Mot d’ordre de ville-morte : le Pm Simplice Mathieu Sarandji désamorce la bombe

Kangbi-ndara.info/ Le mot d’ordre de la Société Civile est révisé. La ville-morte et le concert de casserole ne seront observés que le mercredi 09 mai 2018 à partir de 18 heures au lieu de trois jours prévus initialement. La rencontre initiée hier 08 mai 2018 à la Primature sur initiative du chef du Gouvernement centrafricain Simplice Mathieu Sarandji y est pour beaucoup.  

Les représentants du Gouvernement, de la Société Civile, de l’Association des femmes de Centrafrique (OFCA), du Conseil national de la jeunesse (CNJ), du Bureau de l’Association des étudiants centrafricains  (ANECA), du Patronat et de la Mission multidimensionnelle (Minusca) ont tous été réunis dans la salle de conférence de presse de la Primature pour une meilleure compréhension des revendications de la Société Civile censées être exprimées par une ville-morte de trois jours à compter de ce mercredi 09 mai au vendredi 11 mai 2018.

De cet échange modéré par le Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji, les participants ont pris connaissance des réelles exigences  de la Société Civile axées sur la sécurité des biens et des personnes en République Centrafricaine, le désarmement de tous les arrondissements facteurs d’insécurité dans la capitale et la démission du ministre centrafricain de la Sécurité Publique Henry Wanzet Linguissara.

Le chef du Gouvernement centrafricain Simplice Mathieu Sarandji, qui s’est plus affiché en père qu’en homme politique, a affirmé croire en la providence et au génie du centrafricain pour éviter la paralysie totale du pays pendant les trois jours d’observation de la ville-morte et des concerts de casseroles initiée par la Société Civile.

Le Premier ministre Sarandji a exhorté la Société Civile à décommander le mot d’ordre de la ville-morte en l’honneur de la République et par humilité car cette initiative pourrait engendrer des conséquences sociales, économiques, sécuritaires et politiques difficiles à maitriser. Pour le chef du Gouvernement centrafricain, les réclamations de la Société Civile sont fondées et acceptables mais la stratégie n’est pas appropriée.

En ce concerne les réponses du Gouvernement aux problèmes posés par la Société Civile, le premier ministre Sarandji a promis que le nécessaire sera fait progressivement avec l’appui des partenaires étrangers.

Se référant aux valeurs culturelles africaines, le chef du Gouvernement centrafricain a blâmé l’indécence verbale du porte-parole de la Société Civile, Crescent Beninga, à l’égard du ministre de la Sécurité Publique Henry Wanzet Linguissara que Sarandji estime avoir le même âge du géniteur du jeune syndicaliste. Sarandji de laisser entendre qu’en sa qualité de Premier ministre, il endosse l’entière responsabilité des erreurs commises par chacun des membres du Gouvernement. Il attend du jeune Beninga de la considération, de la retenue et le respect qu’on doit à un supérieur suivant les coutumes et traditions africaines ; de surcroit en public.

De son côté, Nassif Laurens, Directeur de la Société d’exploitation forestière dénommée Industrie forestière de Batalimo (IFB) et président du Patronat centrafricain a dans son intervention de circonstance reconnu la pertinence des revendications de la Société Civile qui sont celles de la quasi-totalité des Centrafricains avant de faire remarquer aux représentants de la Société Civile présents à cette rencontre qu’il ne fallait pas « ajouter la turpitude aux turpitude et la souffrance à des souffrances ».

Suite à cette rencontre, la Société Civile a fait connaitre sa position nouvelle le soir du 08 mai 2018 dans un communiqué de presse.

Elle entend maintenir le mot d’ordre de ville-morte et des concerts de casseroles les soirs à 18 heures mais vu que « la journée du jeudi est la fête de l’Ascension pour une bonne partie de la population et que la journée du 11 mai est la journée des victimes,  nous n’observerons la ville-morte et le concert des casseroles de 18 heures que sur un jour : la journée du mercredi 9 mai 2018 », a précisé le communiqué.

Sarandji n’a-t-il pas raison d’inviter la Minusca a expérimenté la sagesse africaine qui aurait guidé la Société Civile à restreindre ses exigences ?

Kangbi-ndara




Laisser un commentaire