Mosquirix : un candidat-vaccin contre le paludisme autorisé par l’OMS

C'est une première, un vaccin contre le paludisme : le Mosquirix. Fabriqué par le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), le candidat-vaccin contre le paludisme a reçu au mois de juillet dernier l'aval de l'Agence européenne du médicament et n'attendait que la décision de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)  pour sa commercialisation. Finalement, le 24 octobre dernier, l'OMS a donné son feu vert pour que le Mosquirix – ce candidat-vaccin contre le paludisme dénommé soit commercialisé dans les pays en voie de développement.

C'est quoi le Mosquirix ?

Fabriqué par le laboratoire  GlaxoSmithKline (GSK), le Mosquirix devrait être distribué dans trois à cinq zones afin d'évaluer son efficacité avant qu'elle ne soit étendue à d'autres zones. Connu sous son nom technique de « RTS, S/AS01 », le Mosquirix, selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), "est le candidat-vaccin le plus avancé contre la forme la plus mortelle du paludisme chez l'homme, Plasmodium falciparum, qui a causé 627.000 morts dans le monde en 2013, principalement en Afrique chez des enfants de moins de 5 ans (82 % des décès)".

Cinq zones en Afrique

Théatre d'expérimentation du Mosquirix, l'Afrique est le Continent fortement marqué par le paludisme qui touche environs 200 000 millions de personnes par an. « …le premier facteur de mortalité sur ce Continent reste le paludisme », a rapporté le Pr Jon Abramson, président du Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS (SAGE) sur la vaccination. Il précise également que « les tests pourraient ouvrir la voie à une utilisation à grande échelle du vaccin au cours des cinq prochaines années ». Lors du déploiement de cette phase pilote, on devrait également s’il est envisageable d’administrer quatre doses lors des programmes de vaccination systématique.

La vaccination complète du Mosquirix selon les experts se fait en effet en quatre injections, l’administration de la quatrième dose devant avoir lieu un an et demi après les trois premières. Et la première dose serait administrée à des enfants âgés de cinq à 17 mois afin d’évaluer son effet protecteur. A ce jour, le Mosquirix est le seul vaccin le plus avancé contre le plasmodium falciparum, la souche la plus sévère du paludisme. Selon l’OMS, « le paludisme est transmis à l'Homme par les moustiques. Ce parasite touche environs 200 millions de personnes dans le monde, principalement en zone tropicale et fait environs 600.000 morts chaque année ».

Rappelons que ce vaccin expérimental contre la malaria, a déjà reçu l'aval de l'Agence européenne du médicament le 24 juillet 2015.

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