Noureddine Adam dans le collimateur des services secrets camerounais

Juste un top pour que le numéro deux de la Séléka, Noureddine Adam soit mis aux arrêts ce 19 janvier 2014 à Douala. Ce même jour, le suspecté compte quitter le Cameroun en direction de Bénin dans le but de dire ses quatre vérités à Michel Djotodia, qui selon lui aurait tout foutu en l’air en acceptant de déposer sa démission.

nouredineLes services secrets camerounais suivent, le second de Michel Djotodia, Noureddine Adam depuis son entrée au Cameroun le 17 janvier 2014.  Selon un haut responsable de la sécurité au Cameroun, « le monsieur est suivi depuis son arrivé…nous attendons le top pour lui mettre la main dessus ».

Pour persuader, ce responsable sécuritaire camerounais révèle connaitre le nom utilisé par « l’oppresseur des centrafricains » ou l’un de ses proches au Cameroun pour réserver une chambre à l’Hôtel Planet à Douala. « La chambre n’est pas réservé au nom de Noureddine Adam », révèle l’officier sans donné le nom qui est inscrit dans le manifeste de l’hôtel.

D’après le programme établit par le suspect, c’est aujourd’hui qu’il se rend à Cotonou pour rencontrer le numéro 1 de la Séléka, Michel Djotodia qui vit tranquillement en exil depuis le 11 janvier. D’une source fiable l’on retient que le but du voyage de Noureddine au Bénin serait de dire ses franches vérités à celui qu’il aurait qualifié de « trouillard » du fait qu’il a céder aux pressions en rendant le tablier présidentiel le 10 janvier 2014. La source ajoute que Noureddine tient aussi à réclamer de Djotodia un remboursement à titre de moyens fournis depuis la rébellion jusqu’à la prise du pouvoir, apparemment tomber dans l’eau.

Quitter Douala ce 19 janvier vers une destination quelconque semble actuellement difficile voir impossible pour Noureddine Adam.  Visiblement, les agents de sécurités camerounais sont loin de laisser un criminel de renommé s’offrir  paisiblement l’hospitalité camerounaise et s’en aller sans être inquiété (ndlr. La relation entre le Cameroun et la Séléka n’est pas au beau fixe. Paul Biya n’a jamais voulu recevoir les leaders de la Séléka).

Pour arriver à Douala, le numéro 2 de la Séléka a pris, le 17 janvier, un vol de la compagnie Karinou en passant par N’Djamena où il a passé trois heures de temps avant de reprendre le même avion pour la capitale économique camerounaise. Il serait à Douala pour rencontrer des libanais dont un certain Wissam Fadhoul, PDG de SCAR Renault Centrafrique résidant à Bonandjo.  Noureddine Adam dirigeait depuis le 22 aout 2013, en Centrafrique à Bangui, une prison carcérale dénommée Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad) . De nombreux centrafricains y ont perdu la vie et d’autres se sont fait atrocement torturés avant qu’elle ne soit fermée par décret présidentiel suite à la demande des élus du peuple.

Kangbi Ndara

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