes : « si cela ne vous arrange pas, allez porter plainte contre Mme X, on verra ».

Les trois sages-femmes ont failli être lynchées par quelques habitants de Galabadjia 3.

Solange et son bébé ne constituent qu’un échantillon des tragédies liées à l’accouchement dans les hôpitaux, les centres de Santé et les dispensaires en République Centrafricaine.

                                                                                                                             Steve-Rolf-DOMIALEU-BOHOULA




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