Œuvre littéraire : la Nation Centrafricaine et les Récifs ou le crépuscule d’un mythomane ?

Kangbi-ndara.info/ Il a sans doute voulu faire bouger les choses à sa manière, son courage de révéler certains faits et de manipuler certaines réalités dans son ouvrage intitulé « La Nation Centrafricaine et les Récifs », le très controversé Crépin Mboli Goumba, avocat et homme politique centrafricain, s’est révélé un soutien intellectuel de premier degré de la Séléka. Le bonus, l’auteur a désormais les mammouths de la classe politique nationale à dos.

Le livre La Nation Centrafricaine et les Récifs est un tsunami du monde livresque national en raison de son contenu explosif, injurieux et les secrets d’Etat révélés au grand jour. Crépin Mboli Goumba a sans doute réussit le buzz et taillé une bonne côte de popularité mais encore plus il a renfloué sa porte-monnaie en larguant une bombe qui pourrait exploser avec lui.

Les différentes personnalités politiques centrafricaines citées dans ce livre, de… page renfermant des vérités et des contrevérités, voient non seulement en Crépin Mboli Goumba comme un mauvais exemple de la génération politique montante mais un mal à éradiquer au su des intrigues sociales et politiques jalonnant le parcours de l’auteur.

Un important homme politique centrafricain mis au pilori dans La Nation Centrafricaine et les Récifs estime que par la sortie de ce livre, Crépin Mboli Goumba enterre le peu de chance qu’il a en politique. Cet homme poursuit qu’à l’exception de la Séléka que Me Crépin Mboli Goumba préserve dans cette œuvre, qui voudrait d’un tel homme pour des choses sérieuses ?

La Nation Centrafricaine et les Récifs est aussi plein de qualificatifs insultants. Le régime de François Bozizé qui a donné toute sa chance à Crépin Mboli Goumba est devenu un banal marchepied. L’auteur a traité le Président centrafricain Faustin Archange Touadera d’un être « terne et plus grand fossoyeur de la République » que la Centrafrique n’ait jamais connue ; l’Ancienne Chef d’Etat de la Transition Catherine Samba-Panza de « femme légère » ; l’ancien Premier de la Transition Mahamat Kamoun d’un individu ayant de « l’addiction pour l’alcool » et l’ancienne Directrice général des Douanes et Droits Indirects Rachelle Ngakola de « femme légère ». L’auteur qui semble souffrir de la bonne éducation se dédouane de son soutien à la Séléka en braquant les projecteurs sur l’homme politique centrafricain Martin Ziguélé.

Outre les insultes et l’apparat d’une volonté d’en découdre avec la fourmi et l’aigle, La Nation Centrafricaine et les Récifs regorge des contrevérités désolantes. Entre autres, quand son auteur affirme que Faustin Archange Touadera n’effectue que des voyages d’affaires à l’étranger et qu’il n’ait jamais été reçu en Israël par le Président de ce pays, le lecteur averti ne pourrait que rester sur sa faim. En effet, Touadera a été très bien accueilli et reçu en mai 2017 par son homologue israélien Reuven Rivlin. L’image ci-après en dit long.

Un magistrat centrafricain qui a déjà dévoré La Nation Centrafricaine et les Récifs (pages 140-150) dit ne rien comprendre des péripéties qu’il a relevées dans ce livre abject faisant de son auteur un personnage trouble. Selon cet homme de droit, l’auteur se reconnait un des trois têtes pensantes chargées de  former le gouvernement Séléka. Il se contredit un peu plus loin en récusant n’être jamais associé aux nominations du ministre des Affaires Etrangères Charles Armel Doubane et de sa Directrice de Cabinet Mme Sesokobé. A quelle fin ? En voulant se disculper, Crépin Mboli Goumba se culpabilise davantage et s’embourbe dans des intrigues complexes.

Fort de toutes les histoires et critiques pointues autour du La Nation Centrafricaine et les Récifs, l’on serait tenté de pousser des questionnements pour cerner les vraies motivations. Que cherche Crépin Mboli Goumba par cette œuvre truffée des inférences ? En aspirant à la Magistrature Suprême de l’Etat, pense-t-il y parvenir en mettant la classe politique nationale à dos ? Pour parvenir à ses fins, arrive-t-il à Crépin Mboli Goumba de tordre le sens de la vérité, de trahir et de défendre mordicus l’indéfendable ? S’attend-t-il au poste de Premier ministre par imposition à l’issu d’un dialogue avec les groupes armés dominés par la Séléka ?

Autant d’interrogations mais l’évidence demeure que bon de lecteurs de cet ouvrage auront un autre regard de l’auteur après lecture complète. Crépin Mboli Goumba en enfonçant au sol la sagaie devrait s’attendre à tout venant de nulle part et des personnalités matraquées à volonté dans La Nation Centrafricaine et les Récifs.

Outre les vérités renfermées dans La Nation Centrafricaine et les Récifs, Il faudrait quand même féliciter Me Crépin Mboli Goumba de son courage d’abuser de l’ignorance du Peuple centrafricain.

Kangbi-ndara




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