Partage du pouvoir et le bien-être de la population : Touadera choisi les recommandations du forum de Bangui

Partie de la réalité qu’après s’être effondrée sous l’effet d’une longue crise politique et sécuritaire,  la RCA est l’un des pays riche en ressources  naturelles au monde mais classée parmi les pays les plus pauvres de la planète dont la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté

En dehors des problèmes conjoncturels, l’enclavement, la faiblesse des infrastructures de transport, la main-d’œuvre majoritairement non qualifiée, les politiques économiques inefficaces et les conflits politiques internes entravent le développement économique de la République Centrafricaine. Ceci se traduit par un niveau global de productivité insuffisante, une faible capacité d’innovation et la lutte contre les inégalités sociales  qui font souvent face à des contradictions internes les plus farouches.

En effet, plusieurs tentatives de résolution  de la  crise politique et sécuritaire ont été entamées afin d’assurer un climat politique et sécuritaire favorable aux investissements et au développement économique et social ainsi que les points de résolutions qui permettraient de réduire les inégalités sociales qui sont à l’origine des différentes crises. Mais ces tentatives jusque-là peinent à avoir des effets escomptés.

Ceci depuis les accords de paix global entre le gouvernement et les groupes politico-militaires de 2008, en passant par les Accord Politique de Libreville sur la Résolution de la crise Politico-sécurité en janvier 2013, Accord de Cessation des Hostilités de Brazzaville de juillet 2014 et les Accords Politiques pour la Paix en RCA (Entente de Sant ‘Egidio) dont les résolutions fortes sont les partages de la gestion des affaires de l’état entre les institutions démocratiques et les groupes armées, la loi de l’amnistie , et rien pour les victimes.

Cependant, Guidé  par ses obligations constitutionnelles, celui d’assurer à son peuple la libre circulation des personnes et des biens et étant averti depuis des lustres que le développement d’un pays multiethnique à forte population ne peut se réaliser sans une volonté nationale unifiée et la libération des initiatives individuelles. Cette volonté sans laquelle, l’application des décrets du gouvernement serait difficile, et le peuple se livrerait à une concurrence chaotique qui risquerait d’engendrer la scission nationale et le morcellement du pays en régime séparatiste. Le président Faustin Archange Touadera continue de s’investir sur la voie du dialogue afin de susciter cette volonté nationale unifié.  

A l’heure actuelle, la RCA se trouve dans une période de transition de son développement politique, culturel, sécuritaire, économique et social. Cette transition s’explique par la mise en œuvre des recommandations du forum de Bangui traduit dans les faits par le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la paix (RCCPA) et le Cadre d’Engagement Mutuel (CEM-RCA)  soutenu par le président Touadera qui pour lui est l’apanage de la volonté du peuple centrafricain, ce peuple qui lui a fait confiance et continue de le soutenir.

Dans le respect de cet engagement, le président Touadera s’attache constamment aux principes fondamentaux qui gouvernent sa politique à s’avoir : donner la priorité à la reconstruction économique et sociale, poursuivre les réformes et l’ouverture du pays sur le monde, conduire le peuple vers le développement de l’économie de marché, de la démocratie, de diversité culturelle ainsi que vers une  construction d’une société harmonieuse. Appliquer fermement une politique diplomatique d’indépendance et de paix. Suivre un chemin de développement pacifique, adopter une stratégie d’ouverture et de réciprocité valorisant l’intérêt commun et enfin rechercher un cadre international à la réforme, à l’ouverture et à la modernisation

Les signaux du pari de relèvement sont favorables et  le président Touadera continue de réaffirmer  avec fermeté sa volonté de faire des recommandations de forum de Bangui son cheval de batail et de  ne pas se  laisser désorienter par des accords issus d’un dialogue quelconque mais plutôt se rassurer au travers du dialogue qu’il n’est pas en train de s’éloigner. Car les objectifs recherchés par cette  politique  est celui de réduire les inégalités sociales et le déséquilibre économique.

Au regard des reformes et positions du peuple, exprimée lors du Forum national de Bangui, il n’est plus possible de désorienter un peuple qui a clairement pris une position contre l’impunité, l’amnistie et la prise du pouvoir par les armes. Seule la volonté du peuple est souveraine face aux chantages des assoiffés du pouvoir.

Loïc MOLAMBO SAMBI




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