Ouham: entre peur et incertitude

Kangbi-ndara.info/ Une forte présence des ex combattants Séléka est constatée depuis quelques jours dans la préfecture de l'Ouham. Une situation qui met les populations de cette région ainsi que les localités environnantes dans la peur.

 

sécuritéQue viennent faire les ex-combattants en surnombre dans les environs de Bossangoa notamment ainsi que les villages qui lui sont proches ? C'est la question que se posent les populations de la région – dans l'incertitude depuis que les mouvements des ex seleka sont signalés dans la région. Selon certaines informations en provenance de la région, les ex combattants de la Seleka surarmés ont tenté sans succès de prendre le contrôle d'un site pour réfugiés. Ils en ont été dissuadés par des éléments de la Minusca qui leur ont clairement fait entendre que s'ils persistent et signent dans leur entêtement de franchir la ligne rouge, ils apprendront à leurs dépens.

 

Ce qui, précisent certaines sources ont dissuadés les criminels de la Seleka à rebrousser chemin promettant au passage contre-attaquer dans les jours à venir. Un regain de tension dans la région d'autant plus que de Bambari, les ex-Seleka ont mis le cap sur la ville de Bouca où ils ont tué un jeune et pris en otage quatre autres.

 

A Kpakaya, village situé à 60 Km de Bouca sur l'axe menant à Batangafo, ces mercenaires de la Seleka ont, selon nos sources fait plusieurs victimes.

 

Un regain de tension sécuritaire qui risque de paralyser le processus électoral dans le pays quand on sait que de Bambari à Bria en passant par Grimari, Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro, Batangafo et autres, la situation devient intenable. Conséquences, les populations vivent dans la peur et sont devenues des SDF (Sans Domicile Fixe), parcourant des kilomètres dans la brousse à la recherche d'un abri précaire.

 

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