Téléphonie mobile : Moov RCA en déliquescence.


Kangbi-ndara.info/ La société de téléphonie mobile MOOV RCA est, au bord du gouffre du fait des comportements non-professionnels, antisociaux et racistes du Directeur Général (DG), M. El Khairi Abdelhakim et le Directeur Administratif et Financier(DAF), M. Omar Ouari.

A cela, en date du 25 juin 2018, le personnel de ladite société a tenu une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE), en la salle de réunion de la Direction Générale. Il est ressorti de cette AGE dudit personnel, des points de malaise qui empiètent les activités de la société et affectant l’efficacité du personnel. Suivez note regard.

Ces points de malaise sont les suivants : les impôts trop perçus, l’annulation des prêts exceptionnels, le manque de dialogue social, le manque de dialogue, l’abandon des primes de responsabilité, la discrimination dans les contrats de travail établis via le Cabinet CIFOCOM, polyvalence dans l’exécution des tâches sans reconnaissance ou contrepartie : Dans son ensemble, ledit personnel constate que ces points de malaise résultent principalement de : La mainmise non voilée du DAF sur le DG ; de l’attentisme et de la passivité des Directeurs nationaux qui n’ont rien à dire dans la gestion clanique, partisane instaurée par le DAF ; Du non-respect et de l’alourdissement des procédures de travail dû à l’implication du DAF dans toutes les chaînes de décisions et de validation ; d’une pression morale négative exercée par le DAF voulant faire croire au groupe MT que le personnel est malhonnête, paresseux et responsable du déclin actuel de la société et que seul le DAF lui-même et le DG ont à cœur les intérêts de la société alors que les faits vécus prouvent le contraire , pour ne citer que ces quelques points.

Au regard de ce constat on ne peut plus déplorable, désireux de voir les choses changées positivement de manière à impulser une dynamique qui puisse conduire à un lancement réussi de la 3G, ledit personnel recommande (à l’exception de trois (03) de ses membres) : Le départ sans condition du DAF en question (le mal personnifié), à qui, un sursis a déjà été accordé suite au mécontentement du personnel l’an dernier ; un changement dans la politique managériale actuelle qui s’apparente plus à une gestion de bétails qu’à une d’êtres humains ; l’instauration d’un dialogue social par l’organisation régulière de réunions de travail associée à des moments de détente pour permettre au personnel de connaître quels sont les efforts qui ont été accomplis sur 3 ou 6 mois, vers quels résultats ils évoluent et comment chacun profitera-t-il de retombées de son travail ; la mise en place des conditions appropriées de travail (traitement salarial raisonnable pour les agents externalisés, disponibilité des outils de travail, facilité dans le déploiement des actions commerciales et marketing), une explication claire sur la disparition de certains véhicules de la société : Morano DN 708 BG, Peugeot 607 DA 632 BG et deux (02) 406, pour ne citer que ça.

Convaincu donc que la situation n’ira que de mal en pis, le personnel en question a décidé de prendre en main son avenir et se réserve le droit d’intenter dans la légalité des actions en justice si aucun des points énumérés ci-dessus n’est pris en compte dans un délai raisonnable par la Direction Générale. Voilà en quoi se résume aujourd’hui la situation du personnel de MOOV RCA, réduit à néant et à la servitude par le DG et le DAF.

C’est vrai que ces deux hauts cadres de cette société furent-ils de nationalité marocaine n’ont que de mépris non seulement pour leurs collaborateurs, mais le peuple centrafricain. Outre le rapport de cette AGE énuméré ci-dessus, selon des informations émanant de ce même personnel en notre possession, il n’y a plus de réunion depuis belles lurettes au sein de ladite société. C’est-à-dire MOOV RCA n’est géré que part deux individus, au détriment d’autres cadres pour ne pas dire le personnel. Et Le tout, se passe dans une cachoterie à faire peur. Nous voilà sortis des logiques d’entreprises pour tomber dans celles de relation ambiguë entre deux individus. L’on ne peut qu’imaginer le climat malsain dans lequel travail le personnel de MOOV RCA.

Comment comprendre que M. El Khairi Abdelhakim et M. Omar Ouari en sont arrivé à écarter purement et simplement les cadres nationaux de MOOV RCA de la gestion même de cette société ? Effectivement, ces cadres nationaux ne sont associés ni de près ni de loin, à la gestion de ladite société pour ne pas dire le personnel. Triste constat ! Ce triste constat, explique également l’attitude hostile et belliqueuse du DAF en question vis-à-vis de ses propres collaborateurs. D’après les informations susmentionnées, ce DAF, se prend pour un démis Dieu au sein de cette société. Un véritable maître d’esclave !

D’ailleurs, l’influence de ce dernier sur le DG est tellement grandissante au point que le personnel en question se pose sérieusement de questions sur la nature de la gestion par le groupe Maroc Télécom (MT), propriétaire de MOOV RCA. C’est dire que la situation est préoccupante ! Cette situation est tellement gravissime au point qu’un membre dudit personnel qui a souhaité garder l’anonymat est venu à regretter amèrement le rachat par le MT de cette société.

« Avant l’arrivée de MT, MOOV RCA n’a jamais vécu une pareille situation », a lâché ce dernier. Tout porte à croire que MOOV RCA est mal en point. En tout cas, si le groupe MT ne réagit pas urgemment, cette situation risque de prendre une tournure inquiétante.

D’ailleurs, le rapport de cette AGE en dit assez ! Mais, pour le moins du monde, ce DAF, s’en fout éperdument. Puisqu’il a eu le mérite de transformer cette société à un parc à bétail tel que ce personnel en a fait allusion dans le rapport de l’AGE, sus indiqué.

D’après toujours nos informations, comme-ci tout ça ne suffisait pas, ces deux marocains se sont permis de verser dans une fausseté au risque de créer un incident diplomatique. Pour la petite histoire, depuis qu’ils ont débarqué en RCA, le DG de MOOV RCA et son DAF roulent au vu et au su de tout le monde avec des véhicules flanqués de plaques diplomatiques, alors qu’ils ne sont pas diplomates.

Ayant pris fait de cet incident diplomatique, le 11 juin dernier, le Département des Affaires Etrangères a convoqué ces deux hommes à des fins d’audition. Suite à cette audition, ledit Département a estimé que l’incident diplomatique est consommé. Sur le champ, ce Département va saisir le Commissariat du Port Amont pour nécessité d’enquête.

C’est ainsi que les deux marocains vont également être convoqués le 12 juin à ce Commissariat du port Amont. Mais, le moyen financier aidant, le DG de MOOV RCA et son DAF ressortirons dans la même journée du 12 juin, troquant leurs plaques diplomatiques avec de nouvelles plaques qui sont en vigueur dans le pays. C’est dire que, en RCA, si on n’a l’argent non seulement tout est facile, mais on est intouchable. Tel est le cas du de ces deux marocains qui se croient tout permis. Mais en dépit de tout, les autorités se doivent de saisir cette situation du personnel MOOV RCA et y trouver des solutions. Puisque, ce n’est pas anodin de travailler dans son propre et se faire traiter comme un esclave.

Cyrielle Wozabanga




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