Non-respect de l’éthique et de la déontologie des médias : plusieurs organes de presse sanctionnés à Bangui

Kangbi-ndara.info / Une interdiction de publication et quatre avertissements infligés à certains médias centrafricains ayant, selon le Haut conseil de communication de transition (HCCT), violés le code de bonne conduite des professionnels des médias  pendant la couverture des élections du 1er tour.

pouambiLe HCCT et l’Observatoire des médias de Centrafrique (OMCA) ont relevé de nombreux dérapages lors de la surveillance de la couverture médiatique du 1er tour des élections présidentielles et législatives. Conséquence : des mesures punitives sur mesure ont été prises à l’encontre de cinq organes flagrants, notamment les quotidiens : La Renaissance, Les Dernières Nouvelles, L’Expansion, L’Académie et La Fraternité… L’Expansion est l’unique organe couronné d’une interdiction de publication tandis que les quatre autres n’ont eu que des avertissements. Certains Directeurs de publication ont, séance tenante,  jugé cette rigueur très légère.

De toute évidence, c’est au cours d’un des symposiums de l’atelier de restitution de la couverture médiatique du 1er tour de décembre dernier, organisé par la Minusca, que Richard Pouambi, président du HCCT a réprimé certains organes de presse, principalement ceux de la presse écrite, érigés à de véritables quartiers généraux (QG) de certains candidats voir des rings de dénigrements commandés. Un des quotidiens réprimé a très péjorativement animé ses colonnes en faisant usage des qualificatifs hautement péjoratifs pour dynamiter un de ses confrères le nommé Wilfried Sebiro, Directeur de publication du site d’information Centrafrique Libre. Une irrégularité n’ayant échappé au contrôle de Lydie Solange  Yahoumbi, présidente de l’OMCA qui a tenu relire les parties pulvérisées par ce médias du discrédit.

«  Nous ne pouvons cautionner de telles énormités, c’est contraires au code d’éthique et à la déontologie de la profession du journaliste en République centrafricaine. Ces sanctions doivent servir de leçon aux acteurs de l’information qui piétinent délibérément les règles de la profession », a admonesté Richard Pouambi.

Pour SimonPierre Ndouba, Rédacteur en chef de la synergie des médias, de telles fautes professionnelles ne peuvent être que récurrentes dans le milieu des médias centrafricains du fait que beaucoup de ceux qui se prétendent des journalistes y sont entrés par « effraction ».

Johnny Yannick Nalimo

                                                                                                                        

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